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Parmi celles-ci on peut citer la modernisation de l’administration, le recrutement de plus de 3 000 agents dans la fonction publique à la date du 08 juin 2004 ; sans compter les recrutements en cours, la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de 24.750 FCFA en 2002 à 28.460 F CFA en 2005 ; l’organisation de concours professionnels pour l’avancement de certains fonctionnaires notamment les catégories intermédiaires, la revalorisation de la grille salariale des contractuels, la formation continue des fonctionnaires, une amélioration des conditions de vie et de travail des populations rurales ; la mensualisation des pensions des retraités etc…

Voilà entre autres quelques progrès significatifs enregistrés en trois années d’exercice du pouvoir d’ATT.

Et pourtant, tout n’est pas rose dans le bilan triennal; au plan social, de 2003 à 2005 au total, ce sont 37 préavis de grève qui ont été déposés, 2064 conflits individuels au travail. Et pourtant…

DE L’ACCROISSEMENT DES REVENUS

De 2002 à nos jours, les revenus pour certaines catégories de travailleurs de l’Etat ont subi une amélioration. Ainsi, les salaires et les pensions ont subi des hausses. En matière d’amélioration des conditions de vie et de travail, 21.997 fonctionnaires ont été transposés de la catégorie B1 à la catégorie B2 12.932 fonctionnaires ont bénéficié d’un avancement pour compter du 1er janvier 2004 ; 16.932 agents contractuels de l’administration ont été reclassés avec effet financier à partir du 1er janvier 2005 ; la revalorisation de la grille salariale des fonctionnaires en 2002 et 2003 a eu une incidence financière de 10,5 milliards FCFA ; l’alignement des rémunérations des enseignants contractuels sur le salaire des fonctionnaires et les contractuels de l’administration pour 3.100.000.000 FCFA. Au total, les avancements ont coûté à l’Etat 5.350.000.000 FCFA.

La masse salariale est passée de 82,2 milliards FCFA en 2001 à 11,140 milliards en 2004, soit un effort additionnel de 29,140 milliards de FCFA correspondant à une augmentation de l’ordre de 35,33%.

QU’EN EST-IL AU NIVEAU INDIVIDUEL ?

Selon les statistiques proches du Ministère de la Fonction Publique, le salaire d’un fonctionnaire de la catégorie A a augmenté de 2002 à 2003 de 162.676 FCFA à 202.226 FCFA. Pour la catégorie B2, de 96.811 F à 116.951 FCFA ; le salaire de la catégorie B1 a varié de 95.952 FCFA en 2002 à 112.356 FCFA en 2003.

La catégorie C a lui aussi subi une majoration de 60.727 F à 84.199 FCFA. Il faut tout de même préciser que cette évolution du salaire ne s’applique pas à un agent célibataire sans enfant et sans primes et indemnités. Pour un agent célibataire donc, le salaire de la catégorie A est passé de 62.945 FCFA en 2002 à 93.711 FCFA en 2005.

La catégorie B2 était de 49.109 F en 2002 à 70.446 FCFA en 2005 ; le salaire de la catégorie B1 est passé de 44.112 FCFA à la même période que B2 à 63.374 FCFA.
La catégorie C est passée de 35.075 F en 2002 à 48.683 FCFA en 2005.

LE SECTEUR INFORMEL, UN DEFI A LA MODERNISATION

Pour les autres secteurs et catégories qui ne sont pas classés dans les catégories A B ou C, on les appelle le secteur informel. Il contribue largement à l’accroissement de l’auto emploi, de l’emploi indépendant et à l’accès des couches défavorisées au crédit pour financer les activités génératrices de revenus. Au Mali, le secteur informel s’est révélé très dynamique. La plupart de nos opérateurs économiques sans qualification valable voyagent chaque jour à travers l’étranger, drainant avec eux des milliards.

A ce niveau, les ressources injectées sont passées de 37,162 milliards en 2002 à 55,702 milliards de FCFA en 2004 ; l’encours du crédit est passé de 26,564 milliards en 2002 à 55,702 milliards de FCFA en 2004 ; l’épargne locale collectée a évolué de 20,148 milliards à 28,525 milliards de FCFA. Quant au nombre d’emplois créés, il était dans l’informel de près de 2436 en 2002 contre 2928 en 2004 ; le nombre de sociétaires recensés au 1er trimestre 2005 est de 627.543 personnes.

