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Foot : protrait des Combattants du Mali

Mahamadou SIDIBE Maha (76 sélections) - Ceux qui connaissent bien le portier titulaire des Aigles vous le décriront comme un grand émotif et vous diront que c’est souvent ce défaut qui lui a valu d’encaisser des buts pendables.

Pourtant cette faiblesse n’a pas empêché Maha de jouir d’une longévité peu commune en sélection. Arrivé en Équipe nationale le 27 décembre 1995 pour remplacer Mamoutou Kané lors d’un match amical au Gabon, Maha est devenu quasiment un inamovible de la cage des Aigles, ainsi que le prouvent ses 76 sélections.

Le secret de cette permanence ? Une vraie sincérité et une capacité peu ordinaire à se remotiver. En 2002, Maha avait encaissé lors du match d’ouverture et de la têtede Weah un but "évitable". "J’ai commis une erreur qui nous a coûté cher. J’espère me racheter contre les Super Eagles", avait alors déclaré notre homme. Ainsi fit-il. Ceux qui le décrient devraient tout de même se rappeler son début de CAN en 2004 où il se montra impeccable avant que ne survienne la débâcle face au Maroc.

Souvent discuté par le public, Maha a donc démontré qu’il sait aussi tenir la baraque et donner l’exemple en tant qu’ancien. C’est ce qu’on lui souhaite de réussir au Ghana. Car il le sait mieux que personne, sans gardien irréprochable, il n’est pas de bon parcours pour une équipe.

Le gladiateur à sang froid

Souleymane DIAMOUNTENE (27 sélections) Le latéral droit des Aigles et de Lecce a atterri en sélection le 14 novembre 2003 lors d’un Mali/Guinée Bissau gagné par les nôtres (2/0). Depuis, sans faire de bruit, Diamouténé s’est fait une place au point que Henri Stambouli n’hésita pas à en faire un titulaire inamovible lors de la phase finale de 2004.

Sa belle régularité au poste se traduit par les 27 sélections que son compteur personnel recense. Dur sur l’homme, imperturbable dans les situations surchauffées, imperméable à la pression du résultat, remarquable joueur d’aile à l’occasion, Diamouténé n’a qu’une faiblesse : les centres qu’il délivre à profusion ne sont que moyennement exploitables. A lui donc de revoir la hausse avant de lâcher ses ballons.

La force tranquille

Adama COULIBALY Police (63 sélections) - Il est devenu au fil du temps un des cadres indiscutés de l’équipe, à défaut d’en être un véritable leader. Adama, c’est avant tout la régularité dans la performance, une certaine garantie de solidité et une assurance de générosité dans l’effort. Arrivé en E.N. le 13 novembre 1997 lors d’un match amical contre la Mauritanie, celui que l’on avait surnommé "Police" à cause de sa sûreté défensive et qui a coinservé son sobriquet même dans le championnat français, compte bien de faits de gloire à son actif.

L’un des plus marquants fut d’avoir proprement mis sous l’éteignoir Ibrahima Bagayoko au stade Houphouët Boigny le 20 juin 1999 lors d’un match éliminatoire de CAN. L’exploit fut remarquable à un double titre.

L’avant-centre ivoirien - puissant, technique et roublard - était réputé à l’époque pour être intenable. Ensuite, la performance de Police permit aux Aigles de sortir invaincus de l’antre ivoirien. Ce qui n’était pas arrivé auparavant en compétition. Aujourd’hui Police - 63 sélections - est à la recherche de satisfactions beaucoup plus consistantes que ces bonnes prestations personnelles. Des satisfactions qui lui feraient oublier les déboires en championnat de France où son club le RC Lens se traîne dans les profondeurs du classement.

