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L’Association malienne des expulsés a célébré du 5 au 6 novembre, à travers une série d’activités, ses vingt (20) ans de combat consacrés à la défense des droits des migrants. La cérémonie d’ouverture, présidée par le chef de cabinet du ministère des Maliens de l’extérieur, s’est déroulée, le samedi dernier, dans les locaux du Musée national. Elle a enregistré la présence de l’ambassadeur des Pays- Bas, des invités d’Europe, des pays africains et des partenaires.

Le président de l’Association malienne des expulsés (AME), Ousmane Diarra, dans son intervention, a rappelé le contexte dans lequel son organisation a vu le jour le 6 novembre 1996. Selon lui, c’est la première association créée par ceux qui ont vécu le calvaire de la migration.

Il a remercié toutes les bonnes volontés qui se sont engagées à leur côté pour créer l’AME afin qu’elle défende les droits des migrants. Ensuite, il a parlé des vingt (20) ans du parcours de l’Association malienne des expulsés, durant lesquels l’association a défendu les droits des migrants par l’accueil, l’hébergement et le transport des expulsés dans leur village.

Pour le directeur de Médico International, M. Thomas, il dira que le partenariat qu’il a noué avec l’AME est un partenariat qui vise à développer des perspectives communes afin de changer ensemble le monde en luttant pour des conditions dignes. Ce partenariat, selon lui, inclut une action de solidarité en dépassant toutes les frontières pour une coopération transnationale. Le patron de Médico International a regretté la militarisation de la Méditerranée.

Quant au chef de cabinet du ministère des Maliens de l’extérieur, Moussa Alou Koné, il a déclaré que l’AME constitue leur bras armé. Il dira ensuite que la distinction honorifique décernée à l’AME témoigne de l’engagement de son département à soutenir l’Association malienne des expulsés pour la défense des droits des migrants. M. Koné s’est réjoui de l’adoption de la Politique nationale de la migration. Il estime qu’elle va mieux gérer la migration afin de réduire la pauvreté.

Durant les deux jours de travaux, les participants venus d’Europe et d’Afrique ont débattu les thèmes suivants : «Rôle des syndicats et de la société civile dans la gestion de la migration au Mali», «La mobilité dans un contexte d’insécurité» ; «Migration et gestion des ressources naturelles en Afrique : développement, accaparement des terres et migration, dette et crise migratoire» ; «Mobilisation associative et coopération Nord-Sud : processus de la Valette, accord de Cotonou (ACP), processus de Rabat» ; «Liberté de circulation et intégration en Afrique de l’Ouest».
A l’issue des travaux, une déclaration dite de Bamako a été adoptée.
Auparavant, les responsables de l’AME avaient animé une conférence de presse à leur siège le jeudi dernier.

Y.S

07 Novembre 2016