Partager

Le 11e congrès de l’UNTM, placé sous le signe du dialogue social pour un développement économique et social du Mali, a regroupé les délégués de toutes les régions ainsi que des responsables d’organisations syndicales de travailleurs, dont le président de l’Organisation des unions syndicales africaines (Ousa).

Siaka Diakité, secrétaire général, s’est succédé à lui-même. A trois exceptions près l’ancien bureau a été reconduit. Le mandat qui était également de trois ans a été porté à une durée de cinq ans.

Au cours des trois jours de travaux, les délégués ont planché sur le bilan d’activités du bureau sortant et débattu de plusieurs préoccupations de l’UNTM.

Parmi ces préoccupations figurent en bonne place la privatisation des entreprises, la protection sociale des travailleurs du secteur public et privé, la diminution de l’impôt sur les traitements et salaires et la lutte contre le VIH/Sida sur les lieux de travail.

Aux termes des travaux, des résolutions et recommandations ont été adoptées par le congrès. Elles sont relatives à la relecture de la grille salariale des fonctionnaires et de la convention collective, la sauvegarde du pouvoir d’achat des travailleurs, etc.

Le congrès s’est achevé par l’élection d’un nouveau bureau qui passe de 31 à 41 membres. Ainsi la presque totalité des membres a été reconduite. Siaka Diakité, le secrétaire général sortant garde son poste, tout comme son adjoint Tibou Telly. Cependant, trois anciens membres n’ont pas été réélus, n’ayant pas été reconduits à leur base.

Responsabilité

Il s’agit de Fanta Sangaré de l’ORTM et Amadou Cissé du Snipil (secrétaires à l’organisation dans l’ancien bureau) et Abdoulaye Fofana du Synacodem.

Si dans le conseil central, la section syndicale de la douane est représentée par Yacouba Katilé, en revanche dans le nouveau bureau on note l’absence des deux clans (Mohamed Bassirou Camara et Yacouba Katilé).
Mohamed Bassirou Camara qui ne jouit pas d’une légitimité et d’une légalité auprès de la majorité des douaniers avait été empêché lundi par les partisans de Katilé d’accéder à la salle qui a abrité les travaux du conseil central en prélude au 11e congrès.

Si l’incident n’a pas empêché par la suite le bon déroulement des travaux des instances statutaires de l’UNTM, il aura étalé le laxisme à gérer « une petite affaire » qui aurait finalement coûté cher à la centrale. La démission de Mohamed B. Camara de toutes activités syndicales devrait mettre un terme à cette crise latente qui, à terme, risquerait de paralyser l’UNTM.

« Tenant compte de l’intérêt supérieur de notre organisation, de la nécessité absolue de maintenir la cohésion en son sein et de l’enjeu national dont je suis l’objet, tout en continuant à exercer le mandat qui m’a été confié par l’UNTM au Conseil économique, social et culturel et dans le souci de tout mettre en œuvre pour éviter de mettre à mal les institutions de la République, je me retire de toute activité syndicale », avait déclaré M. Camara, s’adressant aux congressistes.

Au cours de la cérémonie de clôture, une attestation lui a été remise par le ministre Bady Ould Ganfoud pour ses qualités de négociateur chevronné de l’UNTM de 1998 à nos jours.

Denis Koné

07 août 2006.