Nigeria |
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| Un attentat suicide "manqué" contre une caserne dans le nord |
| Un attentat suicide "manqué" a visé mardi une caserne de l’armée à Kaduna, ville située dans le nord du Nigeria, secouée également par une deuxième explosion près d’un pont, a-t-on appris de sources officielles. Aucun bilan sur d’éventuelles victimes n’a été communiqué dans l’immédiat. Le groupe islamiste Boko Haram a revendiqué ou a été accusé de nombreuses attaques meurtrières dans le nord du Nigeria, y compris à Kaduna. Il a revendiqué la responsabilité d’une série d’attaques qui ont fait au moins 185 morts le 20 janvier à Kano, la grande métropole du Nord, en majorité musulman. Il s’agissait de l’attaque la plus meurtrière jamais menée par Boko Haram. En août dernier, un attentat suicide contre le quartier général des Nations unies à Abuja, attribué au groupe, avait fait 25 morts. En décembre, une forte explosion avait fait huit morts et de nombreux blessés, et détruit un grand nombre de maisons et de boutiques à Kaduna, mais son origine n’a jamais été déterminée. Kaduna avait été le théâtre de sanglantes émeutes après les élections remportées en avril dernier par le président Goodluck Jonathan, un chrétien issu du sud, à majorité chrétienne. Trois jours d’émeutes dans le nord avaient fait 800 morts. AFP. |
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Egypte |
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| Le ministère de l’Intérieur nie avoir tiré sur les manifestants |
| Le ministre égyptien de l’Intérieur Mohammed Ibrahim a nié mardi que la police ait tiré à la chevrotine sur les manifestants comme l’ont affirmé des témoins, assurant que les forces de l’ordre n’avaient fait usage que de gaz lacrymogène. Selon un nouveau bilan du ministère de la Santé, 15 personnes ont été tuées depuis jeudi au Caire et à Suez (nord) dans des violences entre policiers et manifestants, provoquées par le drame du match de football à Port-Saïd au cours duquel 74 personnes ont péri. Mardi, le calme était revenu dans le centre du Caire et des civils ont installé une barricade à l’entrée de la rue Mohammed Mahmoud, qui relie la place Tahrir au ministère, pour en bloquer l’accès aux manifestants. "Nous n’avons utilisé que du gaz (lacrymogène) (...). Il n’y a que du gaz qui ait été tiré", a déclaré le ministre de l’Intérieur devant le Parlement. Le ministre s’est exprimé après que la commission d’enquête formée par le Parlement a demandé que l’Assemblée lui retire sa confiance. Les forces de sécurité sont accusées d’être restées passives face aux violences entre supporteurs à Port-Saïd mercredi soir. Le drame a relancé la contestation contre l’armée, à la tête du pays depuis la démission de Hosni Moubarak le 11 février 2011 sous la pression de la rue.AFP. |
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Sénégal |
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| Les candidats à la présidentielle courtisent les confréries |
| Les influentes confréries soufies se voient plus que jamais courtisées par les candidats sénégalais, président sortant Abdoulaye Wade en tête, avec le début de la campagne électorale pour la présidentielle du 26 février. Jeudi, Wade avait visité la ville de Tivaouane, où il s’était entretenu avec Serigne Mansour Sy, le calife des Tidjanes, l’autre grande confrérie du pays. Réunis au sein du M23, représentants de l’opposition et de la société civile mènent depuis des semaines le même genre de visites pour convaincre califes et marabouts. Musulmans à 95%, les Sénégalais suivent un islam sunnite dominé localement par d’importantes confréries soufies, essentiellement Tidjane, Mouride, Qadiriya et Layenne. Se consacrant en priorité aux questions religieuses, elles jouent aussi un grand rôle économique, culturel, et politique, agissant comme des régulateurs sociaux favorisant la cohésion nationale, dans un pays cité comme un exemple de stabilité depuis les indépendances en Afrique de l’Ouest. Les confréries "aident à gérer les frustrations des populations face aux insuffisances de l’État" et contribuent "à tempérer les tensions politiques", explique le sociologue sénégalais Hadiya Tandian. Pour cette raison, l’État sénégalais "a donc toujours flirté avec les confréries" et tenté de s’attirer leurs faveurs, souligne M. Tandian. AFP. |
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Tchad |
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| Elections locales au Tchad : victoire contestée du parti au pouvoir |
| Le Mouvement patriotique pour le salut (MPS, au pouvoir) a remporté la majorité dans les principales villes du Tchad lors des premières élections locales de l’histoire du pays, selon des résultats provisoires lundi, alors que l’opposition dénonçait déjà des fraudes le jour du scrutin. Le MPS, qui a remporté la majorité absolue dans 12 des 43 circonscriptions concernées par le scrutin a par ailleurs partagé la victoire avec des partis alliés en battant l’Union pour la république et la démocratie (URD, parti de l’opposant historique Wadal Abdelkader Kamougué décédé en mai) à Sahr (sud), troisième ville du pays. Moundou la deuxième ville économique du pays est cependant tombée entre les mains d’une liste d’opposition menée par Laoukein Médard, de la convention tchadienne pour la démocratie et le progrès, avec 60,82% remportant les 21 sièges toujours selon un la Ceni régionale. Le jour du vote, le président Idriss Déby Itno avait appelé "la classe politique à garder la sérénité". Les résultats définitifs devraient être connus le 22 février selon le vice-président de la Céni Nassarmadji Ngaringuem. Arrivé au pouvoir après avoir renversé le dictateur Hissène Habré en 1990, le président Déby a été réélu en avril pour un quatrième mandat. AFP. |
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