Le combattant tenace

Cédric KANTE (19 sélections) Il avait fait son apparition au sein des Aigles le 12 octobre 2001 en rencontre amicale contre l’Afrique du sud. Puis avait disparu le 5 décembre de la même année à la suite du désastreux match amical perdu contre la Côte d’ivoire (0/3) à Sikasso. Kasperczak, qui devait se dépêtrer de l’héritage laissé par l’inénarrable Romano Matte, maniait volontiers le bistouri. Mais heureusement pour Cédric, la roue tournait. L’arrivée de Dalger et une bonne prestation réussie lors du match éliminatoire contre les Seychelles lui ont permis de revenir en sélection.

C’était une chance qu’il n’allait plus lâcher, justifiant ses titularisations par ses excellentes performances avec son club de Strasbourg. Capi, puis Lechantre maintinrent donc leur confiance à celui qui avait accepté un peu coutumier pour lui poste de latéral avant de se retrouver dans l’axe central de la défense des Aigles. Sur sa lancée de fin 2004 Cédric, qui a effectué un transfert gagnant à L’OGC Nice, ne cesse de progresser au fil de ses titularisations et lui que le public trouvait appliqué, mais un peu lourd dans ses premières sorties, est désormais indiscutable en défense centrale. Avec ses 19 sélections il ne fait pas encore figure de vieux briscard. Mais son statut de titulaire indiscutable ne prête pus à discussion.

Le lutin du couloir

Adama TAMBOURA (15 sélections) C’est en mai 2004 que le très éphémère entraîneur des Aigles que fut Alain Moizan le retint pour un match amical contre le Maroc. Nouveau pensionnaire en sélection "A", le fils de Idrissa Tamboura avait cependant fait son trou au sein de la sélection olympique qualifiée pour les JO d’Athènes. L’expérience acquise lors de cet évènement fut des plus utiles à Adama puisque sur les terrains de Grèce, il se frotta à de futurs meilleurs, notamment aux vedettes du calcio que deviendront les Italiens Andreas Pirlo et Gilardino.

De son expérience olympique, Tamboura a aussi tiré une solide confiance en son potentiel et sa nouvelle assurance a dû plaire à ses sélectionneurs puisqu’il aligna 14 matches successifs au sein des Aigles où il compte 15 sélections seulement. Joueur de poche, véritable concentré d’énergie dont les déboulés sur son flanc gauche constituent un vrai régal de vélocité et de technique, le joueur d’Helsinborg dispose d’une marge de progression plus qu’intéressante. A 24 ans et à sa première participation à une phase finale de la CAN, il tient une excellente occasion de frapper les esprits. Et d’être reconnu comme l’un des tout meilleurs joueurs africains de couloir.

L’homme d’action ...et de paroles

Sammy TRAORE (17 Sélections) Entre ce joueur et l’Equipe nationale, ce ne fut pas le coup de foudre. Sammy faisait partie du groupe de joueurs pros essayé sans obligation de sélection durable lors du match Mali/Maroc du 14 octobre 2001, une des affiches du tournoi d’inaugural du stade du 26 Mars. Kasperczak, qui se préparait alors à prendre le relais de Matte, ne se montra pas trop emballé par ce grand escogriffe qui promenait sa nonchalance au poste de latéral. Mais il lui donna néanmoins une deuxième chance, cette fois-ci au poste d’arrière central dans le Mali-Côte d’ivoire de mauvaise mémoire. Sammy comme toute la défense sombra devant la vivacité des avants ivoiriens et il disparut des tablettes du Franco-polonais.

Notre homme était cependant trop orgueilleux pour se retirer sur un tel échec et Dalger qui suivait sa carrière en championnat de France, le fit revenir pour un match amical contre la Guinée. Cette fois-ci Sammy convainquit non seulement par une rigueur que l’on ne lui avait pas vue lors de ses premières sélections, mais aussi sa polyvalence. Il séduisit Dalger et convainquit Stambouli de l’amener à Tunis en 2004.