A travers le Programme de Développement Institutionnel (PDI), le Ministère en charge de la Fonction Publique a entamé des négociations en vue de la préservation de la paix sociale ; l’adoption du cadre stratégique de la réforme de l’Etat et du Programme de Développement Institutionnel (PDI) en juillet 2003; la mise en oeuvre du plan opérationnel 2005-2007 du PDI…

Daba Balla KEITA

08 JUIN 2002 – 08 JUIN 2005

Les acquis sociaux du président ATT

La construction de 1008 logements sociaux sur le site de Yirimadio Bamako en mai 2003 dont la remise des clés par le Chef de l’Etat a eu lieu 05 juin 2004 et celle de 525 autres logements donc 28 à Kidal, 50 à Gao 120 à Ségou et 327 à Bamako depuis fin mai et début juin 2005 constituent la première phase de la construction de 3.500 logements sociaux lancée par le président de la République, sur l’ensemble du territoire national. Le coût total de l’opération des 1008 logements sociaux de Yirimadio toutes taxes confondues est évalué à 11.667.089.294 FCFA.

Quant à celui des 525 logements sociaux de Bamako, Ségou, Gao et Kidal, il s’élève à 7.554.304.610 FCFA toutes taxes comprises. De juin 2004 à juin 2005, au total ce sont 1533 logements sociaux sur les 3.500 promis par ATT pour un coût global de 19.221.393.904 FCFA qui ont été réalisés. Bâtis sur une surface de 382.000 m2, les 2008 logements sociaux de Yirimadio ont été réalisés par quatre entreprises de construction et trois entreprises de viabilisation sous la supervision de sept bureaux de contrôle
– L’entreprise Kampola qui a construit 117 logements de type F2-tôle pour un montant unitaire de 5.288.012 FCFA, soit un montant total de 567.871.434 FCFA sous le contrôle du bureau d’études BEDIS-SECOP-TP a construit 285 logements de type F3-a Dalle pour un montant total de 1.983.437.265 FCFA sous le contrôle des bureaux d’études Lobou Conseil et SETADE ;
– SOTRAPCO-SA a construit 330 logements de type F3-b Dalle pour un montant total de 2.157.168.420 FCFA sous le contrôle des bureaux d’études MGCI et CETRA.
– CSCEC a construit 276 logements dont 110 F3-a tôle et 166 F3-b tôle pour un montant total de 2.247.276.853 FCFA.

LES CRITERES D’ELIGIBILITE

Pour bénéficier des logements sociaux de Bamako, il faut être de nationalité malienne ; avoir un revenu compris entre 52.000 FCFA et 100.000 FCFA, ne pas être propriétaire ou co-propriétaire de logements dans le District de Bamako, ni dans la commune urbaine de Kati, ni dans les communes rurales ; la domiciliation du salaire à la Banque de l’Habitat du Mali (BHM-SA). Pour les non salariés, être de nationalité malienne ; ne pas être propriétaire ou co-propriétaire de logement dans le District de Bamako , ni dans la commune urbaine de Kati ; ni dans les communes rurales ; disposer dans son compte à la Banque de l’Habitat du Mali (BHM-SA) d’une épargne caution permanente dont le montant correspond au moins à 3 mensualités de remboursement du prêt logement.

Pour le cas des Maliens de l’Extérieur, ils doivent fournir la copie de la carte d’identité consulaire ; en plus des autres critères, ils doivent disposer dans une représentation ou chez un correspondant de la Banque de l’Habitat du Mali d’une épargne caution permanente dont le montant correspond au moins à trois mensualités de remboursement du prêt logement.

DIMENSION DES MAISONS
Les maisons de type F2 couvertes en dalle d’une superficie bâtie de 43m2 comprennent chacune un bâtiment principal d’une superficie bâtie de plus de 38m2, deux chambres, un magasin, une véranda et une toilette. Le plan type F3 couvert en dalle d’une superficie de 67m2 comprend un bâtiment principal d’une superficie bâtie de 60m2 répartie entre un salon, deux chambres, un magasin, une terrasse et une toilette extérieure.

Le coût de cession d’un logement de type F2 est de 6.910.940 FCFA remboursables sur une période de 25 ans, soit 300 mois en raison de 23.036 FCFA par mois.

