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C’est le dernier virage pour atteindre le jour retenu pour la tenue du premier tour du scrutin présidentiel. Mais, au fur et à mesure qu’on avance, la peur et la panique gagnent les rangs des leaders politiques tourmentés et retranchés dans le Front pour la démocratie et la république (FDR). Avant hier, certains parmi eux qui, manifestement, ne voient aucune bonne issue pour eux dans ce scrutin, ont rencontré la presse pour non seulement faire l’état de la situation de cette élection mais aussi profiter de l’occasion pour dresser, un peu, le bilan de la campagne entamée il y a plus de trois semaines.

Les conférenciers étaient le Pr Abdoul Diop de l’ADJ, membre du directoire du FDR et Toumani Djimé Diallo du RPM représentant IBK, président du Front à cette conférence. Le Dr El Madani Diallo et Djiguiba Kéïta PPR, respectivement secrétaire général et porte-parole du front étaient aussi présents. Comme à ses habitudes, le professeur Abdoul Diop, qui pendra la parole pour expliquer la campagne électorale, son déroulement pour ensuite dégager ce qui semble pour lui être un constat général dans ce processus électoral.

Dans une déclaration du professeur Diop à cette conférence, nous étions au mardi, on pouvait retenir. “Dans 3 jour prendra fin la campagne officielle, et dans 5 jours, le peuple malien pourra se prononcer, nous l’espérons, en pleine souveraineté, pour choisir la femme ou l’homme à qui, il confiera son destin pour les cinq prochaines années. Il est donc bon, il est sain, que nous fassions le point. Nous avons donc pensé utile d’organiser ce point de presse pour que, par le truchement des relais que vous constituez, vous femmes et hommes de médias, le peuple soit au fait de l’état actuel du processus électoral en cours, tel que nous le vivons.”.

Il a ensuite tenu à préciser ce qui, selon lui, constitue le souci premier de leur regroupement sur le processus ; à savoir le cycle électoral qui commence par la présidentielle en cours et qui se poursuivra avec les législatives dès juillet prochain avant de prendre fin avec les municipales de 2009.

En cela seulement, affirme le Pr Diop, notre jeune démocratie sortira renforcée par cette consultation : Mais il est clair, déclare t-il, que pour ce faire, il faut en réunir les conditions préalables. Pour le président de l’ADJ, pour être apaisées, les élections se doivent d’être crédibles. Et selon lui, la condition sine qua non de leur crédibilité réside dans leur transparence, par l’implication des acteurs concernés, notamment des partis politiques, durant toutes les étapes du processus.

Parmi les griefs formulés contre ATT, il y a un sur lequel Diop a prouvé que le ridicule ne tue pas dans notre pays. D’abord le président de l’ADJ l’accuse de fouler, allègrement, aux pieds le code de bonne conduite signé par l’ensemble des partis politiques. Mais le président de l’ADJ se rectifie en donnant une précision qui : “Nous vous ferons l’économie de la partie à cette précision qui porte sur le code de conduite des partis politiques que le candidat ATT n’a pas signé”. Le fichier électoral, le bulletin unique, l’administration des bureaux de votes sont d’autres sujets que le conférencier a abordé.

Pour sa part, Toumani Djimé Diallo a tenté d’expliquer le pourquoi l’audit du fichier demandé par les partis membres du front.. Malgré, tout le FDR ne boycottera pas ces élections. Il va se battre avec les armes dont il dispose.

Laya DIARRA

27 avril 2007.