La suite fut moins idyllique. Le joueur fut parmi ceux qui menèrent la fronde contre le management de l’Equipe nationale par Capi, mais le départ de Mamadou Kéita ne le ramena dans le groupe que manière épisodique. Sammy prit part au premier match éliminatoire en Sierra Léone avant de disparaître durablement. Ce sont certainement ses excellentes sorties avec Auxerre qui ont convaincu Jean François Jodar de le récupèrer. Avec tous les risques afférents à cette décision. En 2004, Sammy avait prouvé qu’il n’avait pas sa langue dans la poche, mais aussi qu’il était susceptible de rendre service à plusieurs postes. Espérons quau Ghana la seconde qualité prévale sur le premier trait.

Le super combattant

Mahamadou DIARRA Djila (47 sélections) Il a été sélectionné pour la première fois le 28 janvier 1998 pour jouer contre le Togo et depuis il est devenu un vrai taulier de l’Equipe nationale où il compte 47 sélections et où il s’est vu confié le brassard de capitaine le 20 novembre 2002. Entre les deux dates, Mahamadou Diarra a pris une impressionnante envergure sportive en passant du CSK à Lyon après un détour en Grèce et aux Pays-bas.

Cette progression ultra-rapide qu’il doit à son talent, à son abattage et à sa capacité d’adaptation aux schémas tactiques les plus variés. Djila, c’est un peu comme le grand Di Stefano, il impose son "indispensabilité " par sa puissance physique et surtout son intelligence tactique.

Blasé de l’Olympique lyonnais avec lequel il a trusté 4 titres de champion de France, Djila est passé au Real Madrid avec lequel il fut sacré champion d’Espagne en 2007. Longtemps adulé du public malien, le capitaine des Aigles a cependant traversé une zone de turbulences. Quelques matches laborieux avec la sélection firent dire par certains qu’il s’impliquait plus dans son club qu’avec l’EN. Mais en octobre dernier à Lomé, Mamadou Diarra fit taire toutes les mauvaises langues, tant il se montra omniprésent et dominateur.

De fait, au poste majeur qui est le sien, Djila connait le même problème que son plus prestigieux aîné, Poker. Lorsqu’il abat sa part énorme de travail, tout le monde trouve cela logique et habituel. Lui arrive-t-il de lever le pied que les pires accusations pleuvent. Mais Djila a pris son parti de la versatilité du public. On lui souhaite le même parcours en Équipe nationale que son aîné Drissa Traoré "Poker". Ce dernier demeure le recordman de sélections avec 92 capes et a marqué 13 buts avec les Aigles. Djila en est tout juste à la moitié de ces statistiques avec 47 rencontres et 6 buts. Mais il lui reste encore de la marge. Énormément de marge.

Le régulateur

Djibril SIDIBÉ (41 sélections) Lui aussi aurait pu se désigner comme un joueur précoce. Il quittait à peine son statut de junior lorsque Didier Deschamps, alors entraîneur de l’AS Monaco, l’a alignait chez les "pros". Djibril Sidibé fut ensuite envoyé en prêt à Chateauroux pour acquérir du temps de jeu. Ce parcours en club fut utile au demi récupérateur, qui lors de sa première sélection chez les Aigles le 12 octobre 2001 disposait déjà d’un appréciable savoir-faire lui valut aussitôt une place de titulaire.

Il faut dire que Djibril a par la suite largement justifié la confiance placée en lui. Littéralement inépuisable dans le ratissage des balles, sobre dans la relance, précieux lorsqu’il faut mettre le pied sur la balle pour abatttre la furia adverse, il savait aussi faire parler à bon escient la puissance de son pied droit et tirer les penalties avec un sang-froid confondant.