Quant au logement de type F3, il coûte 9.507.239 FCFA remboursables dans la même période que le type F2 mais ici, le bénéficiaire paie 31.691 FCFA/mois.

La réalisation de ce programme de logements sociaux permet la redynamisation du secteur du logement au Mali ; la réduction de déficit en logement à caractère très économique et économique ; la réduction de la spéculation foncière ; la création d’emplois etc.

Daba Balla KEITA

TARIFS D’EAU ET D’ELECTRICITE AU MALI

Les problèmes et acquis sociaux

Les tarifs d’eau et d’électricité représentent une préoccupation majeure des autorités et des populations. Car ce sont deux éléments sans lesquels tout épanouissement des populations, tout effort de développement sont voués à l’échec. Il existe une problématique des tarifs d’eau et d’électricité au Mali. Il s’agit, notamment du cycle de renchérissements qui rendait luxueux ces deux produits incontournables à l’étape actuelle du développement socio-économique.

La privatisation d’EDM en Décembre 2000 est, en fait, à l’origine des augmentations progressives des tarifs d’eau et d’électricité. A partir de cette date, il y avait plutôt une tendance à la hausse des tarifs, conformément au contrat de concession de la société Energie du Mali. C’est ainsi qu’au fur et à mesure, les consommateurs maliens ont constaté des flambées de tarifs. Ce qui représente un fardeau dans un pays comme le Mali où les revenus des populations sont faibles.

Ainsi, au sein de la population, les consommateurs ainsi que les associations de défense de leurs intérêts, les syndicats, les acteurs politiques et des leaders d’opinion sont montés au créneau à chaque occasion qui s’offrait à eux pour décrier cette tendance négative qui, non seulement contrariait les ambitions des populations et des autorités, en fin de compte, pour le bien-être, mais aussi est devenue handicapante pour l’essor de l’industrie malienne et des investissements, auxquels pourtant tiennent aujourd’hui les autorités du pays.

LES AUGMENTATIONS ENREGISTREES

Déjà depuis 1998, il avait été procédé à la signature des accords de Paris qui ont fait des recommandations relatives à l’augmentation progressive des tarifs. Selon ces accords le produit électricité a été considéré comme un produit marchand et les augmentations comme une manière d’apporter une thérapie à la société Energie du Mali. En procédant ainsi, on retient la courbe suivante : en 1998 l’augmentation s’est chiffrée à 12,5%, à 9,8% en 1999 et 9,8% en 2000, soit un total de 32,1%.

En ce qui concerne l’eau, ses tarifs ont évolué de la manière suivante 30% d’augmentation en 1998, 10% en 1999 et 10% en 2000. Ce qui fait une augmentation cumulée de 50%. C’est dans un tel contexte qu’est intervenue la privatisation d’EDM. Aussi, dès la mise en vigueur du contrat de concession des services publics de l’eau et de l’électricité, la formule d’indexation tarifaire a posé problème.

L’application de ce mécanisme tarifaire s’est traduite en 2001 par une augmentation de 26,5% que l’Etat a supportée de janvier à juin 2001.

La situation a évolué c’est ainsi que de juillet à Décembre 2001, l’Etat a supporté 21,5% pendant que les 5% ont été répercutés sur les factures des consommateurs. Le montant total de la compensation a été estimé à 10,6 milliards de Fcfa. Comme si cela ne suffisait pas, en 2002, il y a eu une augmentation de 4,57% supportée par les consommateurs.

Face à une telle situation, les revendications des consommateurs étaient devenues plus fortes et régulières. Il fallait que les autorités politiques et administratives réagissent afin de rechercher des solutions.

DES EFFORTS SOUTENUS POUR RESOUDRE LE PROBLEME

Autorités et populations estiment qu’il faut persévérer dans les efforts de réduction des tarifs d’eau et d’électricité. Et ATT, en venant aux affaires, s’est engagé à tout mettre en oeuvre pour améliorer les conditions de vie et de travail des populations.

On ne peut atteindre un tel objectif sans prendre en compte la réduction des tarifs d’eau et d’électricité. C’est à cela que s’attelle le pouvoir ATT depuis 2002. Une telle démarche passe forcément par des négociations avec le partenaire stratégique afin d’aboutir à la relecture des contrats de concession des deux services publics : eau et électricité.

