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IBK vient d’être triomphalement investi, hier dimanche 28 janvier, candidat à la présidentielle du 29 avril prochain par le peuple RPM. Mais le plus dur reste à venir : se faire élire président de la République par le peuple malien, face à l’occupant du poste, Amadou Toumani Touré, probable candidat à sa propre succession.

La réalité du pouvoir en Afrique est ainsi faite que le détenteur de celui-ci peut le conserver aussi longtemps qu’il le souhaite, sauf s’il en est empêché par un verrouillage constitutionnel – cas du Mali – . Et encore, des chefs d’Etats, qui ont pris goût aux délices de la fonction, ne s’encombrent pas de scrupules pour faire sauter ce verrou et devenir ainsi des présidents à vie de fait. On l’a vu au Gabon où El Hadj Oumar Bongo, au pouvoir depuis 38 ans, s’est transformé en monarque sans couronne. Idem au Togo sous feu Eyadema, au Burkina de Blaise Compaoré et, tout récemment, au Tchad de Idriss Déby.

Les tenants du pouvoir en Afrique, qui ambitionnent de s’y éterniser au point, pour certains, de fonder une dynastie, s’appuient, pour se donner une légitimité électorale, sur deux leviers infaillibles : l’administration à leur entière dévotion et la corruption. La première pour tronquer les résultats électoraux, la deuxième pour acheter le silence, voire la connivence de ceux-là mêmes qui ont la charge de préserver la moralité des scrutins.

Il en est du Mali comme de bien d’autres pays africains. L’annulation par la Cour constitutionnelle de plus de cinq cent mille bulletins de vote sur un peu plus de deux millions de suffrages exprimés, lors de la présidentielle de 2002, aurait entraîné, sous des cieux plus civilisés, l’invalidation de ce scrutin. Mais le président sortant, Alpha Oumar Konaré, avait décidé qui devait lui succéder et qui ne devait pas lui succéder. Son désir prévaudra donc sur le choix des électeurs maliens.

Nul ne doute, en ce pays, de la capacité de mobilisation du RPM, de la formidable aura qu’exerce son chef, IBK, sur des pans entiers de la population malienne. Sans doute, IBK peut tenir la dragée haute face au président sortant, s’il est candidat à sa propre succession. Mais encore faut-il que l’administration, impliquée de bout en bout dans la gestion du processus électoral, la CENI où, malheureusement, le parti d’IBK a été exclu à la suite de manœuvres politiciennes cautionnées par l’Exécutif, la Cour constitutionnelle qui a la redoutable responsabilité de valider ou d’annuler les résultats électoraux, jouent le jeu de l’équité et de la transparence. Certains observateurs estiment que c’est trop leur demander et que les dés sont pipés par avance.

Les plus mordants disent même qu’on assistera à un plébiscite d’ATT dès le premier tour. Le taux de 65 à 70 % circule déjà dans les « grins » et les cercles politiques. Doumbi Fakoly, l’auteur du livre « Le Mali sous Amadou Toumani Touré« , qui fait partie de ces convertis, résume la situation en ces termes : puisque ATT est assuré de rempiler pour un second mandat de cinq ans, pourquoi gaspiller l’argent des Maliens – 15 milliards de FCFA, excusez du peu ! – pour des élections sans enjeu ?

Autant introniser tout simplement ATT nouvel empereur du Mali.

El Hadj Saouti Labass HAIDARA


CONGRES DU RPM ET L’INVESTITURE DE SON CANDIDAT

Des dissidents du Mouvement Citoyen et du PCR appellent à voter IBK

Créé récemment par des dissidents du Mouvement Citoyen et du Parti pour le Changement et le Renouveau (PCR) acquis à la cause d’ATT, le Parti pour l’Espoir Réel (PER), dirigé par Ibrahim Cissé, était présent au congrès du RPM, en même temps que plusieurs formations politiques. Dans son intervention, le secrétaire politique du P.E.R a vigoureusement dénoncé la gestion du président ATT qui a déçu « tous les espoirs placés en lui par le peuple malien » Aussi, cette nouvelle formation politique estime t-elle qu’IBK peut « bien incarner l’alternance » et invite ses militants et sympathisants à accorder leur confiance au président du RPM pour la présidentielle du 29 avril prochain. D’autres partis comme le COPP de Me Mamadou Gakou, le RJP, le RDR, la CD et le MORENA ont également appelé à voter IBK.

