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La première édition du Salon international des transports en Afrique de l’Ouest (SITRAO) se tient depuis hier au Centre international des conférences de Bamako.

C’est le Le président de la République Amadou Toumani Touré en a présidé la cérémonie solennelle d’ouverturechef de l’Etat Amadou Toumani Touré qui en a présidé la cérémonie d’ouverture dans la salle Bazoumana Sissoko en présence du Ppremier ministre, de plusieurs autres membres du gouvernement ainsi que des représentants d’institutions et d’établissements publics et privés du secteur des transports.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui est le parrainant de l’événement, était représentée par son commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire, des transports et du tourisme, Ibrahim Tamponé.

Ce sSalon, la le premierère du genre, permettra, à travers stands et débats, d’aborder en profondeur la problématique du secteur des transports dans la sous région. Il a pour Cela dans le but de booster l’intégration des États par une mise en cohérence des politiques de transport.

La rencontre entend ainsi faciliter les échanges entre les acteurs sous-régionaux et internationaux et servir de cadre pour menerà une réflexion stratégique et profonde sur les aspects clés du secteur des transports.

Ces aspects clés couvrncernent notamment sur les questions sur la facilitation des transports et la sécurité routière en Afrique de l’Ouest, le financement des infrastructures et équipements de transport, le binôme transports et climat ou encore la relation ports et pays enclavés. Le devenir de l’aéroport de Bamako- Senou comme hub de l’Afrique l’ouest sera aussi au centre desun sujet d’importances sur lesquels les participants vont plancher pendant les quatre jours de ce Salon.


Un contexte particulier

LCe sSalon se déroule dans une contexte particulier pour notre pays. Ce Un contexte est caractérisé par de nombreuses reformes institutionnelles entreprises depuis un certains temps dans avec l’ambition de faire de notre pays, un État émergent grâce à une croissance accélérée dont les infrastructures et services de transports constituent l’épine dorsale.

Ces reformes ont été accompagnées de grands travaux d’infrastructures et d’un vaste programme de renouvellement des moyens de transport. Ces efforts du gouvernement du gouvernement ont permis aux acteurs non étatiques du secteur des transports de donner le meilleur pours’employer à renforcer les liens de notre pays avec d’autres pays de la sous région, a constaté le ministre de l’Équipement et des Transports, Ahmed Diane Semega.

Cependant, la construction d’infrastructures ne suffit pas pour produire un secteur des transports performant. Elle doit être accompagnée d’actions visant à faciliter les transports, à sécuriser les routes et à éliminer les pratiques anormales qui sont observées de nos jours sur les corridors internationaux.

« Les statistiques de l’UEMOA indiquent que le nombre d’accidents sur nos routes est élevé et qu’il pourrait croître si rien n’est fait. Par ailleurs, la mobilité entre les États est fortement tributaire du système de transport aérien mal adaptés au besoin croissant de déplacement dans notre sous- région« , a déploré Ahmed Diane Semegale ministre.

Il pour qui il est impératif, dira-t-il, de mettre en place un système multimodal de transport entre nos États alliant à la fois le chemin de fer, la route et l’avion en vue de réussir l’intégration économique. Cela permettra au secteur des transports de créer des emplois, de la valeur ajoutée et de développer les échanges. C’est à cela que doivent parvenir les recommandations du Salon, a souhaité le ministre Semega le ministre Semega.

Au plan international, le SITRAO se tient dans un contexte marqué par la crise financière avec des conséquences qui ne sont pas favorables sur lesaux secteurs socio-économiques fragiles de nos États, a constaté pour sa part, Ibrahim Tamponé.

Le commissaire de l’UEMOA qui s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permettra d’échanger sur lesde discuter des problèmes de transports dans la sous région, de donner un aperçu de la vision du rôle du secteur des transports en mettant l’accent sur la facilitation des transports routiers et le rôle attendu du secteur privé.
Le secteur des transports permet de réaliser les échanges entres zones excédentaires et déficitaires.

J et donc joueant ainsi un rôle primordial dans le développement des États, notamment ceux enclavés comme le notreMali, a indiqué constaté Ibrahim Tamponé le commissaire de l’UEMOA qui a rappelé les efforts déployés par son iInstitution en faveur du développement du secteur.


Une plate-forme idéale

Ces efforts sont caractérisés par l’élaboration d’une stratégie communautaire de développement des infrastructures et des transports routiers sur la base de laquelle ont été élaborés le Pprogramme d’actions communautaires des infrastructures et du transports (PACITR) et le Pprogramme économique régional (PER) dont 78% des ressources concernent les infrastructures économiques.

L’exécution a mise en oeuvre du PACITR repose sur une approche corridor comprenant, entre autres, une composante d’investissements routiers portant sur l’entretien, la réhabilitation, l’aménagement et la construction de routes d’une longueur totale de 20 933 km, la facilitation des transports et transit et l’amélioration de la sécurité routière, a expliqué détaillé le commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire, des transports et du tourisme de l’UEMOA.

Ibrahim Tamponé a saisi l’occasion pour dénoncer les abus de la surcharge sur nos routes. Les conséquences de la surcharges sont graves et réduisent la durée vie des routes. Une surcharge de 48% sur 96% du trafic réduit la durée de vie d’une route de 15 ans à 4 ans, a t-il déploré. Son tout en indiquant que sont organisation veillera, a-t-il promis, à la mise en place du contrôle de la charge à l’essieu dans les pays.

De même l’UEMOA a engagé la réflexion sur la simplification et l’harmonisation des procédures et documents dans le cadre de la libre circulations des biens et des personnes et entend étendre les activités de son observatoire des pratiques anormales avec le soutient des États.
Le président Amadou Toumani Touré a salué l’esprit dans lequel se tient le SITRAO et son ses enjeux pour notre notre pays de part sa position.

« Le Mali est une plate-forme idéale pour mesurer les besoins et les enjeux liés au transport dans en Afrique de l’ouest car 95% des exportations et des importations du pays ainsi que 90% du transport intérieur se font par la route. De même 35% du coût de revient de la plupart des produits de première nécessité et de biens de consommation est tributaire du transport routier d’où la nécessité d’entretenir nos routes », a expliqué le chef de l’État.

La libre circulation des biens et personnes, la sécurité routière, les menaces réelles que sont le trafic de stupéfiants et le banditisme transfrontalier et la libre circulation des biens et personnes sont des préoccupations auxquelles que les États doivent s’atteler à résoudre, a expliqué prôné Amadou Toumani Touré.

Le transport ferroviaire a également joué un rôle important dans l’intégration, a constaté le président de la République, qui assureé que le Mali et le Sénégal ne ménageront aucun effort pour accompagner le processus de redressement de Transrail.

Le chef de l’État s’est également réjoui de la construction d’une nouvelle aérogare et de la modernisation et de l’équipement de l’aéroport de Bamako -Senou Senou dans le cadre du Millenium Challenge Account.


Be COULIBALY

Essor du 13 Mars 2009