Rappelons que le contrat de concession mettait l’accent sur l’augmentation progressive des tarifs d’eau et d’électricité. Cela a eu pour conséquence une perte des avantages comparatifs par rapport aux autres pays de la sous-région. D’autre part, la cherté de l’électricité est considérée comme un facteur de désinvestissement avec comme corollaire les problèmes d’emploi et de la création de la valeur ajoutée. Le second acquis est relatif à la première baisse de 2,28% courant dernier trimestre de 2002.

Aussi, en 2003, compte tenu du niveau élevé des tarifs d’électricité, l’Etat a obtenu une baisse de 10% compensée pour un montant de 7,2 millions de Fcfa. Par ailleurs, la Commission de régulation de l’eau et de l’électricité, conformément à ses prérogatives, a fixé les tarifs de 2004 qui ont permis une baisse de 8,66% pour l’électricité et de 1,1% pour l’eau et pour la première fois sans compensation. Ainsi, de juin 2002 les tarifs d’électricité ont baissé de près de 21% répartie comme suit : une baisse de 2,3% pendant le dernier trimestre de 2002 de 10% en 2003 et de 8,6% en 2004.

Quant aux tarifs d’eau, ils ont baissé de 17% soit 10% en 2003 et 7% en 2004. Dans ce processus, l’Etat malien a consenti des efforts remarquables qui se traduisent par 10 milliards de Fcfa entre 2002 et 2004 au titre des exonérations partielles sur le carburant utilisé dans les centrales thermiques; 7,2 milliards de Fcfa au titre de compensation relative et une baisse tarifaire en 2003.

Moussa SOW

L’AN III D’ATT

De grands efforts pour faire reculer le mal du siècle

Ces derniers temps, s’il y a un problème qui a été inscrit d’urgence dans les priorités du président de la République c’est bien la pandémie du sida qui est un problème de développement car elle affecte tous les secteurs du développement d’un pays. Dans le monde 42 millions de personnes sont infectées par le VIH dont deux tiers de ce chiffre en Afrique subsaharienne. Au Mali, selon la lettre de la Fondation Glaxo Smith Kline, l’infection par le VIH/sida touche près de 110.000 personnes dont environ 13.000 enfants.

Conscient de cette situation et la « santé pour tous » étant l’une des priorités, le président ATT s’implique personnellement pour prévenir et lutter contre cette maladie et ses conséquences. Et cela à travers l’ensemble de la population malienne, les partenaires techniques et financiers du pays. C’est pourquoi le haut conseil national de lutte contre le sida avec un secrétariat exécutif a été mis en place par le chef de l’Etat. Rattaché directement à la présidence, ce secrétariat exécutif coordonne et suit toutes les actions pouvant lutter contre le VIH/sida.

A cet effet, un programme national multisectoriel de lutte contre le sida a été mis en place. Et son état de mise en oeuvre se définit à travers entre autre les aspects institutionnels, la mobilisation des fonds, les modalités de gestion. Et ce programme a permis la création de la coalition des entreprises, et l’adoption du décret n°05-147/P-RM du 31 mars 2005 fixant les conditions et modalités d’octroi de l’assistance particulière de l’Etat aux malades du sida et personnes vivant avec le VIH et de la garantie de confidentialité.

Ce programme national multisectoriel de lutte contre le sida qui s’étend sur la période 2005-2009 est financé à hauteur de 150,8 millions de dollars US. Cette importante somme a été mobilisée grâce à l’appui du fonds PPTE, 23 millions de dollars US de la Banque mondiale 25,5 millions de dollars US, du fonds mondial, 56 millions de dollars US de la Banque africaine de développement BAD 8,6 millions de dollars US, de l’USAID, 20 millions de dollars US du système des Nations Unies 4,7 millions de dollars US et autres coopérations bilatérales, 13 millions de dollars US.

Et le principe des modalités de gestion des fonds est de décentraliser l’accès aux ressources financières et de rapprocher les mécanismes d’approbation des sous projets et de contractualisation des populations afin d’éviter les éventuels intermédiaires qui alourdissent les procédures de décaissement. Pour cela, un seul mécanisme de gestion des fonds est retenu à travers l’Agence de Gestion des Contrats (AGC) et l’Agence de Gestion financière (AGF) qui sont installées à Bamako, Ségou et Gao.