Avec toutes ces qualités, il n’y a rien d’étonnant qu’e Djibril ait atteint la quarantaine de sélections en six ans. Cependant il semble aujourd’hui moins indispensable à la stabilité de l’équipe. Sans doute parce que lors de ses absences pour blessures les solutions expérimentées ont bien fonctionné. Sans doute aussi parce que Djibril, coincé dans des équipes moyennes de la Division 2 française (Bastia, puis Chateauroux), ne progresse plus sur le plan de la qualité individuelle. Cette CAN peut donc lui donner l’occasionde prouver qu’à défaut d’être indiscutable, il est toujours utile. Car derrière, la concurrence est jeune, talentueuse ...et pressée.

Le maestro renaissant

Seydou KEÏTA (50 sélections) Il y a souvent des problèmes que les entraîneurs paraissent préfèrer subir que résoudre. Pendant longtemps, il sautait aux yeux de nombreux observateurs que Soumaïla Coulibaly et Seydou Keita cohabitaient difficilement en sélection. Tous deux gauchers, ils se marchaient sur les pieds dans l’animation offensive et s’attiraient l’un et l’autre les remarques parfois acerbes du public.

Mais comme leurs entraîneurs s’obstinait à les garder ensemble, l’Equipe nationale s’arrangeait tant bien que mal de cette incommodité. Kasperczak hésitait à mettre à l’écart le capitaine des Aigles (Soumeyla) et Stambouli donnait de temps en temps la préférence à Seydou sans sortir Soumeyla de ses plans.

Son plein épanouissement, Seydou ne l’a donc acquis que récemment. Il a un moment tâtonné avant de se lâcher lors du match Mali-Sierra leone, où il s’est comporté en vrai patron d’attaque. Au Ghana, il renforcera certainement son emprise sur l’animation offensive. Surtout que son passage au FC Séville lui a donné une assurance supplémentaire et lui a permis de construire une vraie complicité avec Fred Kanouté.

Seydoublén vit donc un vrai paradoxe. Arrivé voilà dix ans en Equipe nationale (le 20 septembre 1998) où il compte déjà 50 sélections et a marqué à huit reprises, celui qui fut le Ballon d’or du Mondial juniors 1999 ne commence que maintenant une carrière conforme à son talent. alui aussi, Ghana 2008 offre l’opportunité d’entrer vraiment dans la cour des Grands.

Le bien nommé Kokè

Bassala Touré (85 sélections) Entre Bassala et l’Equipe nationale, il y a une vraie histoire d’amour. La sélection a fait au joueur le cadeau de l’accueillir joueur très jeune. Bassala n’avait en effet que 16 ans et 7 mois lorsqu’il endossa le 4 octobre 1992 le maillot national. Et pour que cette sélection lui soit mémorable, elle donna lieu à une victoire sur le Maroc, battu ce jour là (1/2) en match aller des éliminatoires de la CAN Tunis 94.

Bassala ne le savait certainement pas, mais il battait en cette circonstance le record de précocité établi par Salif Keita qui était entré en novembre 1963 dans la sélection nationale à l’âge de 16 ans et 11 mois. C’était à Djakarta et l’Indonésie nous avait battu 3/2.

La sélection a fait un second cadeau à Bassala en faisant de lui le recordman absolu en matière de participation à une phase finale de la CAN. Bassala en est à sa quatrième présence (1994, 2002, 2004 et 2008). Mais pour le progrès de notre football et la permanence de celui-ci parmi les meilleurs, nous osons souhaiter que ce record là ne tienne pas trop longtemps.

Bassala n’est assurément pas un ingrat vis à vis de la sélection pour les cadeaux que cette dernière lui a faits. L’ancien lutin du Stade a évolué dans toutes les classes d’âge, ce qui est rarissime pour un titulaire de l’Equipe "A". Et surtout, il se "sur-motive" en endossant le maillot national. Aujourd’hui notre homme mérite bien le sobriquet qui lui a été donné, Koké.

