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Mali : lueur d’espoir pour Boukary Daou, opération “presse morte” levée

Les journalistes maliens ont décidé le 15 mars de lever leur opération « presse morte » déclenchée mardi, après la remise à la police de l’un des leurs, arrêté par les services de renseignements. Boukary Daou, directeur du quotidien Le Républicain, arrêté le 6 mars à Bamako, a été transféré à la Brigade d’investigation judiciaire (la BIJ), où notre correspondant a pu l’apercevoir. Il avait été arrêté après la publication d’une lettre ouverte de soldats combattant au Nord et protestant contre les avantages accordés au capitaine Sanogo, le chef des ex-putschistes.

A la Brigade d’investigation judiciaire de Bamako, où nous l’avons brièvement rencontré, Boukary Daou, est assis sur un banc. Il est emmitouflé dans une tenue traditionnelle. Il a l’air fatigué, très fatigué.

Devant lui, un poste téléviseur. Selon son avocat, Maître Cheick Oumar Konaré, dans les locaux de la sécurité d’Etat de Bamako où il était préalablement détenu, il a « subi des traitements physiques dégradants ».

Mais actuellement, poursuit l’avocat, Boukary Daou a le moral, et il est prêt à affronter la suite de la procédure. En principe, les choses devraient aller vite ce vendredi. Soit il est encore une fois entendu, soit il est libéré ou présenté devant la justice malienne.

Pour un autre de ses avocats, Maître Lamissa Coulibaly, qui a pu le voir mercredi, c’est un bon début.

Me Lamissa Coulibaly, Avocat du journaliste Boukary Daou : “Il est confiant. Il n’y a pas de charges contre lui.”

Ce qui compte, dit Majan Koné, le directeur de la Maison de la presse, c’est le retour à une situation légale.

Makan Koné, Directeur de la Maison de la presse : “Il n’est pas inculpé. Il n’y a pas de plainte contre lui. Mais nous restons vigilants.”

Par RFI, le 15 Mars 2013


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Mali : fin des journées "presse morte" suite au transfert du journaliste Boukary Daou, arrêté par la SE, à la BIJ

BAMAKO, 15 mars (Xinhua) — Le directeur de publication du journal "Le républicain", Boukary Daou, arrêté le 6 mars dernier par les services de renseignements de l’Etat communément Sécurité d’Etat ou SE, a été transféré jeudi après-midi à la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ), occasionnant la fin des journées "presse morte" dans le pays à partir de jeudi minuit, a appris Xinhua de sources proches du comité de crise créé à cet effet.

Depuis 72 heures, les responsables des organisations faîtières de la presse privée malienne, ont décidé d’aller en grève en observant des "journées sans presse" à Bamako, puis sur toute l’étendue du territoire national. Ceux-ci ont été suivis par l’association des distributeurs de journaux.

La fin de la grève de la presse privée à partir de jeudi minuit a été rendue possible grâce au transfert de M. Daou à la BIJ, à la médiation du Haut conseil islamique, précisent des sources proches du comité du comité d crise.

L’interpellation de M. Daou par la SE "sans aucune procédure judiciaire avait été décriée" par l’ensemble des journalistes de la presse privée malienne dont certains estiment que "son transfert à la BIJ est un début à la procédure judiciaire. Ce qui permettra à nos avocats de le défendre".

La décision des journées sans presse au Mali fait suite à l’arrestation de Boukary Daou, directeur de publication du journal "Le Républicain" le 6 mars dernier pour avoir publié une lettre ouverte adressée au président malien et à "la longue liste de harcèlements, d’intimidations et d’agressions dont ont fait l’objet ces derniers temps..."

Dans cette lettre, des soldats maliens demandent l’annulation des avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l’ex-junte et président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité du Mali ainsi que les autres membres du comité.

French.news.cn 2013-03-15 14:20:05

 

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