Pour ce qui est de l’accès aux médicaments et aux soins un accord cadre a été signé entre le ministère de la santé et la Fondation Clinton Initiative contre le VIH/Sida pour l’accès aux ARV (anti-rétroviraux). Ce qui a permis d’accorder des facilités d’accès aux médicaments ARV à des coûts abordables. Il faut aussi rappeler que les médicaments ARV sont pris en charge par le budget national à travers les fonds PPTE et sont actuellement disponibles et gratuites au CESAC de Bamako et aux hôpitaux régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti.

C’est pourquoi 4308 personnes dont 2694 suivies régulièrement ont bénéficié de la gratuité des médicaments ARV au 30 avril 2005.

Il faut par ailleurs souligner que ce programme national multisectoriel de lutte contre le sida couvre plusieurs activités comme les activités de planification en cours d’élaboration pour le premier semestre 2005 qui sont entre autres : les plans sectoriels des ministères, l’appui à la coalition des entreprises, l’étude sur la féminisation du VIH/Sida dans notre pays.

Malgré tous les efforts, le programme national multisectoriel de lutte contre le sida connaît certaines difficultés comme la non finalisation du dispositif institutionnel (les textes relatifs à la création des organes décentralisés et des cellules de lutte contre le sida ne sont pas signés), le manque de financement pour la mise en place des structures décentralisées.

Mais les prochaines étapes de mise en oeuvre de ce programme sont entre autres la poursuite de la préparation de la mise en oeuvre du Fonds Mondial, du projet FAD/BAD; la mise en oeuvre des sous projets au niveau des communautés; la recherche de financement auprès des partenaires techniques et financiers pour le renforcement institutionnel du secrétariat exécutif du haut conseil national de lutte contre le sida.

Tout cela pour atteindre d’ici 2009, un résultat louable en matière de lutte contre le VIH/Sida.

Dado CAMARA

UN COUP DE FOUET A L’INDUSTRIE ET AUX INVESTISSEMENTS

Assurer le bien-être et le confort des Maliens, telle est la vision du Chef de l’Etat Amadou Toumani Touré qui, depuis son élection en juin 2002 à la Magistrature Suprême, ne ménage aucun effort pour atteindre cet objectif. Après trois années passées à la tête du pays, les résultats obtenus, les réalisations effectuées de même que les projets en cours sont édifiants et l’avenir est prometteur.

Du Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga aux membres du gouvernement, tous sont conscients du défi à relever et sont investis d’une mission, la mise en oeuvre de la lettre de cadrage du président de la République.

En trois ans, le bilan des Ministères de l’Industrie et du Commerce et celui en charge de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises est éloquent.

PROMOTION DES INVESTISSEMENTS ET DES PME/PMI DE JUIN 2002 A JUIN 2005

Ce département clé dans la réalisation des objectifs de développement couvre plusieurs domaines d’activités.

ASSURER LE FINANCEMENT ADEQUAT DES PME/PMI

Selon le document en provenance du département, de juin 2002 à juin 2005, le Fonds de Développement Economique (FDE) qui pilote la ligne de crédit artistique du projet d’appui au secteur de l’artisanat (PDSA) a refinancé à hauteur de 649,17 millions FCFA, 12 réseaux de caisses mutuelles de crédit, et 2 établissements de crédit (BHM et BMS) suite aux prêts accordés à 289 artisans dont près de la moitié sont des femmes.

735 unités de base sont actuellement agréées au titre des systèmes financiers décentralisés. L’encours global de dépôts est de 27,2 milliards FCFA et celui des crédits s’élève à 33,6 milliards de nos francs.

L’ADF a financé durant le dernier trimestre 2004, 3 programmes en direction des femmes pour 345 millions et a entériné le financement de 11 projets féminins pour 2005 à hauteur de 1,345 milliards de FCFA.

UN VERITABLE PARTENARIAT ENTRE L’ETAT ET LE SECTEUR PRIVE
– Le projet d’appui aux sources de croissance a été adopté par le gouvernement du Mali le 12 janvier 2005 et par le conseil d’administration de la Banque Mondiale le 15 février 2005 ;
– La lettre de politique de développement du secteur privé a été adoptée par notre gouvernement au cours du conseil des ministres du 12 janvier 2005 ;
– La participation au conseil présidentiel pour l’investissement.