Il a perdu en vivacité, mais gagné en métier. Et on peut toujours compter sur lui au cours d’une rencontre pour tirer de ses jambes deux-trois de ces percées qui sont sa spécialité et qui peuvent s’avèrer décisives. Ses entraîneurs savent bien que son potentiel de percussion bien qu’amoindri existe toujours. C’est pourquoi ils lui ont rendu le rôle qui était le sien en début de carrière, celui de joker.

Il reste aujourd’hui à Bassala à recevoir de la sélection encore deux cadeaux liés d’une certaine manière l’un à l’autre. Il pourrait égaler le record de sélections de "Poker" (92 ) si le Mali arrivait en finale. Le second cadeau, lui, serait indiscutablement le plus beau : le titre africain. Tout simplement.

L’artiste égaré

Mohamed Lamine SISSOKO (18 sélections) - Momo est un surdoué qui aujourd’hui apprend à remettre les pieds sur terre. Formé à Auxerre, il a choisi très vite d’aller se chercher un destin en Espagne. Il avait longtemps couvé par son entraîneur Rafael Benitez ausssi bien à Valence qu’à Liverpool. Doté d’une technique très largement au-desssus de la moyenne et d’un abattage peu commun, Momo avait fini ces derniers temps par se laisser vivre sur ses qualités aussi bien dans son club qu’en Equipe nationale.

Résultat, à Liverpool, il est désormais barré par l’Argentin Javier Mascherano, moins brillant, mais plus constant et plus travailleur que lui. Chez les Aigles, Momo avait exaspèré les spectateurs maliens par son individualisme et sa désinvolture lors du Mali-Togo gagné 1/0 par les nôtres.

Les qualités intrinsèques du milieu de terrain sont toujours présentes. On attend de lui qu’il réapprenne à les exprimer comme naguère, c’est à dire avec avec sobriété et au service de toute l’équipe. Ainsi qu’il le fit lors des Jeux olympiques d’Athènes. Souhaitons donc que le Ghana soit pour Momo sa nouvelle terre d’envol. Le joueur a les moyens d’un retour gagnant. Pourvu que l’envie lui en vienne.

la pointe russe

Dramane TRAORÉ (21 sélections) C’est un vrai atypique. Sa silhouette longiligne et son style faussement lympathique ne le font guère ressembler à un attaquant de pointe classique. Mais sa prise de balle et ses raids déterminés lèvent rapidement toute équivoque. Ce gaucher est un tout bon (comme l’ont prouvé ses huit buts marqués en une épreuve de Ligue des champions avec l’Etoile du Sahel), il faut seulement savoir l’utiliser.

Ceux qui connaissent tant soit peu l’attaquant le désignent comme une sorte d’écorché vif, attentif au regard des autres, mais très exigeant avec lui-même. Sa trajectoire traduit ce trait de caractère puisque c’est l’ambitionsportive qui l’a amèné du Stade au Djoliba, puis de la Tunisie à la Russie. Le talent de Dramane est comme celui de Rivaldo (auquel il s’est identifié) : indéniable et pourtant discuté.

Le joueur est entré en Equipe nationale contre le Zimbabwé le 22 avril 2003 et a marqué son premier but pour les Aigles en amical le 16 janvier 2004 en Algérie. Mais Dramane Traoré ne s’est trouvé complètement intégré et reconnu qu’après que Stambouli eut écarté Bagayogo. Dès lors, la compétition pour une place en pointe était ouverte derrière l’intouchable Frédéric Kanouté. Rivaldo bénéficie d’une légère préférence devant Mamadou Diallo, même si les deux attaquants s’entendent plutôt bien lorsque l’absence du Sévillan les met en l’ensemble. Avec 21 sélections et 5 buts, Dramane marche à un rythme acceptable. Mais pas encore optimal.suite portrait

Le culotté

Mamadou DIALLO (25 sélections) La principale qualité de Mad’Diallo, c’est qu’il ne doute de rien. En le voyant évoluer, on pense aux bons attaquants éuropéens : une gamme restreinte, mais suffisante de gestes techniques, mais une rapidité de course au-dessus de la moyenne,

une belle résistance aux chocs et une habilité certaine à exploiter les situations favorables. Toutes les qualités de Diallo sont donc tendues vers un seul objectif, marquer. L’ancien joueur du CSK avait fait ses classes dans une sélection des locaux lors du tournoi Cabral 2000 et dans l’Equipe Espoirs lors des JO 2004 avant de se faire une place chez les Aigles après la campagne de Tunisie.

