Partager

Les initiateurs de ce rendez-vous littéraire international veulent mettre à contribution les écrivains en vue de répondre à certaines interrogations d’un monde interdépendant. Il est aussi prévu une participation massive d’écrivaines

La 14è édition de la  Rentrée  littéraire se déroulera du 10 au 14 mai à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou sous le thème : «Territoire et imaginaires». L’information a été donnée, hier dans un hôtel de la place, à la faveur d’une conférence de presse animée par le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires du Mali, Ibrahima Aya et le  responsable technique de l’événement, Sékou Fofana. C’était en présence des représentants de l’Union européenne (UE), de l’Institut français du Mali (IFM), mais aussi d’autres partenaires financiers et techniques et Moov Africa.

La Rentrée littéraire reste l’un des rares événements d’envergure internationale qui continue de résister à l’épreuve des crises sociopolitique et sanitaire. Après un premier report, les initiateurs avaient tenu à préciser l’impératif du maintien de ce rendez-vous littéraire pour la promotion du secteur et des écrivains africains.

 Le conférencier Aya  a justifié le thème. «Nous vivons dans un monde d’interdépendance. Rêver, penser, construire … ne peut se faire seul. Les auteurs sont invités à travailler sur cette thématique qui aborde les temps violents que nous vivons.   Ils sont conviés  à  se poser des questions relatives à cette thématique à savoir : Comment habiter ces espaces et être habillés par eux, comment entretenir l’équilibre avec les autres qui y vivent ? Que signifie un territoire pour ceux qui l’habitent et comment imaginer ?».

 Les auteurs des 5 continents doivent ainsi donner des  réponses à ces interrogations et partager leurs expériences avec leurs collègues maliens. L’écrivain Ibrahima Aya a aussi exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette 14è édition qui a avait connu un report. Il a salué la fidélité et l’accompagnement des partenaires stratégiques pour leur attachement à la littérature et à la promotion des écrivains.

«La Rentrée littéraire a permis de créer un engouement autour du livre, mais aussi de l’écriture»,  a expliqué le conférencier. Et de dire que d’année en année, le nombre d’écrivains maliens augmente. La particularité de l’édition de cette année sera la participation considérable d’écrivaines.

Sékou Fofana a souligné que l’édition de cette année a été élargie à plusieurs jeunes nouveaux talents.  «Nous travaillons pour atteindre toutes les capitales régionales en vue d’élargir nos programmes», a-t-il souligné. Malgré les difficultés que traverse le secteur du livre, l’événement a permis aux jeunes de s’orienter vers l’écriture. Il a aussi annoncé la programmation qui commence à partir du 10 mai prochain.

 «Les sites retenus pour cette édition dans le District de Bamako sont l’IFM, les lycées partenaires, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), les universités maliennes et la gare ferroviaire.  Il est également prévu des hommages à des auteurs dans les universités et centres scolaires». Il y aura également au menu d’autres activités, notamment une conférence inaugurale qui se déroulera mardi prochain au CICB. Elle sera animée par des experts dans le domaine. On peut aussi retenir des conférences-débats, ateliers d’éditeurs, de livre numérique, des  rencontres professionnelles, les cafés littéraires et des journées de lecture.

L’un des temps forts de cette édition sera la remise des prix. Cette année, un prix a été institué pour rendre hommage à l’écrivain, chercheur malien Moussa Sow. Le représentant de l’UE, Ivan Bertoux, a expliqué la  pertinence de l’événement dans le développement socio-économique. Il a également exprimé l’engagement de son institution à soutenir l’initiative.

Tous les autres représentants des partenaires ont aussi signifié leur attachement à l’organisation de cet événement culturel international qui ouvre notre pays aux autres continents.  Les initiateurs de ce rendez-vous littéraire ont lancé un appel au grand public à y participer massivement parce que la rentrée est gratuite.

Source: L’Essor