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Les opérateurs économiques maliens invités à s’inscrire d’ici à mi-août.

Le Conseil chinois de promotion du commerce international organisera, du 23 au 26 septembre prochain, à Beijing, le 1er Forum économique et commercial CEDEAO – Chine dont l’objectif principal est de d’accroître le volume des échanges économiques et commerciaux entre les deux parties.

Un expert de la CEDEAO est dans notre pays pour informer et sensibiliser les opérateurs économiques maliens à prendre part à ce grande rendez-vous sino-africain pour lequel près de 200 hommes d’affaires des différents pays de l’espace CEDEAO se sont déjà inscrits.

La coopération entre la Chine et le continent africain s’est accentuée, ces dernières années.

La CEDEAO entend faire profiter de cette aubaine à ses pays membres à travers du Forum qu’elle organise avec le Conseil chinois de promotion du commerce international. Pour sensibiliser et informer davantage les opérateurs économiques de la Communauté, une mission séjourne dans les pays membres.

Conduite par M. Gérard Amangoua, également Directeur du développement de l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire, elle a rencontré, hier, les opérateurs économiques maliens, au Centre du secteur privé. Ceux-ci étaient conduites par Moussa Diarra membre de la CCIM, en présence du Directeur du CSP, Béidy Diakité.

Selon Gérard Amangoua, la Chine, qui est aujourd’hui un pays très courtisé, est résolument engagée à aider les pays africains. C’est pourquoi, depuis le dernier sommet sino-africicain, de novembre 2006, ce pays émergent a décidé de créer un fonds de développement Chine – Afrique avec des engagements biens définis.

Pour donner plus de chance à ses pays membres, la CEDEAO entend, en plus des 15 Etats membres, organiser les opérateurs économiques à mieux tirer profit de cette opportunité. Le Forum économique et commercial, qui aura lieu du 23 au 26 septembre à Beijing, est une première étape à cela.

Ce Forum devra attirer des décideurs politiques, des grands groupes publics chinois ainsi que des sociétés chinoises privées.

Du côté de la CEDEAO, il est attendu des décideurs politiques, des cadres supérieurs des agences et organisations du secteur public, des chargés de développement et de la gestion d’infrastructures publiques (routes, énergies, télécommunications, rail, ports) ainsi que des acteurs du secteur privé.

L’objectif est d’attirer les capitaux et des technologies à long terme et peu coûteux de la Chine afin de développer et interconnecter les infrastructures publiques et d’encourager le développement économique durable, la croissance et l’intégration économique dans l’espace CEDEAO.

Le Forum sera donc un cadre approprié de rencontre entre les deux parties pour initier des entreprises en coparticipation qui entraîneront une nouvelle capitalisation, un rééquipement de l’appareil de production et une nouvelle capacité à proposer des produits et services de qualité.

Ces projets devront mettre en évidence l’immense potentialité des pays de la CEDEAO dans les domaines des ressources humaines, le dynamisme, la croissance potentielle du secteur privé, l’agro-industrie, les mines, les réserves pétrolières et gazières, exploitation forestière, les finances et les bourses.

En marge du Forum, il y aura une exposition scientifique et technologique

Il est ouvert à tous les hommes d’affaires intéressés par le partenariat avec les Chinois dans tous les domaines de l’activité économique. Pour cela, les inscriptions sont ouvertes auprès de la CEDEAO.

Près de 200 opérateurs des différents pays membres se sont faits déjà enrégistrer. Il s’agit des ressortissants de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, du Niger, de Gambie, du Togo et du Bénin.

Pour le moment, les Maliens ne se sont pas signalés. Alors qu’ils doivent le faire d’ici à mi-août. Chaque projet reçu est immédiatement porté à la connaissance des Chinois et ventillé pour les éventuels partenaires.

Aux dires de M. Amangoua, la CEDEAO souhaite la participation du maximum d’opérateurs car, c’est en groupe que l’espace CEDEAO, qui compte 300 millions d’habitants, peut tirer profit d’un partenariat avec la Chine, qui est un grand marché offrant plus d’un milliard de consommateurs.

La CEDEAO proposera, alors, deux types de projets : d’une part, les projets des Etats, qui sont généralement relatifs à des infrastructures de développement mais qui doivent être des projets fédérateurs profitables aux populations de plusieurs Etats membres.

Et, d’autre part, les projets portés par le secteur privé qui peuvent être des projets en cours d’exécution ou de nouveaux projets. Les banques peuvent aussi faire le déplacement sur la Chine.

Les opérateurs économiques maliens se sont surtout intéressés aux retombées éventuelles d’une telle mission et aux conditions financières. M. Amagoua qui n’a pu arrêter le coût de la participation a, tout de même, rassuré qu’il y aura un tarif préférentiel qui dépendra du nombre de participants.


Youssouf CAMARA

Micro-finances : PAMIGA engage :

la reflexion pour la recherche d’un positionnement stratégique

La «réflexion stratégique et positionnement des institutions de micro finance au Mali» était le thème d’un atelier de trois jours organisé du 23 au 25 juillet à l’hôtel Nord-sud, par PAMIGA.

Les acteurs du système financier décentralisé ont mis ces journées à profit pour réfléchir sur le positionnement stratégique de leurs institutions de micro finance dans le contexte actuel. Ils se sont penchés sur l’état de la micro finance dans le monde, son évolution, le cas de l’Afrique subsaharienne et singulièrement du Mali.

Des thèmes spécifiques comme la nouvelle loi de microfinance de la BCEAO, la Stratégie nationale de microfinance au Mali, analyse SWOT de microfinance au Mali, les options possibles possibles de croissance, le processus de rapprochement Kafo Jiginew et Nyèsigiso ont meublé les travaux.

Malgré les résultats fort appréciables du secteur de la micro finance ces dernières années, les institutions de micro finance restent confrontées au double défi de la concurrence et de la satisfaction des demandes de la clientèle. L’objet principal de cet atelier était de poser dans toute sa dimension, la problématique du développement de l’industrie de la micro finance.

«Les différentes questions soulevées, ainsi que la méthodologie de travail choisie sont des preuves suffisantes de la maturité et de l’expertise de PAMIGA à faire développer l’industrie de la micro finance au Mali » a fait constater le Secrétaire exécutif de l’APIM, Mamadou Camara.

Faut-il signaler que PAMIGA est une organisation qui a été créée en 1995 par des personnalités et des institutions reconnues du secteur de la microfinance en Afrique et qui ont fait le constat que le secteur a cruellement besoin d’appui pour assumer ses missions.


Y. Camara

31 Juillet 2008