CREER LES CONDITIONS PROPICES AUX INVESTISSEMENTS
-Les textes relatifs à la relecture du code des investissements ont fait l’objet d’un examen du conseil des ministres du 20 octobre 2004 ;
– Le guichet unique a été étendu au domaine des transports.
– Au cours de la période 2002-2005, 427 projets ont été agréés au code des investissements avec un total d’investissements prévisionnels d’environ 457 milliards de FCFA et près de 10 000 emplois prévus ;
– Le suivi et l’accompagnement de nouvelles unités industrielles comme la pose de la première pierre de la société SIGAZ et d’autres récemment inaugurées comme l’Ecole de Boulangerie Pâtisserie de la SOADF, le Dépôt d’hydrocarbures Sanké SGDS) et le Terminal à conteneur de la Société Malienne de Gestion de Conteneurs (SOMAGEC) ; le dossier d’extension de SUKALA-SA a été transmis au financement du prêt préférentiel de Chine.

AMENAGER ET VIABILISER LES ZONES INDUSTRIELLES

La mission d’identification du site de la zone industrielle de Koulikoro a été effectuée le 31 août 2004. L’aménagement de la zone industrielle de Dialakorobougou est en cours. L’ébauche des travaux de voirie et la délimitation de 1276 parcelles sont terminées.

La réhabilitation de la zone industrielle de Sotuba a été effectuée le 5 juillet 2004.

En plus de ces réalisations, les perspectives s’annoncent bonnes pour le 2è trimestre 2005 et l’année 2006.

Les principales actions qui seront menées se présentent comme suit :
– le démarrage en juin 2005 du projet d’appui aux sources de croissance ;
– la création du cadre unique de concertation Etat-secteur privé ;
– l’adoption des textes de mise en place de l’identification unique des entreprises ;
– l’adoption des textes de création d’un fonds de garantie ;
– la tenue du premier forum des investisseurs au Mali ;
– la tenue des journées économiques du Mali au Canada.

Le département a fait des grandes réalisations de sa création à nos jours.

REALISATIONS DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE PENDANT LA PERIODE

Ce département a pour objectif de promouvoir la politique d’industrialisation et de renforcer la compétitivité des entreprises.

De juin 2002 à juin 2005 de nombreuses réalisations ont été effectuées:
– la création de l’usine FITINA-SA
– l’adoption d’une politique d’industrialisation en novembre 2004 et la création de l’usine d’aliments bétail (FAMAB).

Le 3 mars 2005, la Société ITEMA BATEX-CI a été inaugurée. En septembre 2004, le Ministère a organisé la Table-Ronde sur le projet sucrier.

Aussi, le département est en train de poursuivre les négociations sur la recherche de solutions liées aux subventions sur le coton. Le Ministère a entrepris la promotion des produits nationaux dans le cadre de l’AGOA et des facilités accordées par l’UE et le Canada.

Depuis quelque temps, il a entrepris un vaste plan d’action de lutte contre la fraude : produits ciblés ; tabac, fancy, cigarettes et piles.

Parmi les perspectives, on peut citer la mise en oeuvre de la politique d’industrialisation, la création des structures de gestion du programme. Le Ministère a créé 1002 emplois sur 6000 prévus sur l’horizon 2007. On constate qu’au cours des trois années, un coup de fouet a été donné à l’industrie et aux investissements dans notre pays.

Mamadi TOUNKARA

GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES

L’insécurité au coeur des préoccupations des autorités

L’insécurité demeure une question d’actualité à travers le monde. Si ailleurs, notamment en Europe, aux Etats-Unis, dans certains pays arabes, le terrorisme occupe une place de choix dans l’insécurité, au plan international, en Afrique, et singulièrement au Mali, l’insécurité se constate sur d’autres terrains.

Elle se manifeste dans nos villes et entre elles par le grand banditisme qui s’explique par plusieurs facteurs dont la prolifération des armes légères, voire des armes de guerre sur le territoire national. Cette prolifération d’armes est tantôt le fait des trafiquants d’armes tantôt consécutive aux conflits qui font rage dans certains pays africains depuis plusieurs années.

La crise ivoirienne qui perdure en est une illustration éloquente. Il se produit depuis son déclenchement un mouvement de bandits de grand chemin traqués d’ailleurs avant la crise dans ce pays à la recherche de nouveaux espaces de prédilection. L’insécurité au Mali s’explique en grande partie par la fluidité et la longueur de nos frontières avec plusieurs pays.

