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La Confédération Générale des Travailleurs du Mali (CGTM) a tenu son premier congrès au centre Awa Keita, sous la présidence du représentant du ministre de l’artisanat et du tourisme, Fousseini Coulibaly, chef de division à la direction Nationale de l’artisanat, en présence du représentant du Patronat, Abdramane Guindo, de la présidente de la CAFO, Mme Dembélé Oulématou Sow, d’autres syndicats, tels que la CDTM et la CMT et de nombreux militants venus de l’intérieur du pays.

La CGTM a choisi la voie des sans voix. Il s’agit bien de cette couche sociale bien évidement oubliée (les jeunes diplômés chômeurs et les femmes sans emplois évoluant dans l’informel etc.). Ce syndicat va également concerner des petits ouvriers, ceux qui font le théâtre, le cinéma, les masques et marionnettes et autres acteurs non encadrés, des groupements de presses, des médias et branches connexes, des éditeurs, des enseignants du pré-scolaire et du fondamentale, les juristes, les agents de services communautaires, va indiquer la secrétaire générale.

Pendant cinq ans, les membres de la CGTM y ont travaillé à regrouper ces acteurs sociaux à travers toutes les régions et cercle du Mali. Parmi les initiateurs, l’on peut citer notre doyen, feu Labass Foubouri Traoré de l’OTRM (paix à son âme, et feu Tibou Tely du SNEC (paix à son âme). Pour honorer leur mémoire, notre consœur Fanta Sangaré et d’autres camarades de la CGTM, vont porter le projet et en faire une réalité.

Dans son intervention, elle a fait savoir que c’est dans ce manque cruel de soutien et d’assistance de ces personnes laissées à elles-mêmes et le peu d’espaces qui leurs sont offerts pour s’exprimer et défendre convenablement leurs droits que la CGTM à créer ce syndicat pour défendre un pan de notre société. Selon la secrétaire générale, Mme Fanta Sangaré, c’est tenant compte de la situation socio-économique du pays que les membres de la CGTM ont décidé de créer cette organisation syndicale dénommée Confédération Générale des Travailleurs du Mali. Elle a indiqué que la CGTM regroupe en son sein les réseaux de regroupement des fédérations, groupements de tout bord de toutes les régions du Mali.

Selon elle, la CGTM soutient toutes les politiques de paix, de progrès, de cohésion sociale pour le bonheur de ses membres et sympathisants. Elle apportera sa contribution constante et son soutien à toute action tendant à soutenir la stabilité et à promouvoir les principes fondamentaux de liberté et de la justice sociale pour la défense légitime des droits des travailleurs, va-t-elle faire remarquer. « La CGTM se réclame d’un syndicalisme de Développement », a fait savoir Mme Fanta Sangaré. Il faut rappeler qu’une minute de silence avait été observée à la mémoire de leurs camarades disparus et les percussionnistes ont émerveillé le public. Les camarades syndicalistes de la CDTM et la CMT ont apporté leur soutien.

Fakara Faïnké

Source: Le Républicain