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Le ministère public a requis vendredi de 15 et 20 ans de prison ferme contre neuf militaires et un civil accusés d’un « complot contre la sûreté de l’Etat » visant à renverser le régime nigérien en 2015, lors d’un procès devant un tribunal militaire à Niamey. Parmi les personnes visées par les peines les plus lourdes figurent le général Souleymane Salou, ancien chef d’état-major et ex-membre de la junte – auteur du coup d’Etat de 2010 – et le lieutenant Ousmane Awal Hambaly – qui avait bénéficié d’un non-lieu en 2012 pour un autre putsch présumé contre le président Mahamadou Issoufou. Le ministère a également requis 20 ans de prison contre deux autres militaires ainsi que Niandou Salou, un civil, fils du général Souleymane Salou. Le ministère public a notamment mis en cause « leur forte implication dans le complot » et « d’avoir gardé le silence » sur cette « entreprise criminelle ». Il a désigné le fils du général comme « le lien entre son père » et au moins « deux des accusés ». Il a toutefois requis l’acquittement pour deux autres accusés militaires. Ouvert mardi à Niamey le procès qui est censé s’achever probablement tard ce vendredi, se poursuivait avec les plaidoiries de la dizaine d’avocats des prévenus. Un des avocats du général Salou et du lieutenant Awal Hambaly a déjà plaidé la « relaxe pure et simple » du général et son fils, en estimant que l’accusation « n’apporte aucune preuve » de leur implication et même de « l’existence d’un complot ».AFP