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Tout au long de la journée du Samedi dernier, vingt six maliens qui avaient des griefs contre nos gouvernements ont eu l’occasion de s’exprimer librement, sans détour.

La démocratie directe a ainsi marché une fois de plus. Les membres du gouvernement qui ont en charge la gestion de nos différents départements Ministériels et le fonctionnement normal de l’administration centrale se sont pliés à ce jeu démocratique.

Le Jury d’honneur présidé par Cathérine Choquet et composé entre autres de Me Amadou Traoré (Président de la section Malienne de l’Amnesty International), Ibrahim Famakan Coulibaly (président de l’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest), Me Soyata Maïga (Présidente de l’Association des juristes du Mali), Guerti Heslin (Pays-Bas), Moussa Sissoko (Mali-Enjeu) ; Me M’Bame Diarra ; Mme Melchiore NDadaye et Thierno Hady Thiam, jouaient le rôle d’arbitre entre gouvernants et gouvernés.

C’est au cours de ce dialogue ouvert qu’un vétérinaire nommé Ousmane Ali Diallo, après avoir exposé son calvaire qui dure depuis quelques années, s’est enfin vu remis dans ses droits.

Le sieur Diallo, il faut le rappeler, a été victime de vol de ses 257 moutons et 119 chèvres le 13 novembre 1987. Depuis lors, il a tapé à toutes les portes sans succès. Même la Présidence de la République a été sollicitée mais sans résultat.

C’est lors de l’édition 2005 de l’EID qu’il vient d’avoir véritablement une proposition concrète. Le Ministre de la justice qui a été interpellé fera savoir qu’après vérification, elle reconnaît qu’il y a eu un crime de vol qualifié.

Selon elle, le dossier de Ousmane Ali Diallo a disparu au niveau de la justice. Ce qui constitue, à ses yeux, un dysfonctionnement du service public de la justice qu’il faut combler.

Me Fanta Sylla fera savoir qu’en 2003, il y a eu un rapport duquel il découle un dysfonctionnement du service public de la justice.

La justice qui a mal tourné, dira Madame le Ministre, a causé du tort à Ousmane Ali Diallo. Après avoir fait ce constat, Me Fanta Sylla dira que désormais deux solutions s’offrent à Ousmane Ali Diallo :
– reconstituer son dossier au niveau de la justice pour relancer encore l’action judiciaire ou l’Etat qui est responsable lui propose une indemnisation.

Selon Me Fanta Sylla, le problème de Ousmane Ali Diallo aujourd’hui c’est d’être replacé dans sa dignité d’Homme. Ce n’est pas une question d’argent

. Elle dira au Jury d’Honneur de la 10è édition que si Ousmane Aly Diallo y consent, la justice lui propose, toutes causes confondues, le paiement de 4 millions de Fcfa tout en lui présentant des excuses.

Birama Fall

12 décembre 2005.