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L’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) a tenu son 16ème congrès ordinaire le week-end dernier. La cérémonie d’ouverture était placée sous le patronage du Secrétaire Général du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, M. Bonaventure Maïga en présence du chef de Cabinet du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, du président du CNJ-Mali, du président du Conseil National de la Société Civile, du doyen de la FAST ainsi que du secrétaire général sortant de l’AEEM.

Dans son allocution de bienvenue, le doyen de la FAST, M. Salikou Sanogo a salué les anciens de l’UNEEM et de l’AEEM venus nombreux pour la circonstance. Il a souhaité que le congrès se déroule sous le signe de la responsabilité et sollicité que des élèves et étudiants revendiquent étant en classe. Le secrétaire général sortant de l’AEEM fera observer une minute de silence en la mémoire des Martyrs du 26 mars. Il fera chanter aussi l’Hymme national du Mali.

Mohamed Ibrahim Baby

Pour le camarade Mohamed Ibrahim Baby, l’année scolaire écoulée a semblé interminable tant il y a eu des problèmes, rendant les conditions d’études encore plus difficiles. Mais grâce à Dieu et à la compréhension des partenaires et des acteurs de l’école, le consensus a pu être trouvé autour de nombreuses questions, a-t-il indiqué.

Il a rappelé les nouvelles constructions comme acquis pour l’AEEM à saisir les deux nouveaux amphithéâtres de l’Université, les lycées de Yorosso, de Ouéléssébougou et de Tenenkou. A cet effet, il a salué les plus hautes autorités du pays. Le secrétaire général sortant du bureau de coordination de l’AEEM n’a pas manqué de rappeler l’organisation cette année par le gouvernement du forum.

Et d’ajouter que cette année a été riche en leçons et en expériences pour l’AEEM et ses militants. Pour lui, beaucoup reste à faire notamment le recrutement d’enseignants au niveau secondaire dans le District de Bamako, la construction d’internats dans les IFM de Kayes, Diré, Bougouni, Gao et Aguelhok ; la construction d’une véritable cité universitaire, la construction d’une bibliothèque centrale universitaire, l’attribution de bourses et trousseaux aux étudiants dérogés de la FMPOS inscrits dans d’autres facultés, la majoration des bourses et trousseaux ; la remise des diplômes dans un délai raisonnable après la sortie.

Selon M. Baby, ce congrès est la meilleure tribune pour condamner la violence dans l’espace scolaire et universitaire. Il a exprimé son indignation face aux pratiques isolées et inquiétantes du phénomène des “congés” anarchiques et illicites lors des veilles de fêtes ou à certaines occasions. Les auteurs de ces pratiques sont autant les ennemis de l’AEEM que ceux de l’école, a-t-il affirmé.

L’AEEM est la fille de chaque famille malienne, d’où les autorités du pays notamment celles ayant en charge la gestion de l’Education Nationale, ne doivent voir en elle qu’un partenaire qui les aide permanemment à identifier et à solutionner les problèmes, a-t-il ajouté. Pour lui, les difficultés de l’AEEM doivent être celles de toute la nation.

L’intervention de m. Siriman Traoré du CNJ

Quant au président du Conseil National de la Jeunesse du Mali, M. Siriman Traoré, il a félicité le bureau sortant pour avoir organisé le présent congrès sans violence ni heurt. Pour lui, l’espoir est permis. Il a invité les anciens de l’AEEM et de l’UNEEM à veiller sur la bonne marche du congrès. Il a ainsi souhaité, au nom du CNJ-Mali ses voeux de succès, de bonheur au seuil du nouvel an.

Le représentant du ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, M. Bonaventure Maïga a rappelé la signature du partenariat pour une école apaisée et performante en 2005 entre les partenaires de l’école. Pour lui, l’école malienne a besoin d’innovations pertinentes pour être performante.

A ses dires, les responsables de l’AEEM ont fait preuve de sagesse et de maturité. Il a rassuré que les départements en charge de l’Education prêtent une oreille attentive aux doléances formulées par l’AEEM. C’est ainsi qu’il a présenté, au nom du ministre et des départements en charge de l’Education, ses meilleurs vœux de nouvel an avant de déclarer ouvert le congrès.

Signalons qu’il y avait sur les lieux un déploiement impressionnant de policiers qui ont procédé à la fouille des délégués au congrès à l’entrée de l’amphithéâtre de la FAST où se sont déroulés les travaux. Au départ, deux candidats étaient au coude-à-coude. Il s’agit de Hamadoun Traoré de la FLASH et de Mahamane Ibrahim de la FSEG.

Le secrétaire général sortant, Mohamed Ibrahim Baby n’était pas candidat car ayant fini ses études. Il faut signaler la présence de la plupart des anciens secrétaires généraux du bureau de coordination de l’AEEM ainsi que des militants fervents de l’UNEEM. A l’issue des travaux du congrès, c’est Hamadoun Traoré de la FLASH qui a été élu secrétaire général du nouveau bureau de l’AEEM.


B.S

29 Décembre 2008