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  Soir de Bamako
Enseignement fondamental : Le Mali opte pour le bloc unique

La Maison de la Presse a servi de cadre à une rencontre organisée par leu Ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, qui avait pour but d’informer l’opinion nationale et internationale des nouvelles mesures relatives aux changements intervenus dans les classes d’examen de l’Enseignement Fondamental. Cette rencontre avec les médias était principalement animée par le Chef du département, le Professeur Salikou Sanogo, assisté des membres de son Cabinet.

La conférence avait débuté par les mots du bienvenue du maître des lieux, M. Makan Koné, qui s’est réjoui du choix porté sur la Maison de la Presse pour abriter un telle rencontre, dont l’objet a porté sur les changements intervenus au niveau des examens du CEP et du DEF. Un changement qui fait suite à l’intervention de la Loi d’orientation sur l’Ecole qui a été confirmée par le Forum National sur l’Education, à l’époque présidée par le Ministre de tutelle lui-même.

La Loi en question prévoyait un certain nombre de mesures. Certaines de ces mesures ont vu le jour, pendant que d’autres sont envisagées pour être mises en œuvre. En tout cas, pour le Chef du département, c’était l’occasion d’expliquer en détail toutes les implications de cette Loi.
En effet, la nouvelle réforme dont il s’agit vise, d’une part, à relever le niveau des élèves, et d’autre part, à valoriser le diplôme de base du système éducatif malien. Ce qui passe forcément par le retour de certaines matières d’évaluation à l’examen du DEF, quand on sait que le Mali a opté de nouveau pour le bloc unique de 9 ans.

Après la suppression de l’examen de passage en 7è, le CEP sera supprimé et remplacé par une évaluation interne. Puisque le BAC unique implique que le passage en classe supérieure soit subordonné à un contrôle interne, cela entraîne, par conséquent, des mesures d’accompagnement du Ministère. Il s’agit, entre autres, de la création de nouvelles académies et de nomination de Conseillers pédagogiques de nouveaux centres pédagogiques, indiquera le Ministre.

Tout cela a pour but de promouvoir la qualité de l’Education qui, faut-il le rappeler, est aussi un des objectifs du PISE III. Aux dires du Ministre, des missions ont sillonné le pays pour plus de communication sur ce projet (il s’agit de la société civile, de parents d’élèves, et même de syndicats) pour une bonne compréhension du système. Aussi est-il bon se faire un petit rappel.

En effet, la réforme de 1962 a institué un Enseignement Fondamental organisé en deux Cycles organiquement liés : 1er et 2è Cycles. Les fins de cycle étaient sanctionnées par des examens. Ainsi, la fin du 1er Cycle était sanctionnée par le CFEPCEF ; tandis que la fin du 2è Cycle était sanctionnée par le Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF).

La réforme de 1962 a supprimé le CFEPCEF pour le remplacer par le passage automatique. Il a été ré institué en 1970 par le Décret 57 portant organisation de l’Enseignement Fondamental, pour des raisons de gestions de flux du 1er Cycle vers le 2è Cycle, donc dans un but sélectif.

Au fil des ans, il a été constaté que les enfants qui terminaient le 1er Cycle de l’Enseignement Fondamental retombaient très vite dans l’illettrisme. Cet enseignement ne garantissait pas le minimum éducatif que le système se donnait comme objectif.

Pour corriger cet état de fait, les réflexions et les études ont proposé l’institution d’un bloc unique de 9 ans qui a été matérialisée par la Li d’orientation sur l’Education. La répartition des 9 ans du bloc unique en différents niveaux est intervenue avec l’avènement du curriculum. Ainsi, les neuf ans ont été repartis en quatre niveaux :

Niveau I : 1ère et 2è Années : Initiation ;

Niveau II : 3è et 4è Années : Aptitudes ;

Niveau III : 5è et 6è Années : Consolidations ;

Niveau IV : 7è, 8è et 9è Années : Orientation.

Par ailleurs, le Ministre a expliqué que les mesures d’accompagnement de la suppression du CFEPCEF, et que le niveau des élèves dépend surtout d’une sélection fondée sur la régularité aux cours, le sérieux dans la préparation et l’exécution des leçons, l’objectivité dans les évaluations internes. Il a été constaté que certains élèves pouvaient réussir à l’examen avec une moyenne annuelle de 3. Ce qui met en doute la crédibilité de l’organisation de cette évaluation.

Les compositions, quant à elles, sont des pratiques qui sont crédibles. L’évaluation interne au 1er Cycle est mensuelle et concerne toute l’année. Elle est continue, contrairement à l’examen qui est ponctuel. “Le passage se fait sur la base de la moyenne annuelle qui est soumise à différents niveaux de contrôle. Les propositions de passage sont soumises à l’appréciation du Conseil des Maîtres d’abord, puis à celle du Directeur du Centre d’Animation Pédagogique. Pour améliorer l’évaluation interne, un accent sera mis sur le suivi régulier de l’exécution des programmes, notamment sur la gestion des classes de 6è Année”, a souligné le Ministre Salikou Sanogo.

Comme indiqué plus haut, cette réforme, qui concerne également l’examen du DEF, est consacrée par le retour de certaines matières. Aux disciplines qui étaient jusque-là retenues pour l’examen viennent s’ajouter de nouvelles matières comme les Sciences Naturelles, l’Histoire et la Géographie, l’Education civique et morale et l’Education physique et sportive.

Vivement donc l’application de ces mesures, si elles doivent permettre d’élever le niveau des élèves, de mieux les adapter à la politique en cours afin qu’ils puissent relever les multiples défis et compétir avec ceux de la sous-région !

Laya DIARRA

Baba AHMED (Stagiaire)

12 Avril 2010.

 

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