Le deuxième congrès ordinaire du RPM a enregistré, le dimanche 28 janvier, au Centre International de Conférence de Bamako, la participation de toutes les sections du parti. Plusieurs formations politiques de la place ont également répondu à l’invitation des Tisserands.

Il s’agit, entre autres, de l’ADEMA, l’URD, le CNID, la CDS, le COPP, le BARA, SADI, l’US RDA, le MPR, le PARENA, l’UDD, le RDT, le CD, le RDR, le MORENA et le PER. Le PAIGC de la Guinée-Bissau était également représenté.

Le PER est né d’une dissidence du Mouvement Citoyen et du Parti pour le Changement et le Renouveau (PCR) qui sont des structures spécialement créées pour soutenir le président ATT.

Le secrétaire politique du PER, Moussa Diop a été on ne peut plus clair : sa formation se démarque de ces deux organisations pro ATT et appelle à voter en faveur de IBK au scrutin présidentiel du 29 avril prochain. Cette déclaration a été faite sous l’œil vigilant de son président Ibrahim Cissé, lui-même présent dans la salle.

« Issus du Mouvement Citoyen pour la plupart et du PCR concernant le président de notre parti, nous sommes, pour être précis nous étions, un groupe de militants et sympathisants du président de la République, Amadou Toumani Touré. Nous étions de ceux qui, depuis les premières heures, avions pris fait et cause de son combat, de sa vision pour un Mali démocratique et de progrès, en lui accordant notre confiance.

Nous avons partagé avec lui l’esprit et le contenu de son programme, ayant été de ceux qui l’ont sollicité afin qu’il se présente au suffrage des Maliens en 2002 pour redonner espoir à notre peuple…Vu le déficit de concrétisation de ce programme et les lacunes par rapport à cette vision…nous avons décidé de nous assumer, en nous démarquant désormais de ce qu’il y a lieu d’appeler une démocratie voilée et dévoyée, qui cédait le pas à un pouvoir clanique où le culte de la personnalité devenait une pratique de règle. Et c’est ainsi, dis-je, que nous avons décidé de nous assumer, en créant notre parti dénommé le P.E.R (Parti de l’Espoir Réel), afin de donner espoir, comme son nom l’indique, à tous ceux qui n’en ont pas, et à en redonner à tous ceux qui l’ont perdu
 » a déclaré haut et fort le secrétaire général de cette nouvelle formation politique, Moussa Diop.

Avant de s’interroger en ces termes : « Que dire d’une démocratie dans laquelle, le perdant au deuxième tour se retrouve dans le camp du gagnant en y jouant les premiers rôles ? Que dire d’une démocratie dans laquelle aucune majorité parlementaire n’existe, en dépit d’une majorité relative ? Que dire d’une démocratie dans laquelle l’armée joue un rôle central par rapport à l’administration de toute affaire importante du pays (sécurité, administration, élection, supervision, pèlerinage à la Mecque …) ? Que dire d’une démocratie dans laquelle les institutions de contrôle judiciaire ne paraissent que des marionnettes dans les mains du pouvoir exécutif ? Une démocratie dans laquelle les partis politiques sont gommés, mis dans un sac, mains et poings liés, pour se mettre au garde à vous, au service d’un indépendant sans que celui-ci n’ait même pas de programme à leur soumettre ? Que dire d’une démocratie où l’épouse et la fille, au même titre que le président de la République, ont toute latitude et les pleins pouvoirs de faire et défaire les gouvernements, d’influencer toutes les décisions importantes engageant le destin de tout un peuple ?… »

Pour répondre à ces questions, le secrétaire politique du P.E.R a laissé entendre que le RPM est un parti qui s’assume quand il le faut, et toujours, en acceptant de tendre la main et de pardonner mais sans oublier toutes les fois où l’intérêt supérieur de la nation est en jeu. Aussi, a t-il soutenu que : « au P.E.R, nous croyons fermement ne nous être point trompés, en choisissant notre camp : ce sera celui de El Hadj Ibrahim Boubacar Kéïta-Allah Ka Tigné Démé-. Nous croyons profondément que non seulement l’alternance est possible, mais elle nous paraît même inévitable tant la gouvernance actuelle, malgré ce qu’en disent les donneurs de leçons outre-atlantique, a échoué, face aux préoccupations essentielles des Maliens, à savoir : la corruption et le népotisme, la réhabilitation de l’école…« .

Ce n’est pas seulement le P.E.R qui soutiendra IBK en 2007. Le COPP, le R.J.P, le RDR, la CD et le MORENA appellent eux aussi à voter IBK.


