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Le bandit Ibrahim Banhanga continue de terroriser les populations de la région de Kidal. La confirmation en a été faite, pour la première fois, par le Directeur de l’information et des relations publiques des armées, le Colonel Abdoulaye Coulibaly. C’était dans l’après-midi d’hier, jeudi 30 août, au cours d’un point de presse.

«Le jeudi 30 août à 10 h dans le secteur de Tinzhawaten, un véhicule civil transportant des forains a sauté sur une mine posée par les assaillants, faisant dix morts et plusieurs blessés. Les forces armées et de sécurité continuent leur mission sur le terrain». Telle est l’intégralité du communiqué n°2 lu avec éloquence par le colonel Coulibaly.

Auparavant, le même colonel Coulibaly avait lu le communiqué n°1 dans lequel, l’armée reconnaît que «dans l’après-midi du 26 août 2007, une mission du ministère de l’Agriculture -chargée de la prospection antiacridienne- et son escorte ont fait l’objet d’une attaque par des bandits armés».

Au cours de cette attaque, qui a eu lieu à Tidjeret située dans le cercle de Ménaka (région de Gao) des véhicules de la mission, ainsi que quinze civils et militaires ont été enlevés selon ce communiqué.

Cependant, le communiqué précise que «sur les 15 éléments, les assaillants ont libéré 9 militaires. Le même communiqué officiel annonce également qu’un convoi de ravitaillement de l’unité de Tinzhawaten est tombé dans une embuscade le 27 août. A cette occasion, une vingtaine de personnels militaires ont été enlevés, des vivres et munitions ont été emportés. La patrouille lancée à leur poursuite a récupéré huit militaires».

Enfin, le Colonel Coulibaly a laissé entendre que les dispositions sont en cours en vue de libérer sains et saufs tous les otages, et récupérer le matériel emporté. «Le ministère de la Défense et des anciens combattants sait compter sur la bonne compréhension de tous pour le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays, seul gage de tout développement», conclut le communiqué.

De sources proches des élus de Kidal, il semble que ce sont trois véhicules (deux civils et un militaire) qui ont sauté sur des mines posées par Ibrahim Bahanga et ses hommes, faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés. Ce qui est sûr, c’est que des dizaines d’otages militaires sont encore entre les mains du terroriste Bahanga.

A en croire même les chiffres officiels fournis par le Colonel Abdoulaye Coulibaly, ce sont 18 éléments des Forces de Sécurités qui constituent, aujourd’hui, des otages que la vaillante armée nationale se doit de libérer immédiatement, sans hésitation.

Le moment est venu d’utiliser les hélicoptères de l’armée de l’air. A quoi servent-ils ? C’est le moment ou jamais de se servir de ces engins de guerre pour défendre la patrie et sauvegarder l’intégrité du territoire national.

C’est le moment de prouver que l’argent du contribuable malien injecté dans les hélicoptères n’est pas jeté par la fenêtre et que ces appareils militaires ne sont achetés que pour des manœuvres de l’armée de l’air dans la périphérie bamakoise.

Le président de la République, chef suprême des armées, doit être davantage ferme et décréter l’Etat de guerre dans cette partie du territoire nationale, car c’est de cela qu’il s’agit. Poser des mines pour tuer des paisibles citoyens est inacceptable dans le Mali démocratique.

Les auteurs d’un tel acte devront être recherchés et châtiés conformément aux lois de la République. ATT doit faire preuve de fermeté en refusant tout compromis ou compromission avec le bandit Ibrahim Bahanga. Aucune négociation ne devrait être engagée avec cet homme.

Sur cette question, ATT ne doit accepter ni une médiation algérienne encore moins celle de la Libye. Il doit mettre l’armée dans les conditions minimales pour lui permettre de traquer Bahanga dans ses derniers retranchements.

A suivre.

Chahana TAKIOU

31 août 2007.