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jpg_une-642.jpgBalla Moussa a été une légende du 7e art dans notre pays et une référence dans toute l’Afrique. Il a joué dans presque tous les grands films maliens courts et longs-métrages confondus : « Den Muso », « Baara », « Finyè », « Yeelen », « Waati » de Souleymane Cissé avant que Cheick Oumar Sissoko ne lui fasse appel en 1989 dans « Finzan » et « Genèse ».

En 1990, il étale son savoir-faire dans « Séré, le Témoin » de Mohamed Dansogo Camara. Un autre cinéaste malien, Adama Drabo sollicite ses services dans « Ta Dona ». En 1997, il joue dans « Faraw », une mer des sables d’Abdoulaye Ascofaré et « L’Enfant noir » de Laurent Chevallier…

Le 21e Festival international du film d’Amiens lui a rendu un hommage en programmant cinq films interprétés par ses soins. Le Festival présentera les films suivants : « Yeelen » (1987), « Ta Dona » (1991), « Macadam Tribu » (1996), « Faraw », une mère des sables (1997), « La Genèse » (1998).

La prise de contact de l’homme de radio avec le 7e art a lieu cinq ans après l’accession du Mali à l’indépendance. Il a fait partie de la délégation de Modibo Kéita en Chine pour doubler trois films du pays de Mao Zédong en bambara. Ils étaient destinés à servir « d’éléments d’éducation idéologique ». Il y passe cinq mois. C’est au cours de ce voyage qu’il apprend les rudiments du cinéma.

Sa véritable incursion dans le 7e art se fait en 1975 grâce au cinéaste Souleymane Cissé qui lui propose un rôle dans son premier film « Den Muso ». La mince silhouette du comédien et animateur de radio se glisse dans la peau de beaucoup de personnages de fiction, et glisse sur le blanc de l’écran des salles de cinéma.

Balla Moussa Kéita n’est plus seulement connu comme une « voix », il devient un homme sur lequel reposaient la confiance et l’estime de nombre de techniciens de radio et du cinéma. Sa carrière professionnelle démarre en 1960.

A. S.

Les Echos du 6 avril 2012