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On l’avait présenté comme le congrès de tous les dangers, tant rumeurs et accusations de toutes sortes fusaient de toutes parts, la presse n’ayant pas été épargnée dans ce lot, loin s’en faut.


Le 1er Congrès extraordinaire de la Coordination des ONG et Associations Féminines du Mali (CAFO), convoqué après une crise qui n’a pu être mise sous l’éteignoir que grâce à l’entregent d’une Commission nationale de conciliation, dirigée par la doyenne Sira Diop, s’est terminé le samedi 7 juin dernier de façon plutôt consensuelle, après 72 heures de débats souvent houleux.

Au finish, la Secrétaire Exécutive sortante, Oumou Touré, plus connue sous le petit nom de Oumou CAFO, a fait mieux que rempiler, puisque, après relecture et toilettage des textes (Statut et règlement intérieur), qui dataient de 1991, elle a été élue Présidente par acclamations, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Elle est donc désormais à la tête d’un bureau de 21 membres, auxquels il faut ajouter huit membres de droit, les coordinatrices CAFO des régions et six autres, celles des Communes du District.

L’ex-Présidente du désormais défunt «Comité de crise», Mme Dembélé Ouleymatou Sow, a, quant à elle, été désignée comme Secrétaire Générale, succédant à ce poste à Mme Maiïga Sina Damba, l’actuelle ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Tout est donc bien qui finit bien, mais le combat pour plus de solidarité, de cohésion et d’assistance mutuelle au sein du mouvement associatif féminin malien n’est pas gagné pour autant.

Le nouveau bureau est porteur d’immenses espoirs pour toutes les déléguées, venues des quatre coins du Mali, qui y ont pris part, pour les 51,7% de notre population totale que représentent les Maliennes et pour tous les observateurs avertis des actions des organisations de la société civile malienne.

Souhaitons-lui de réussir à faire mentir l’adage populaire qui veut que dès que trois femmes discutent il y ait impossibilité d’aboutir à un dénominateur commun quelconque et, surtout, souhaitons que les paroles de pardon et d’excuse que nous avons entendues samedi dernier soient réellement venues du fond du coeur de celles qui les ont exprimées.

Que le cadre «paisible, solidaire et constructif» désiré par la Présidente Oumou Touré à l’ouverture des travaux de ce 1er Congrès soit véritablement une réalité, pour une meilleure promotion des femmes du Mali, toutes générations, toutes professions, toutes opinions politiques, toutes religions et toutes origines confondues! Car c’est pour cela que la CAFO est née et doit continuer à oeuvrer.

Ramata DIAOURE

09 Juin 2008