Parti chercher son bonheur sportif au Mouloudia d’Alger, il fut ensuite débauché par le FC Nantes. Les Canaris n’eurent qu’à se féliciter de cette acquisition puisque le néo Aigle les sauva de la relégation lors de l’ultime journée en 2006. Mad’Diallo s’imposa chez les Aigles lors du match éliminatoire contre le Sénégal le 6 septembre 2004 et depuis avec 25 sélections et 5 buts, il rivalise avec Dramane Traoré pour une place auprès de Frédéric Kanouté.

Les deux hommes implicitement concurrents sont cependant complices lorsqu’ils sont alignés côte à côte. Ainsi que le prouve leur association sur l’unique but marqué conte le Togo en octobre 2006. Et cette entente est tout bénéfice pour les Aigles.

Le boutoir

Mamadi SIDIBÉ (11 sélections) Il a d’emblée laissé entrevoir de belles promesses à son arrivée en EN en novembre 2002 contre les Seychelles. L’attaquant de Guilligham avait signé son entrée de belle manière en marquant un but et en faisant apprécier un potentiel physique impressionnant acquis dans les rudes joutes de la deuxième division anglaise.

Le "costaud" apporte de la diversité dans le jeu d’attaque des Aigles avec ses pénétrations rectilignes et son jeu de tête. Transféré de Guilligham à Stoke City, l’ancien club de Peter Shilton, Mamadi, maintenu dans le team par Stambouli, avait accepté sans murmure de faire banquette à Tunis en 2004. Ce n’est pas dans son genre de faire des vagues et pourtant il aurait des raissons de se poser des questions.

Puisque les 11 fois où il a été utilisé ont été plutôt probantes. Surtout qu’il a entretemps affiné son jeu en y ajoutant des percées balle au pied, ainsi qu’il en fit la démonstration à deux reprises contre le Togo. Son altruisme a cependant trouvé une belle récompense quand il a offert à Mamadou Diallo le second but de la belle et mérité victoire contre les 2perviers à Lomé. Pourvu que cela lui offre un temps de jeu plus conséquent au Ghana.

Le buteur zen

Frédéric Oumar KANOUTE ( 20 sélections) En 1998, il avait laissé le public malien en pleine déprime. Eblouissant lors d’un match d’entraînement disputé dans les rangs des Espoirs, Frédéric Kanouté, venu à Bamako pour se familiariser avec le Mali, n’avait pas choisi de sauter le pas et porter la casaque de l’EN. Même si - et lui-même l’a reconnu plus tard -, son copain de l’époque à l’OL Joseph Désiré Job l’avait fortement incité à le faire. Le joueur cherchait sa voie et l’on comprend aisément qu’il ait été déchiré entre la patrie de son père et le pays qui l’avait vu naître et dont il avait porté les couleurs en catégories d’âge.

Finalement, Fred a fait le choix que les supporters maliens espéraient, en même temps qu’il partait s’aguerrir à West Ham d’abord, puis à Tottenham. Il quitta ensuite les Spurs pour le FC Séville dont le football plus offensif lui convenait mieux. Dans son nouveau choix, Frédéric Kanouté a beaucoup gagné : deux coupes de l’UEFA consécutives, une Super Coupe d’Europe et la Coupe du Roi.

