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Le parti Mouvement pour un destin commun (MODEC) tient, demain samedi 31 mai, au Palais de la culture, son premier congrès ordinaire. Ces assises statutaires permettront aux premiers responsables du parti, avec à leur tête l’ancien député de Dioïla, Konimba Sidibé, de remobiliser les militants et sympathisants en vue des prochaines échéances électorales. A brève échéance, il s’agit de se préparer pour une meilleure participation aux élections communales attendues pour le dernier trimestre de cette année 2014.

Ils seront plusieurs centaines de délégués du MODEC à prendre part demain au 1er congrès ordinaire du parti. Ils viendront de plus de 40 fédérations du Mali profond mais aussi de l’extérieur (France et sur le continent africain) du pays pour réfléchir sur le parcours du MODEC après juste un an d’existence. Les délégués (3 par fédération) vont aussi échanger autour du positionnement du parti au sein de la majorité présidentielle, avant de procéder à la restructuration du bureau politique national du parti.

Les délégués jetteront également un regard rétrospectif sur l’implantation du parti dans le but de mieux remobiliser les militants pour aller aux prochaines communales. A ce propos, le président du MODEC exprimait récemment, dans une interview qu’il nous a accordée, son sentiment de gratitude vis-à-vis de ceux qui ont accepté de rejoindre les rangs du parti « pour relever le défi de bâtir un parti de type nouveau dans notre pays ». Il s’est réjoui du « sentiment de satisfaction aussi parce que l’implantation du MODEC dans le pays et à l’étranger a été beaucoup plus rapide que prévu, un parti qui se porte très bien à ce jour ».

En ce qui concerne le MODEC dans son ensemble, expliquait Konimba Sidibé, « nous sommes plutôt satisfaits, car les élections générales ont permis de donner un élan formidable à son implantation. L’extrême jeunesse du parti (créé seulement 3 mois avant les présidentielles et 6 mois avant les législatives), l’inexpérience de nos candidats en matière d’élection et en politique tout court et la faiblesse de nos moyens financiers ne nous ont pas permis d’avoir d’élus, chose que nous regrettons ».

Il faut signaler que le parti est dans la majorité présidentielle sans y être visible. Ce qui suscite des questions. Et Konimba Sidibé n’est pas un leader qui a sa langue dans la poche. Dans ce sens, il déclarait qu’en ce qui concerne la gestion du pouvoir d’IBK, « nous ne sommes pas des alliés pour le moment puisque nous n’y sommes impliqués à aucun niveau. Je n’ai même pas eu l’occasion de rencontrer le président IBK depuis son élection pour échanger avec lui sur un certain nombre de questions faute d’avoir pu obtenir une audience après plusieurs sollicitations ». Avant d’enfoncer le clou :« le MODEC n’a pas d’alliance non plus avec le RPM et rien ne me permet d’ailleurs de croire qu’il soit demandeur à ce sujet… ».

Ce congrès doit permettre aux délégués de désigner certains cadres plus dynamiques, à l’exemple de Soïbou Mariko, au secrétariat général et au secrétariat politique du bureau politique national pour donner une nouvelle vitalité au parti.

Bruno D. SEGBEDJI

30 Mai 2014