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  Les Echos
AFFRONTEMENTS ENTRE ELEVEURS ET PAYSANS : Huit Maliens parmi les personnes tuées en Côte d’Ivoire

Les affrontements sanglants entre agriculteurs et éleveurs dans la nuit du 24 au 25 mars 2016 à Bouna (Côte d’Ivoire) ont causé la mort de 8 Maliens. Selon le président des Maliens de la localité, Ibrahim Daou, que nous avons contacté , 5 corps ont déjà été enterrés et les trois autres ne sont pas encore en la possession de la communauté malienne.

La localité de Bouna, à la lisière des frontières burkinabé et ghanéenne, a été le théâtre d’un affrontement sanglant entre agriculteurs et éleveurs la semaine dernière. C’est à la machette et au fusil que se sont affrontées agriculteurs lobis et éleveurs peuls. Malgré le déploiement de forces de sécurité dans la ville, le bilan des victimes est très élevé.

Selon le président des Maliens de Bouna, Ibrahim Daou, joint par nos soins, il y a eu au moins 22 morts et une trentaine de blessés. Parmi les morts, on dénombre huit Maliens dont 5 ont déjà été inhumés, les corps des trois autres étaient, au moment où nous mettions sous presse, à la disposition des forces de l’ordre ivoirien. Il déplore aussi quelques cas de disparition.

Aux dires de M. Daou, tout a basculé dans l’horreur après que des Peuls se sont refugiés chez l’un des leurs dans le quartier Ouattarasso après l’incendie de leurs campements situés dans les localités de Panzarani et de Soniandegué. Une rixe a alors éclaté avec les autochtones de l’ethnie lobi, agriculteurs dans leur grande majorité, qui reprochent aux éleveurs peuls des négligences dans la gestion de leurs troupeaux.

Il explique que les dégâts des affrontements de Bouna sont très importants. « Le marché principal de la ville est partiellement parti en flammes et plus de 2000 personnes se sont réfugiées dans le camp des Nations unies installé dans la ville. Présentement, nous sommes éparpillés dans la forêt. Nous sommes en insécurité et il faut que les autorités maliennes s’impliquent pour nous faire sortir de cette situation. Il faut que l’ambassade fasse quelque chose pour nous sauver, car le danger persiste », alerte M. Daou.

Sory I. Konaté
Les ECHOS du 5 avril 2016

 

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