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En souvenir au massacre d’enfants à Soweto, la commémoration du 16 juin 1976 est entrée dans la tradition des événements spéciaux au Mali depuis 1991. C’est dans cet esprit que le Fonds de solidarité nationale (FSN) depuis quelques années a inscrit dans son agenda événementiel la célébration de cette journée.

Après Tériyabougou en 2007, Banamba, ville historique du Chouala, a accueilli les festivités du 16 juin 2008, Journée de l’enfant africain. Le FSN pour la deuxième année consécutive a réussi son pari en raison de l’engouement suscité par cette fête.

A Banamba, la manifestation n’est pas passée inaperçue. Les tout-petits des jardins, les scolaires, les jeunes, les femmes et même les chefs de familles ont convergé à la Maison des jeunes, décorée aux couleurs du Fonds. Le public s’est partagé pour la circonstance les T-shirts et casquettes que le Fonds a mis à sa disposition.

Les absents ont eu tort puisque les différentes prestations des tout-petits du jardin « Adji Simpara » ont répondu aux attentes des organisateurs. L’objectif recherché par le FSN, à savoir « sensibiliser les communautés locales sur l’importance de l’éducation des enfants et les inciter à faire eux-mêmes le plaidoyer pour la prise en compte de leurs préoccupations » a été atteint.

A travers chants, chœurs, poèmes, ils ont lancé des messages sur l’importance de l’éducation des enfants. Toutes choses qui cadrent avec le thème de cette année : « Devoir de l’enfant, principe de bonne conduite et de sociabilité pour le progrès de la famille et de la communauté ». Autre temps fort : la prestation du groupe « Espoir de la musique malienne ».

Ces enfants de chanteurs pour la plupart doté d’un savoir à manier un instrument de musique ont fait exploser la salle.

D’un rythme mandingue sur fond de djembé et de tam-tams, les jeunes ont chanté un morceau de reconnaissance à l’endroit du directeur général du Fonds. Une chorégraphie sur le morceau fétiche « Gonibala » d’Habib Koité et la prestation des Tiébileké ont aussi retenu l’attention du public.

La journée du 16 juin offre l’occasion d’interpeller tous les acteurs quant au respect des droits des enfants à la protection, à l’éducation et à la santé.
Aujourd’hui, sur le droit à la protection de l’enfant, les spécialistes reconnaissent que notre environnement ne le garantit pas.

En effet, les enfants africains, malgré la ratification par les gouvernements de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant continuent à être victimes de violences, d’abus, d’exploitations et de négligences.


Amadou Sidibé

19 Juin 2008