Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Les Echos
Edito : 17 Mars 1989-17 Mars 2016 :« LES ECHOS » A 27 ANS

Ne pas se taire, ne pas cautionner

Aujourd’hui, plus que jamais, « Les Echos« se justifie. Il est né, il y a 27 ans, pour le combat pour la démocratie, pour rappeler le martyre de milliers de Maliens, tués pour avoir eu une opinion contraire, pour avoir eu une opinion propre.

Le journal « Les Echos » est né il y a 27 ans, pour soutenir le combat pour la démocratie. Il est et reste engagé pour ce combat démocratique. Il est né le 17 mars, en souvenir justement de l’assassinat du leader estudiantin Abdoul Karim Cabral, tué pour une raison qui serait banal aujourd’hui : la grève.

A ce jour, le débat sur où se trouve sa tombe n’est pas tranché. Ces parents et ses compagnons n’ont pas eu la consolation de se recueillir sur sa tombe. A ce jour, on se demande où sont ses restes.

Dans un ouvrage collectif qui vient d’être publié sous le titre « Le Mali sous Moussa Traoré », il est dit, avec ce que cela comporte de sous-entendu, que « Les Echos » et « Aurore » sont nés sur financement étranger. Ce qui n’est le cas ni pour l’un ni pour l’autre, mais il est écrit à dessein.

« Les Echos » est partie intégrante du Mouvement démocratique. Il a joué son rôle historique. Il restera mobilisé. Il restera une arrête au travers de la gorge des nostalgiques, des tapis et autres embusqués qui, aujourd’hui, justement profitent des acquis entre autres de « Les Echos« pour avoir pignon sur rue, tenter de réécrire l’histoire, de nier les faits, de travestir notre passé récent.

Le 17 mars est là, marqué d’une pierre blanche, rappelant les atrocités de la junte de GMT et de tout le système mis en place, avec l’aide d’intellectuels et de civils, qui reviennent à la charge pour nier ce qui ne date pas de mille ans. Les acteurs sont encore là. Les victimes, pour certaines, sont encore là.

« Les Echos » ne s’associe pas à la campagne et ne se taira pas. N’en déplaise aux nostalgiques qui sont déjà parvenus à pousser les autres acteurs du Mouvement démocratique à la retraite, leur mettant un sentiment de culpabilité.

Convaincu qu’un système qui permet à tout le monde d’avoir le droit de dire ce qu’il pense, dans le respect des lois, de s’associer ou pas est le meilleur, nous ne saurions être loin de ce combat, surtout si la charge contraire est portée par ceux qui défendent un homme qui a les mains maculés de sang.

Ailleurs, ils seront accusés d’apologie du crime, puisqu’ils nient les morts sur le pont des Martyrs. Le Carré des martyrs ? Une vue de l’esprit ?

Nous ne mangerons pas de ce pain-là.

Alexis Kalambry

20 Mars 2016

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2017 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés