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Une explosion de violences à la machette et à l’arme à feu entre 02 ethnies du sud-est de la Guinée, les Guerzé et les Konianké, a fait au moins 16 morts et 80 blessés en 02 jours, lundi et mardi. Dans une déclaration à la Nation, le président guinéen Alpha Condé a appelé « les populations au calme », affirmant que « toutes les dispositions » avaient été prises « pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ». Interrogé depuis Conakry, un médecin de N’Zérékoré, François Lamah, a affirmé que parmi les morts et les blessés, « certains sont brûlés vifs, alors que d’autres sont découpés à la machette ». « Nous n’avons pas la possibilité de gérer cette situation qui nous dépasse », a-t-il-ajouté.Le correspondant de la radio d’État guinéenne RTG à N’Zérékoré a pour sa part déclaré qu’on ne saurait « peut-être jamais le nombre de personnes tuées dans ces affrontements, parce que des corps de gens découpés à la machette ne sont pas (transportés) à l’hôpital ». Pour tenter de calmer les esprits, le gouvernement a envoyé sur place les colonels de l’armée Moussa Tiègboro Camara, directeur de l’Agence nationale de lutte contre la drogue et le crime organisé et Claude Pivi, chargé de la sécurité d’Alpha Condé, indique-t-on de source sécuritaire. (…)« Ce sera pire qu’en 1991 », a-t-il ajouté. « Cette année-là les affrontements entre les 02 communautés avaient fait plus de 200 morts », a rappelé un habitant de N’Zérékoré que nous avons interrogé. La Guinée compte une trentaine d’ethnies, dont certaines ont des relations souvent complexes qui ont déjà dégénéré en violences dans le passé. AFP.