Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Soir de Bamako
Formation et emploi : Le CIGEM et ses partenaires restituent une Étude

L’étude en question a porté (entre autres) sur les besoins des entreprises en ressources humaines, les produits du système de formation au Mali, et les relations entre les deux, et la problématique de l’inadéquation entre Formation et Emploi.

Aussi, à la faveur d’un atelier de restitution qui a eu lieu le jeudi 22 avril au siège du CIGEM, en présence d’autres acteurs en la matière et de la presse nationale, le Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM) et “International Business Consulting” (IBC) viennent de révéler les résultats auxquels cette Étude a abouti.

Pour la circonstance, la rencontre était dirigée par le Directeur Général du CIGEM, M. Abdoulaye Konaté qui, dans son mot de bienvenue, n’a pas manqué de rappeler : “Il nous est impératif de nous adapter aux besoins“.

L’atelier a fait ressortir l’état des lieux, demande des entreprises en ressources humaines ; l’offre de formation au Mali ; l’analyse des causes d’inadéquation offre-demande de l’Emploi ; la proposition des axes d’amélioration de l’adéquation offre-demande.

Concernant le commerce général, la première conférencière, Mme Fatoumata Dicko, a expliqué qu’il apparaît culturellement comme un des secteurs favoris des Maliens, mais que le plus souvent, son inconvénient demeure la faiblesse de la valeur ajoutée.

Aussi, la pratique dominante du secteur est le recrutement de personnel non qualifié. Par ailleurs, les opérateurs n’ont pas encore une bonne perception de la valeur ajoutée pouvant découler de certaines fonctions exercées avec plus de professionnalisme.

Ces dernières années, le secteur de l’Hôtellerie a connu un essor considérable, avec une explosion du nombre de structures hôtelières. Malheureusement, cet essor ne s’est pas accompagné par une amélioration qualitative : les hôtels se caractérisent tous par une pléthore d’effectifs non qualifiés, pour presque tous les profils.

Les propriétaires (pour la majeure partie, des non hôteliers) ne sont pas encore sensibilisés sur les conséquences, surtout à long terme, de ce déficit en professionnalisme.

Concernant les domaines de la mécanique, de l’électromécanique et de l’électronique : tous les métiers traditionnels de ces secteurs subissent des mutations de fond, mais qui ne sont pas accompagnées d’une mise à jour des intervenants du secteur. D’où la nécessité d’un gros effort d’ajustement des qualifications.

Par ailleurs, l’agro-business est reconnu comme étant le secteur le plus porteur de potentiel de croissance pour le Mali. Mais, pour leur développement, ses nombreuses filières sous- exploitées (production céréalière, fruits et légumes, produits de cueillette, élevage, etc) ont besoin de nombreuses qualifications actuellement non disponibles sur le marché.

Mme Fatoumata Dicko fera ensuite savoir que les entreprises maliennes du BTP se caractérisent par un manque de compétitivité, avant d’ajouter que l’industrie aurifère occupe actuellement une place de choix en termes de contribution à l’économie nationale, mais que son exportation sans valeur ajoutée est un gros manque à gagner en terme d’emplois.

Quant aux métiers actuels des compagnies minières, plusieurs d’entre elles ne trouvent pas de titulaires nationaux, en raison du manque de maîtrise de qualifications spécifique. En revanche, les différentes activités, supports de l’exploitation minière, peuvent être plus pourvoyeuses d’emplois, à condition que les qualifications requises soient disponibles.

En termes de proposition des axes d’amélioration de l’adéquation entre l’offre et la demande, et à la lumière des enseignements tirés de cette rencontre, le Programme d’appui du CIGEM, qui vise à mieux maîtriser les flux migratoires, devrait essentiellement reposer sur deux axes stratégiques d’orientation.

En effet, il s’agira d’optimiser ses interventions en les priorisant en fonction des potentiels respectifs de chaque secteur, en termes de croissance économique et d’emplois ; et de concevoir toutes ces interventions dans une approche de complémentarité (entre l’offre et la demande).

Bakoroba COULIBALY

23 Avril 2010.

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2008 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés