Partager

Le 10 décembre prochain, sera célébrée la journée internationale de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce même jour, au Centre international de conférence de Bamako, aura lieu la cérémonie d’ouverture de la 11ème édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID), présidée par le chef du gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga.

En effet, institué par un décret de mai 1996, l’EID a comme objectifs, d’informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état des droits de l’homme dans notre pays, de contribuer de manière active et pédagogique à la réalisation d’une culture démocratique nationale et d’impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens.

A l’instar des sessions antérieures, le jury sera composé d’éminents hommes de droit de renommée internationale, tels, Mme Laurence Melchior N’Dadaye, épouse de l’ancien président burundais, une habituée de l’EID qui, dans son pays, s’occupe de la défense des droits humains ; Maroufa Diabira, avocat au haut commissariat aux droits de l’homme du Burundi ; Mme Gerty Hesseling, professeur de droit à l’université des Pays-Bas ; les médiateurs luxembourgeois Marc Fischbach et béninois Albert Tévodjéré et les médiateurs de tous les pays francophones, prendront également part à cette édition.

Ainsi, en prélude à l’événement, hier jeudi, à la direction nationale de l’administration de la justice, dans le but d’évaluer la précédente édition de l’EID, une réunion présidée par le secrétaire général du ministère de la Justice, Ousmane Traoré a regroupé les membres de la commission d’organisation et les membres du jury d’honneur.

Formalité substantielle, l’évaluation de l’espace consiste à faire le point de la réalisation des interpellations et des recommandations faites au cours de la précédente édition.

Pour Mr Traoré, le département attache une grande importance à la réussite des travaux d’évaluation qui se sont ouverts mercredi.

Durant trois jours, identification et analyse des forces et faiblesses de la dernière édition sont faites par les participants, afin de permettre au jury d’honneur de la prochaine session de disposer de tous les éléments d’appréciation susceptibles d’éclairer ses recommandations.

De même, ce préalable constitue pour le département des indicateurs de performance permettant d’analyser avec précision les résultats de l’EID et d’y apporter si nécessaire, les correctifs ou améliorations nécessaires.

Cette année, la commission de dépouillement a rejeté au total, 30 interpellations.

Moussa Kolon Coulibaly, président de la commission d’évaluation de la 11è édition de l’EID a expliqué que cette année, la commission a enregistré 78 interpellations contre 52 l’année dernière. _ Les rejets concernent surtout des interpellations dont l’objet n’est pas précisé. De même, certaines interpellations examinées lors des éditions précédentes ont été rejetées, ainsi que celles où n’apparaît pas de droit violé par l’État.

Comme chaque année en marge de l’EID, la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée organise une semaine du détenu.

Faire connaître au public ce qui se fait dans les prisons et familiariser l’opinion à l’univers carcéral, représentent les principaux objectifs visés par cette semaine.

La semaine du détenu s’inscrit dans le cadre de l’humanisation des conditions de détention et dans la préparation du détenu à sa réinsertion, une fois sa peine purgée.

Au programme de la semaine : manifestations culturelles et sportives, ainsi qu’une exposition d’objets fabriqués dans les prisons.

08 décembre 2006.