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La rencontre sera l’occasion de faire l’état des lieux afin d’améliorer la cohérence et l’efficience dans un contexte du renouveau de la gouvernance dans l’action publique.

La formation professionnelle et l’insertion des jeunes constituant des leviers importants pour le développement socio-économique d’un pays. C’est pourquoi, le gouvernement est toujours dans la logique de hisser le message de ce secteur au cœur de ses actions de développement afin de donner l’espoir à la jeunesse. Le lancement des travaux des États généraux sur la formation professionnelle et de l’insertion, hier au Centre de formation professionnelle (CFP) à Sénou, traduit cet état d’esprit des plus hautes autorités. La cérémonie d’ouverture était reçue par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, en présence du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bakary Doumbia. Le chef de file du sous-groupe d’intérêt «emploi et formation professionnelle»,

L’objectif global de ces États généraux qui dureront deux jours, est de faire l’état des lieux de la formation professionnelle afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité dans un contexte du renouveau de la gouvernance dans l’action publique. Ces assises permettent notamment d’évaluer les textes réglementaires et législatifs qui régissent le secteur en vue de leur efficacité et complémentarité et faire l’évaluation du mécanisme de financement de la formation professionnelle et de l’opérationnalisation des centres de formation existants. Il s’agira pour les participants de développer des mesures rigoureuses garantissant la qualité dans la procédure d’obtention des agréments et d’évaluer la maîtrise d’ouvrage de la formation professionnelle par les collectivités territoriales,

Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a rappelé que la vision de son département porte sur la qualification aux métiers de nos ressources humaines en vue de promouvoir leur insertion. Il ajoutera que le Mali, à l’instar des autres pays en voie de développement, ne peut compter que sur la capacité d’initiatives et d’interventions de ses enfants préparés pour relever les nombreux défis qui s’inscrivent aujourd’hui dans un contexte de compétitivité aux niveaux sous régional et international. «Pour ce qui nous concerne, il s’agit en même temps de contribuer à l’augmentation de la productivité et de la rentabilité de nos activités économiques d’une partie et de satisfaire les conditions d’une croissance économique soutenue, d’autre partie», a expliqué Bakary Doumbia.

ACCROÎTRE LES CHANCES- ACCROÎTRE LES CHANCES- Doumbia précisera l’objectif de son en partenariat avec les collectivités territoriales consiste à réduire progressivement le taux de chômage des jeunes en augmentant leur employabilité, en développant, entre autres corps de métiers, le bâtiment et travaux publics (BTP), l’hôtellerie, l’agroalimentaire en lien avec les chaînes de valeur de la production à la commercialisation en passant par la transformation pour leur insertion professionnelle et assurer le développement du secteur privé avec la mise à disposition d’une main d’œuvre qualifiée.

Selon le ministre Doumbia, les États généraux offrent une occasion à son département de partager le rapport issu du « Diagnostic organisationnel du sous-secteur de la formation professionnelle et de l’emploi et le Plan de renforcement des capacités du ministère et des collectivités territoriales région », une étude commanditée avec l’accompagnement des Partenaires techniques et financiers (PTF).

Parlant de ce diagnostic, le chef de file du sous-groupe d’intérêt « Emploi et formation professionnelle » a indiqué que sa réalisation a permis d’obtenir les informations clés en termes de capacités organisationnelles des acteurs du secteur de la formation professionnelle et de l’emploi, et d’identifier les principaux obstacles au pilotage, à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une vision partagée en tenant compte des grandes réformes sous-régionales et nationales inscrites dans le Cadre pour la relance de l’ économie et du développement durable (Prodec II). «Nous et voulons vous proposer d’examiner en toute objectivité les performances du secteur en s’appuyant sur les résultats du diagnostic,

« Nous devrons au quotidien, nous assurons de la bonne gestion des ressources mises à notre disposition et tout mettre en œuvre afin que les objectifs visés soient atteints », a ajouté François Tirot qui a réitéré l’engagement des PTF à défendre le secteur de l ’emploi et de la formation professionnelle et surtout de voir se diriger sur le terrain les actions engagées au profit notamment des jeunes maliennes et maliens.

Pour sa part, le chef du gouvernement a estimé que le Prodec II et les ODD à l’horizon 2030 sont des documents pragmatiques de référence pour le développement du capital humain sous-tendu par une formation de qualité privilégiée la promotion des filières techniques et professionnelles qui offrent à plus de perspectives d’emploi pour les jeunes. Par ailleurs, Choguel Kokalla Maïga a fait savoir que le développement du capital humain s’est avéré comme un vecteur incontournable de la professionnalisation et de l’employabilité pour accroître les chances d’insérer les jeunes dans le tissu économique.

Cette jeunesse qui, selon le chef du gouvernement, est un atout pour le Mali si elle est formée et accède à des opportunités de participer à la réussite de la transition et à la transformation socio-économique du pays. 

« La doter d’outils de gestion efficients et efficaces de valoriser son développement et aussi valoriser les différents dispositifs de formation que de garantir leur insertion sur le marché de l’emploi », a souligné le Premier ministre.

Mohamed D. DIAWARA

Source: L’Essor