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Le mardi 18 Août 2020, Bamako s’est réveillé avec la peur au ventre. Déjà tôt le matin, l’information des arrestations des proches d’IBK notamment Moussa Timbiné, président de l’Assemblée Nationale à l’époque a fait la une des réseaux sociaux. Le début d’un coup d’État s’annonce, de qui ? Du président Ibrahim Boubacar KEITA à trois ans de la fin de son deuxième mandat. 

Les militaires ayant pris possession du trône depuis cette date, continuent de diriger le pays après un autre deuxième coup d’Etat perpétré contre le remplaçant d’IBK, Bah N’Daw le mardi 25 Mai 2021. 

A un an de la démission du présent jugé incapable de diriger le pays, que faut-il retenir du parcours des militaires putschistes ?

Il était reproché à IBK et son régime, une gestion chaotique du pays. Raison pour laquelle un mouvement intitulé le Rassemblement des Forces patriotiques du 5-Juin (M5-RFP) a vu le jour. 

Le mouvement révolutionnaire avec son autorité morale Mahamoud DICKO exigeait la démission du président IBK et de son régime. Après plusieurs meetings et rassemblements au boulevard de l’indépendance, le 18 Août 2020, les militaires parachèvent la lutte du M5-RFP. Le pouvoir revient à Assimi GOITA et ses camarades militaires. 

Plusieurs défauts étaient observés sur la manière de gérer d’IBK le pays notamment le problème d’insécurité au nord et au centre, le problème de l’éducation, la condition précaire des forces armées de sécurité, l’état dégradé des hôpitaux, problème d’infrastructures, problème d’emplois, problème de corruption pour ne citer que ceux-ci. Certains même disaient, je cite : « Le pays a été paralysé par IBK, rien ne marche ». 

Dans la logique, après un coup d’Etat surtout deux pour le cas du Mali, les populations s’attendent à un changement, à un Mali nouveau.  Malheureusement, le changement tant escompté tarde à voir le jour. 

L’insécurité devient de plus en plus grandissante au Mali. Les attaques des villages et l’enlèvements des personnes deviennent récurrents.   On peut citer l’attaque récente de Ouatagouna qui a fait une cinquantaine de civils tués et l’enlèvement de l’artiste Dr Keb dans la region de Tombouctou et du journaliste Olivier Dubois, enlevé à Gao.

L’éducation fait face à une tournure désastreuse. Les enseignants montent au créneau pour exiger l’application entière et complète de l’article 39. A défaut, ils refuseront de corriger les feuilles de composition du DEF et de Baccalauréat des élèves. 

Le manque d’emploi persiste encore. Le chômage demeure et reste un fardeau pour les jeunes. A 14 % en 2020, les jeunes cherchent encore à vivre de façon confortable car, après leurs études, le chômage leur accueille à bras ouvert. Le président IBK est parti pour des causes, et la transition cherche encore ses marques pour solutionner les problèmes qui ont été les causes de son départ.

La transition tend vers sa fin le 27 février 2021, les élections présidentielles sont prévues pour le 21 Mars 2022 et les attentes des maliens restent insatisfaites. Doit-on regretté l’après IBK ou continuer à espérer sur un changement encore à l’avenir ? La question reste posée. En tout cas, des voix se lèvent d’ores et déjà pour exiger le prolongement de la durée de cette transition. 

Adama SANOGO

@Afribone