L’atelier de restitution des résultats de l’Étude intitulé “Dimensions structurelles de la libéralisation sur l’agriculture et le développement rural” s’inscrit dans le cadre d’un programme international de recherche dénommé : Ruralstruc. Co-financé par la Banque Mondiale, la Coopération Française et le FIDA dans ses perspectives, ce programme concerne sept pays à savoir : Kenya, Madagascar, Mali, Maroc, Mexique, Nicaragua et Sénégal.
Le lancement de cette cérémonie a eu lieu le 21 avril 2010 et prendra fin le 22 avril 2010 au Centre International de Bamako, sous la présidence de M. Abdramane Cissé, Conseiller Technique au Ministère de l’Agriculture. Ce dernier était accompagné du Directeur Général de l’IER, le Dr Guindo Témé, du représentant de la Banque Mondiale au Mali, M. Ousmane Diagana, entre autres.
En effet, le programme Rural struct a dans la pratique démarré ses structures en 2006 avec pour objectif général de contribuer à mieux comprendre les changements structurels intervenus dans les économies rurales des pays étudiés dans un contexte de mondialisation.
D’une part, la première phase du programme (2006 et 2007), a permis de faire son état des lieux, à partir des informations existantes, dans le domaine du rôle et de la place de l’agriculture dans l’économie nationale, la structure des marchés et leur évolution, les processus de différenciation structurelle, les risques de blocage et les adaptations en cours.
Ce premier processus a donc permis de faire le point qui démontre que le Mali reste hors des grandes tendances de reconfiguration du système agroalimentaire mondial qui sont : il n’y a pas de concentration, ni des structures de production, ni des autres segments de filières agricoles ; la contractualisation entre production et commercialisation est presque inexistante, l’intégration au marché reste très faible et la distribution est atomisée ; les projections démographiques indiquent une forte urbanisation : en 1961, le Mali comptait environ 8 ruraux pour seulement un urbain et en 2004, ce rapport est de près d e 2,25 ruraux pour un urbain.
Et d’autre part, la seconde phase du programme (2008-2009), réalisée par un consortium composé de l’Institut d’Économie Rurale (IER), le Centre International de Coopération en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) et l’Université d’État de Michigan (MSU), a surtout porté sur des études de cas détaillés axées sur l’examen des questions soulevées durant la première phase. Les résultats des enquêtes de cette seconde phase, réalisées dans les zones de Diéma, Koutiala, Macina et Tominian révèlent une pauvreté monétaire très élevée en milieu rural.
Le Directeur Général de l’IER, Dr Guindo Témé, au cours de son allocution, a surtout mis l’accent sur les différents thèmes qui doivent être décortiqués tout au long de cet atelier, à savoir : l’agriculture face aux défis de la transition démographique au Mali ; la pauvreté et la vulnérabilité des ménages ruraux ; la diversification des activités et l’intégration au marché.
“Je demeure convaincu que vos travaux permettront de faire de propositions concrètes et cohérentes pour la réduction de la pauvreté en milieu rural et pour un développement agricole durable et créateur d’emplois”, a conclu M. Abdramane Cissé, Conseiller Technique du Ministère de l’Agriculture.
Tougouna A. TRAORE
(Stagiaire)
22 Avril 2010.
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