Chahana Takiou

DEUXIEME CONGRES ORDINAIRE DU RPM

IBK investi candidat à la présidentielle du 29 avril

A l’issue de son deuxième congrès ordinaire, tenu le dimanche 28 janvier, au Centre International des Conférences de Bamako, le Rassemblement pour le Mali (RPM) s’est doté d’un nouveau bureau de 68 personnes, dirigé par IBK. Ensuite, celui-ci a été solennellement investi par le « peuple » de son parti pour défendre les couleurs or et bleu des Tisserands à la présidentielle prochaine. Dans son discours d’investiture, il a dénoncé les dérives du pouvoir actuel et la gestion patrimoniale du Mali.

Ouvert dans la matinée du dimanche, le deuxième congrès ordinaire du parti a pris fin quelques heures après (les travaux préparatoires ayant commencé depuis le vendredi 27 janvier). Outre le renouvellement traditionnel du bureau, ce forum comme annoncé a désigné IBK pour la compétition électorale de la présidentielle du 29 avril.

Requinqué par la mobilisation des femmes et jeunes RPM qui avaient organisé la veille leur congrès respectif et par leur engagement et détermination à participer au scrutin présidentiel de 2007, IBK a dénoncé la gestion peu démocratique du pouvoir notamment « les dérives régionalistes  » et la « gestion patrimoniale du pouvoir » (nous reviendrons sur son discours d’investiture dans notre parution de demain).

Auparavant, dans la matinée, le président du RPM avait déclaré qu’il y a frémissement au Mali et que dans une démocratie les partis sont utiles pour la conduite de celle-ci et qu’ils ne peuvent pas être mis entre parenthèse. Il a également déploré les nombreux mensonges rapportés sur lui avant de le traiter de tous les noms d’oiseaux.

Aussi, a t-il tenu à préciser que : « tout centime qui m’est pas dû est honni par IBK. Tout ce que j’ai comme avantages à l’Assemblée nationale m’a été accordé par mes collègues. Le motard dont on parle n’est rien d’autre qu’un devoir d’Etat pour affirmer l’Etat. Depuis que je suis élu président de l’Assemblée national, je circule dans ma propre Mercedes que j’ai achetée en 2001. J’habite également dans la maison de mon père. Je n’ai spolié personne. Ce n’est vraiment pas par vanité. Trop, c’est trop, je dirai même que c’est petit. Mon père a fini sa carrière administrative comme fondé de pouvoir. Mon oncle Modibo Kéïta dit de lui qu’il est un cadre compétent et honnête« . Une manière pour IBK de dire à ceux qui ne le savent pas qu’il n’est pas un fils de pauvre devenu riche à travers l’exercice du pouvoir et qu’il a trouvé un héritage sur le plan moral surtout, en famille.

En effet, son camarade de promotion, Mamadou Kaba, l’actuel ambassadeur du Mali en Egypte, a l’habitude de nous confier que IBK alors élève au lycée Terrassons de Fougères (lycée Askia) circulait en voiture et que sa maman, commerçante de son état apportait pour lui et ses camarades beaucoup de cadeaux.

En tout cas, IBK propose que les biens de tous les candidats soient répertoriés et qu’une enquête soit menée par une commission indépendante sur l’origine de ses biens.

« Au bal des voleurs, je serai à l’orchestre. Quand le voleur crie au voleur, on s’inquiète. Durant mes six ans à la primature, je n’ai jamais obtenu un centime de quelque homme d’affaires qu’il soit. Je n’ai fait la promotion d’aucun parent. Et nous n’avons jamais négocié un poste » a déclaré IBK.

En outre, il a laissé entendre qu’aucune menace ou pression ne saurait l’arrêter, lui et ses camarades, à poursuivre le chemin effrayé. Il a également dénoncé la malice et le subterfuge de « bas étage » qui a amené le RPM à renoncer à la CENI.

Cependant, il a ajouté que : « les Tisserands seront dans tous les bureaux de vote pour faire en sorte que la déchéance démocratique soit arrêtée. Il est bon, souhaitable que les échéances électorales soient tenues dans des conditions transparentes« .

