Bamako et Kati avaient connu mercredi des perturbations provoquées par des manifestations de certains partis politiques qui veulent la convocation immédiate de concertations nationales. Profitant du désordre, certaines personnes ont vandalisé des stations d’essence et des usagers. Des pillages avaient été observés dans la capitale. Ce jeudi, le calme était perceptible dans la capitale. Constat !
En ce matin de jeudi, la circulation était fluide contrairement à mercredi où elle était bloquée au centre ville. De Lafiabougou au Badialan en passant par Bamako-Coura jusqu’au monument de l’Indépendance, une présence dissuasive des forces de l’ordre était visible.
Mais, malgré les mises en garde du gouvernement mercredi soir sur l’ORTM, la Copam, instigatrice des mouvements de ce jour, voulait remettre les manifestations à ce jeudi matin au Carrefour des jeunes. Cette fois-ci pacifiquement. La marche a été contenue par des éléments du maintien d’ordre. Les forces de sécurité étaient déployées aux endroits stratégiques pour plus de sécurité dans la ville.
Prenant les rumeurs au sérieux, certaines stations d’essence et des boutiques ont préféré fermer. Même les gargotes et autres vendeurs ambulants se faisaient rares dans les rues. A la station Total du boulevard de l’Indépendance et celui près du Carrefour des jeunes, les pompistes se faisaient rares. « Il n’y a pas d’essence, la station est fermée !« , prétextaient-ils.
Selon nos sources, la sécurité a été renforcée au niveau du palais présidentiel, à l’aéroport de Bamako, à l’ORTM et dans certains hôtels de Bamako.
La paralysie de la ville, les difficultés constatées dans la circulation et la sortie inattendue de jeunes scolaires dans la ville ont suscité de vives réactions du gouvernement qui a, dans un communiqué, décidé de fermer provisoirement des établissements scolaires (primaire et supérieur) de Bamako et de Kati, jusqu’à ce que les conditions de sérénité et de quiétude soient réunies.
Dans ce communiqué, le gouvernement met en garde les fauteurs de troubles et l’instrumentalisation de l’école à des fins purement politiciennes. Il promet des mesures de fermeté nécessaires à la préservation de l’ordre public.
Aminata Traoré
Les Echos du 11 Janvier 2013
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