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Chaque 12 septembre, le Mali, à l’instar de la communauté sahélienne, célèbre, la création du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

L’édition 2006, a été marquée par une conférence-débats avec comme thème : « le Sahel face aux changements climatiques ».

Ibrahim Touré secrétaire permanent du comité national du CILSS, représentants d’institutions et services publics impliqués, spécialistes étrangers, étaient présents dans les locaux de la dette publique.

La cérémonie, a débuté avec la lecture par Ibrahim Touré, du message du président en exercice du CILSS, le président de la République islamique de Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall.

Efforts du CILSS pour faire émerger une conscience sahélienne depuis sa création en 1972, ont été salués par Ely Ould Mohamed Vall.

Notre climat, du fait des pollutions atmosphériques engendrées par le développement industriel, est en train de changer, et ce dérèglement du climat représente un danger réel pour les ressources en eau, l’agriculture, les activités pastorales et sylvicoles, les zones côtières, le niveau des mers, la diversité biologique, la santé, l’énergie, bref, pour la survie de l’homme en général.

C’est pourquoi, le phénomène des changements climatiques est un nouveau défi pour le Sahel, a expliqué Ibrahima Touré.

Ousmane Ouattara de l’ONG Mali-Folkecenter, dans sa communication sur les changements climatiques et les ressources en eau, a révélé combien les projections de la communauté scientifique montraient que l’impact des changements climatiques au Sahel se traduira par une diminution importante des ressources en eau de surface dans les principaux bassins hydrologiques, une importante diminution des superficies des principales zones humides.

Selon Mr Ouattara, nous assistons à la chute de la production halieutique et de la biodiversité, à la diminution de la production et de la productivité végétale et animale, ainsi qu’à une aggravation de l’insécurité alimentaire.

De même, la dépendance vis-à-vis des ressources naturelles, elles-mêmes tributaires du climat, plonge le Sahel dans une situation de grande vulnérabilité, accentuée par la faiblesse des ressources économiques des pays membres du CILSS.

Cependant, en dépit de ces nombreux obstacles, l’institution sous-régionale reste en alerte, a expliqué Mr Ouattara.

Le CILSS, selon lui, participe pleinement à la mobilisation planétaire face aux grands enjeux de l’évolution de notre système climatique.

Les initiatives du CILSS dans le cadre de la lutte contre les effets néfastes de l’évolution du climat sont nombreuses, selon Mr Ouattara. Elles concernent, entre autres, la protection de l’environnement, l’éducation environnementale, le suivi de la vulnérabilité au Sahel, les énergies domestiques. Ainsi, on note le lancement en 2002, du projet appui aux capacités d’adaptation du Sahel aux changements climatiques, avec des projets pilotes financés par le Canada.

14 septembre 2006.