Partager

La célébration de l’édition 2012 de la Journée africaine de la médecine traditionnelle a porté sur le thème: «Décennie africaine de la Médecine Traditionnelle: quel impact?». A Bamako, le 31 août, date de cette journée, a coïncidé avec la clôture de la Semaine Internationale de la Médecine Traditionnelle Africaine (SIMTA).

C’est le Palais de la Culture qui a abrité les deux évènements, en présence d’une foule de tradipraticiens de santé originaires de différents pays de la sous-région, invités par la Fédération malienne des associations de thérapeutes traditionnels et herboristes du Mali (FEMATH) à participer à la SIMTA 2012.

Pour le Bureau OMS Afrique, la Décennie de la Médecine Traditionnelle africaine (2001 – 2010) avait pour objectif principal la mise en œuvre de la «stratégie régionale de médecine traditionnelle». Parmi les activités mises en œuvre, la primauté avait été donnée à l’intensification de la recherche, en vue de produire des preuves scientifiques de la capacité de guérison des plantes médicinales pour nombre de certaines pathologies.

Aujourd’hui, et malgré des progrès notables, beaucoup reste à faire dans ce domaine, en termes de renforcement de capacités de recherche, de capacités institutionnelles et d’intégration de bonnes pratiques. Ainsi, nombre de pays africains n’ont pas encore, à l’instar de notre pays, l’un des pionniers en la matière, de réglementation spécifique pour la mise sur le marché de Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA), d’un système organisationnel efficace des tradipraticiens de santé, à travers des associations locales et régionales et une faîtière, en l’occurrence la FEMATH et d’institutions de recherche dédiées.

Cela est pourtant impératif pour améliorer la qualité des produits médicamenteux issus de notre pharmacopée traditionnelle et pour garantir aux patients leur efficacité et leur innocuité. C’est pourquoi tous les acteurs, institutionnels, associatifs, publics et privés ont plaidé pour la poursuite et l’intensification des efforts, afin de permettre à la médecine traditionnelle de jouer pleinement son rôle dans le système de santé du Mali.

Parmi les défis à relever, le renforcement de la collaboration entre les praticiens conventionnels et les tradipraticiens, la mobilisation de ressources supplémentaires pour le développement de la médecine traditionnelle, la création d’un environnement politique, économique et réglementaire favorable à la protection locale des ressources naturelles utilisées dans la formulation des médicaments traditionnels et l’élaboration d’un cadre réglementaire national pour la protection du savoir médical traditionnel.

En présence du parrain, le Pr Mamadou Koumaré, de la représentante du ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées et des partenaires de la recherche sur la Médecine Traditionnelle du Mali, le Directeur général de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), le Pr Flabou Bougoudogo, représentant le ministre de la Santé, le Président de la FEMATH, Mohamed Fall et le représentant de l’OMS, le Dr Minkaïla Maïga ont prononcé de brèves allocutions pour camper le décor, avant que l’assistance n’assiste à une série de présentations, suivies de débats, sur le thème de la JAMT 2012.

Ramata Diaouré

22 Septembre du 6 Septembre 2012