C’est là un facteur qui favorise les infiltrations de bandits et d’armes venant de plusieurs pays. Toutes choses qui rendent particulièrement difficile le maintien de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Au-delà des sources extérieures de l’insécurité, il y a celle qui est le fait des Maliens ayant décidé de vivre au détriment de leurs compatriotes. On constate ce phénomène un peu partout sur l’étendue du territoire national et plus particulièrement au nord du pays où, malgré le pacte national, le banditisme est résiduel.

C’est ainsi que par moments, on apprend que çà et là des véhicules ont été enlevés. Dans les autres localités du pays, c’est le braquage des véhicules entre les différentes villes. Parmi leurs cibles il y a aussi les véhicules de forains.

En raison de la conjugaison de tous ces facteurs, la sécurité des personnes et des biens est une préoccupation majeure du président de la République. Cela a été exprimé dans son projet de société et dans la lettre de cadrage qu’il a adressée aux membres du gouvernement le 20 octobre 2002.

C’est ainsi que le département chargé de la sécurité devait s’atteler à mettre en place un dispositif de couverture sécuritaire du territoire. Une telle ambition n’est réalisable qu’à travers la mise en oeuvre d’un vaste programme de formation, de recrutement et d’équipement des forces chargées de veiller sur la sécurité des personnes et des biens. A cela, il faut ajouter le développement des infrastructures.

Pour le fonctionnement effectif et harmonieux de tout cet ensemble, il y avait nécessité de renforcer le budget des structures. Qu’est-ce qu’il en a été?

DES ACTES CONCRETS POSES

On note entre autres le recrutement de 700 policiers, la formation de 345 élèves sous-officiers, de 79 élèves inspecteurs et de 46 élèves commissaires de police. 30 sous-officiers, 35 inspecteurs et 15 commissaires ont bénéficié de stages de perfectionnement de longue durée en police judiciaire et en maintien d’ordre entre 2002 et 2005.

A la gendarmerie il y a en cours le recrutement de 500 gendarmes, 25 officiers supérieurs ont suivi le cours supérieur de gendarmerie, un officier et trois sous-officiers d’administration ont été formés, 100 sous-officiers ont bénéficié de la formation d’officier de police judiciaire, 7 officiers et 38 sous-officiers ont été formés en maintien d’ordre et en police judiciaire. Des stages pratiques ont été suivis par 21 officiers 13 sous-officiers au Sénégal, en France, au Bénin et aux USA.

Pour ce qui est de la Garde nationale, elle a en cours le recrutement de 1000 éléments. A cela, il faut ajouter les formations suivies à l’intérieur et à l’extérieur par des officiers et sous-officiers. Dans le cadre de la Protection civile 9 cadres ont été formés au Burkina-Faso et au Maroc et 28 chefs de groupe incendie ont bénéficié de formation à Bamako avec l’appui de la coopération française.

EQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES

La police a été dotée de 50 véhicules et 43 motos. Quant à la gendarmerie, elle a obtenu 62 véhicules, 114 motos, 20 chevaux, 1 pinasse, 1 groupe électrogène. La garde a été dotée de 14 véhicules, 14 motos, d’effets d’habillement pour tout le personnel et de panneaux solaires. Au niveau de la protection civile, les équipements ont concerné3ambulances, 2 véhicules incendie, une échelle pivotante et 3 véhicules de transport de troupes.

Dans le cadre du développement des infrastructures également, des efforts considérables ont été déployés par les autorités. Ainsi, on note l’ouverture de 7 nouveaux commissariats de police et d’un poste de police. Pour la gendarmerie, il y a eu 2 nouvelles brigades, 2 ont été réhabilitées et 65 postes de sécurité temporaires ont été créés. Les efforts d’équipement des trois dernières années sont estimés à 3.788.914.087 Fcfa.

La Garde républicaine s’est enrichie de 7 postes de commandement peloton, d’un poste de commandement pour groupement, de 7 logements d’officiers et de sous-officiers, de 14 logements avec toilettes traditionnelles. Quant à la protection civile, elle a bénéficié de 2 directions régionales, d’un centre de secours et de 5 centres de secours routier. Conséquemment, les budgets des différents corps ont été réajustés afin de leur permettre la prise en charge des personnels étoffés et des logistiques.

En plus du renforcement des capacités opérationnelles des forces, les actions du département de la sécurité intérieure et de la protection civile ont également concerné le renforcement de l’environnement juridique.

Moussa SOW

08 juin 2005