Partager

Pendant la période écoulée depuis, les racines idéologiques de la tête ont toujours divisé la societé en partisans et en adversaires du premier président de la Russie.

En décembre dernier, la Douma ( chambre basse du parlement russe) a apporté des amendements au Code du travail. La journée de la Constitution, célébrée le 12 décembre a été abolie car elle avait en fait le même sens que la journée de la Russie.

De nouvelles fêtes sont apparues : par exemple, la journée de l’unité populaire (4 novembre) appelée à remplacer la fête révolutionnaire du 7 novembre.

Tous ces changements poursuivaient un noble but : faire en sorte que les noms des fêtes ne divisent pas la société en rouges et en blancs.

A la veille de la fête nationale russe du 12 juin le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a accordé une grande interview au mensuel Polititcheski klass sur la conception de la politique étrangère du pays.

Le ministre sest abstenu de répondre à la question de savoir si la Russie daujourdhui est une superpuissance ou non, mais il a souligné que ses diplomates travaillaient efficacement dans toutes les régions du monde.

Nous travaillons partout où nous voyons un avantage potentiel politique et économique, a déclaré Serguei Lavrov.

Parmi les régions où les diplomates russes travaillent dune manière particulilèrement intense,il a cité l’espace de l’ex-URSS, l’Amérique latine etl’Afrique.

Selon le ministre, cela s’explique, pour beaucoup, par les intérêts des entrepreneurs russes. Cela fut confirmé par le directeur général del’Organisation des Nations Unies pour le développementindustriel (ONUDI), Carlos Magarinos, qui a déclaré vendredi à Moscou que la Russie pourrait devenir l’exportatrice de technologies pour les pays du Tiers-Monde.

Il existe un grand nombre de domaines où la Russie pourrait intervenir en tant que donateur et apporter sa contribution au développement de différentes régions du monde. Les réalisations techniques russes pourraient être utiles à un grand nombre d’Etats, a indiqué le directeur général del’ONUDI.

Carlos Magarinos a dautre part annoncé que plusieurs mécanismes appelés à assurer les exportations de technologies russes vers des pays tiers, dont les pays d’Afrique, ont été mis au point au sein de l’ONUDI.

Qui sont aujourdhui les alliés et les ennemis de la Russie ?

Serguei Lavrov a cité parmi les alliés de Moscou les signataires du Traité de sécurité collective (l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan,la Kirghizie et le Tadjikistan).

D’ailleurs, à notre époque, il est difficile de distinguer nettement les alliés et les non-alliés, a dit le ministre, ayant en vue les rapports avec certains pays occidentaux.

La Russie na pas d’ennemis réels et nous faisons tout notre possible pour qu’il n’y ait pas d’ennemis potentiels, a dit Serguei Lavrov.

Il estime qu’il est prématuré de sonner le tocsin en prétendant que l’expansionnisme des Etats-Unis, del’Union européenne et de la Chine entraîne lar éduction de l’influence de la Russie.

En premier lieu, nous devons renforcer notre propre Etat, a déclaré le chef de la diplomatie russe. Quant à la démocratie mondiale sous la direction des Etats-Unis, le ministre a dit que c’était peu réaliste.

A son avis, le monde multipolaire se forme déjà. Dans l’interview accordée au mensuel, Serguei Lavrova expliqué les rapports difficiles entre la Russie etl’Union européenne par les difficultés objectives que traverse cette dernière en raison de son élargissement considérable.

Moscou a déjà posé à l’UE la question sur la préparation à 2007, année du dixième anniversaire de l’accord de partenariat et de coopération entre la Russie et lUE.

Puisque l’élargissement ultérieur de l’Europe Unie est prévu,il faudra signer un nouvel accord, plus profond et tenant compte des intérêts de la Russie dans les conditions des nouveaux élargissements de lUE, a déclaré le ministre.

La Russie ne prétend pas jouer les rôles d’acteur principal dans l’espace postsoviétique, mais aucun autre pays ne peut pas non plus y détenir le monopole,a fait remarquer Serguei Lavrov. L’Etat se rend compte quil peut faire pratiquement tout dans les domaines économique, politique et dans dautres.

A présent, l’objectif principal est de profiter de ces possibilités, a souligné, à son tour,Alexandre Chokhine, président du Conseil de Coordination des patronats de Russie, en faisant remarquer que non seulement les entrepreneurs, mais aussi l’Etat avaient tiré une leçon de l’affaire IOUKOS après laquelle les grandes compagnies pétrolières ont commencé à payer leurs impôts.

En se dotant dun potentiel économique solide etstable, la Russie intervient activement aujourdhui dans l’arène internationale, les tendances qui ne sauront qu’être renforcées lors de sa présidence au sein du G-8 en 2006.

Source : Ambassade de Russie au Mali

15 juin 2005