Précisons enfin que les jeunes et les femmes RPM ont également dénoncé à leur tour les dérives du pouvoir, le recul démocratique, la paupérisation galopante des populations, l’insécurité…

Chahana Takiou

PREMIER CONGRES DES FEMMES RPM

L’opération «trois millions de femmes et de jeunes filles pour IBK» en marche

Le premier congrès de l’Union des femmes RPM s’est déroulé le samedi 27 janvier, au Mémorial Modibo Kéïta. Mme Sangaré Oumou Bâh a été reconduite au poste de présidente. Elle entend sillonner tout le pays pour concrétiser l’opération 3 millions de femmes et de jeunes pour IBK, lancée il y a quelques mois à Bamako, au cours d’un grand meeting. La présidente des femmes RPM et non moins député à l’Assemblée nationale, élue en commune II du District de Bamako est également convaincue de la prochaine victoire du candidat du parti, IBK, à la présidentielle du 29 avril 2007.

Vingt quatre heures avant le congrès du parti et l’investiture de son président à l’élection présidentielle d’avril prochain, le dimanche 28 février, l’Union des femmes RPM (UF-RPM) a tenu au mémorial Modibo Kéïta son premier forum ordinaire. Les femmes Tisserands venues des 55 sections de l’intérieur et même de l’extérieur ont pris part aux travaux.

Présidé par la vice-présidente du RPM, Mme Kéïta Rokiatou Ndiaye, le congrès a enregistré la présence des mouvements de femmes SADI, PARENA, PIDS, RDA, PEI, PDJ et l’APDF. Ces organisations des femmes ont toutes apporté à l’UF-RPM leur salutation amicale et fraternelle.

Dans son allocution, l’ancienne ministre de la Santé a invité les militantes du parti à plus de cohésion et de solidarité pour faire gagner le parti aux prochaines échéances électorales. Mme Kéïta Rokiatou Ndiaye n’a pas manqué de rappeler aux militantes RPM les valeurs du parti à savoir la tolérance, l’acceptation de la différence. « Nous sommes les mêmes de Kidal à Sikasso. Tous les partis se battent pour le mieux-être de nos populations, pour un Mali uni et fort. Chacun défend ses opinions et le projet de société qu’il propose au peuple malien. Nous, au RPM, nous comptons beaucoup sur les femmes pour engranger davantage de victoires afin de concrétiser notre vision pour le Mali. C’est pourquoi, nous avons initié l’opération 3 millions de femmes et de jeunes filles pour IBK. Une manière d’accroître les chances qui sont réelles de notre candidat à l’élection présidentielle prochaine  » a déclaré l’ex-directrice de cabinet de l’ancien président Konaré.

Militante convaincue depuis la période coloniale, Mme Kéïta Rokiatou Ndiaye a rappelé les différents combats qui ont conduit à la démocratisation du Mali. Auparavant, elle avait rendu hommage au président feu Modibo Kéïta pour le rôle historique qu’il a joué dans l’indépendance de son pays et dans la construction de la jeune République du Mali.

La présidente sortante, reconduite à l’issue du congrès, Mme Sangaré Oumou Bâh a quant à elle, présenté le bilan de ses activités. Ainsi, on retient entre autres la mise en place des mouvements des femmes à travers tout le pays, excepté Niafunké, San et Sikasso, l’organisation des conférences débats sur des thèmes riches et variés tels que femmes et vie publique, participation des femmes aux élections, lancement de l’opération 3 millions de femmes et de jeunes filles pour IBK, participation à toutes les grandes décisions du parti. Cependant, elle a relevé quelques difficultés de fonctionnement notamment les absences aux réunions statutaires, les sources de financement.

13 des 15 femmes députées du Mali sont RPM

Aussi, a t-elle suggéré aux congressistes de débattre du financement des activités du Mouvement des femmes RPM. En outre, Mme Sangaré Oumou Bâh a fait savoir à ses camarades que sur 15 femmes élues à l’Assemblée nationale, 13 sont des femmes RPM. Avant de les exhorter à militer davantage au sein du parti pour élire d’autres femmes plus engagées et plus déterminées. »Nous vous invitons à plus de vigilance pour barrer la route à toutes les fraudes. Aujourd’hui plus que jamais, les femmes doivent s’impliquer avec militantisme avant, pendant et après les élections pour éviter la fraude  » a t-elle martelé.

Enfin, elle s’est engagée à parcourir toutes les sections après le congrès afin d’assurer effectivement à IBK les 3 millions de femmes et de jeunes filles et par la même occasion lui permettre de remporter proprement le scrutin présidentiel, dans un Mali uni et prospère.

Chahana TAKIOU

PREMIER CONGRES DES JEUNES RPM

« Djiguiya 2007 » pour mobiliser la société civile aux côtés de IBK

Le 1er congrès ordinaire de l’Union des jeunes du Rassemblement Pour le Mali (UJ / RPM) s’est tenu le samedi 27 janvier 2007, au Centre Islamique de Hamdallaye. Au-delà d’une relecture des textes statutaires, ce rendez-vous, qui intervient à la veille des échéances électorales de 2007, a été placé sous le signe de la mobilisation et de l’engagement des jeunes tisserands pour porter le candidat du parti à la magistrature suprême.

Ils étaient des milliers de jeunes délégués, militants et sympathisants du RPM à prendre d’assaut la salle
de conférence du centre islamique pour participer à ce premier congrès ordinaire du l’UJ/RPM. La cérémonie d’ouverture était présidée par Nancoma Kéïta et Ibrahima Siby, tous deux membres du bureau politique national du RPM en présence des représentants de la jeunesse de certaines formations politiques. Si la présentation du bilan du bureau sortant, présidé par Moussa Timbiné, le renouvellement dudit bureau et l’examen des amendements au règlement intérieur étaient au cœur des travaux, ce congrès était aussi un test grandeur nature pour les jeunes militants, principaux activistes du parti avec les femmes au moment des élections.

Les jeunes, à travers leur forte mobilisation, ont prouvé une fois de plus que le parti peut compter sur eux pour les scrutins. Un engagement qui a réconforté le ministre Nancoma Kéïta. Pour celui-ci, le RPM, qui s’est forgé une identité depuis sa création, reste ce parti de masse responsable, appelé à devenir grand. C’est pourquoi, il dira que : « ce n’est pas la peine de faire des bénédictions pour un éléphant de devenir grand, il faut faire de bénédictions pour qu’il vive longtemps« . Pour cela, poursuivra t-il, « ces assises sont déterminantes pour ce grand parti qui compte et qui croit en sa jeunesse. Ce parti qui fait peur suivra sa mission« . En tout cas, Nancoma Kéïta n’a pas caché sa confiance quant à la maturité de la jeunesse de son parti.

« Le socle du parti est sa jeunesse. Cette jeunesse est suffisamment mûre pour comprendre les enjeux du moment  » a indiqué l’ancien ministre Ibrahima Siby. Et Nancoma d’ajouter « le BPN, sur instruction de son président, est prêt à poursuivre avec vous cette solidarité. Car la chose (le pouvoir) est déjà dans notre main et nous ne devons pas le laisser échapper« .

Le président de l’UJ/ RPM, Moussa Timbiné, dans son discours bilan, affirmera que le bilan de la jeunesse est difficilement dissociable de celui du parti dans la mesure où sa structure a été de tous les combats du parti. De la présidentielle 2002 aux partielles de Mopti en passant par les législatives 2002 et municipales 2004 qui ont confirmé la position du RPM de parti leader sur l’échiquier politique. Si, au cours de ces scrutins une place de choix a été accordée à la jeunesse, celle-ci a été renforcée par l’adhésion des anciens leaders de l’AEEM en mai 2005 et la fusion du parti MPD. Sur le plan international, l’UJ/RPM est fière de son admission comme membre à part entière de l’Union internationale de la jeunesse socialiste, lors de son dernier congrès au Danemark.

Dans la perspective des élections présidentielles d’avril prochain, la jeunesse RPM entend jouer sa partition. En plus de ses structures existantes, il y aura la mise en place d’un club de soutien à IBK dénommé « Djiguiya 2007« . Le secrétaire général de la jeunesse RPM qui a invité ses militants à s’impliquer dans cette structure, dira qu’elle vise à mobiliser davantage les électeurs auprès de la société civile et des organisations socioprofessionnelle apolitique pour le cause d’IBK. « Nous restons convaincus qu’IBK est celui qui peut opérer un changement au Mali. Cependant, nous devons avoir à l’esprit qu’une élection n’est jamais gagnée à l’avance. Elle se gagne avec abnégation et responsabilité. Je sui sûr que nous allons gagner ces élections  » a lancé Timbiné sous les ovations de l’assistance.

Les représentants des jeunes de SADI, du PARENA, de l’URD, de l’ADEMA, du BARA, de la RDS et du RND ont appelé les jeunes, en tant qu’avenir d’un pays, à se retrouver au-delà des clivages politiques pour la consolidation de la démocratie.


Youssouf CAMARA

29 janvier 2007.