Entré en Equipe nationale le 16 Décembre 2004 à Alger contre les Fennecs, vaincus ce jour là (2/0) Frédéric s’est inclus sans problème dans un ensemble où il était pourtant arrivé sur le tard. Aujourd’hui il ne compte qu’une vingtaine de sélections, mais il a déjà inscrit 11 buts pour ses couleurs. Des statistiques éloquentes quand on sait que les meilleurs buteurs chez les Aigles étaient jusque là Seydou Diarra -13 buts lors de ses 23 premiers matchs et Salif Kéïta -14 buts au cours de ses 26 premières.

Pour Frédéric, nous osons l’espérer, le meilleur reste à venir. Toutes ses qualités humaines - sérieux, sens des responsabilités et pondération naturelle - l’annoncent. Toutes ses qualités de joueur - altruisme, qualité de dribble, rapidité d’éxecution et excellent jeu de tête - le laissent prévoir. Dans un bon jour, Fred est à lui seul un "débloqueur de situation". Même s’il ne cache pas sa préférence pour les solutions collectives.

Le revenant

Mahamadou DISSA (35 sélections) Il a enfilé pour la première fois le maillot des Aigles le 5 septembre 1997 mais il s’est révèlé véritablement au Mondial juniors de 1999 qu’il termina Soulier d’argent. Petit Dissa, comme on l’appelait affectueusement, c’est 35 sélections en équipe nationale et surtout 13 buts inscrits à ce jour. C’est aussi une stagnation assez prolongée après un envol fulgurant qui aurait pu l’amèner parmi les très bons joueurs africains.

L’expatriation n’a pas réussi à ce buteur qui utilisait son exceptionnelle habileté de dribble et sa vivacité de geste diabolique pour faire tourner en bourrique arrières et portiers. Mais de manière brusque, la machine à désorienter commença à gripper à partir de 2001. Il est bien difficile de trouver une explication à ce "trou d’air" footballistique. Mais toujours est-il que Dissa, à qui on prédisait une ascension fulgurante, se résigna à voir ses coéquipiers réussir sans lui.

Aujourd’hui, l’ex prodige est de retour. Sans la magie d’autrefois. Mais avec un savoir-faire en grande partie recouvrée. De toute façon, pour les amateurs de football, Dissa restera à jamais un des héros de cet inoubliable Cameroun/Mali d’Ibadan qui s’acheva par un 4/3 (dont 2 buts de Dissa) en notre faveur. Ce genre de match fonde une légende et forge des destins. Celui de Dissa peut encore prendre la direction que son don mérite.

Le roc de Bozola

Boubacar Sidiki KONE Tori (7 sélections) L’EN aura beaucoup emprunté à l’équipe olympique de 2004 dont Tori fut l’un des plus solides piliers défensifs, de Thessalonique à Athènes. Sorti cette année de l’anonymat au sein de l’ASB, l’arrière a aligné des prestations d’une régularité incroyable au point que son absence contre la Corée du sud s’est fait nettement sentir (3/3). Sur sa lancée, Tori conduisit son club en finale de la Coupe du Mali qu’il remporta avant de cèder aux sirènes de l’expatriation.

Mais sur ce plan, les choses ne se passèrent pas comme espèré. Des contacts avec la France restèrent inaboutis et le défenseur dut se résoudre à rejoindre le club soudanais de El Merriekh.

Koné fait tout doucement sa place au sein des Aigles où il est arrivé le 5 juin 2005 à Ségou pour une victoire sur le Libéria en éliminatoires de la CAN. Le joueur qui compte déjà 7 sélections reste à l’affût d’une place qui se dégagerait dans l’axe de la défense.Si cela survenait, gageons que Tori bondirait dessus dans un de ces jaillissements dont il a le secret. Le ratisseur

Drissa DIAKITE (5 sélections) Voilà une autre perle révèlée par les Jeux olympiques d’Athènes. Drissa fut retenu pour la première fois à Narbonne le 1er février 2006 lors du match amical Mali/Tunisie (1/0) où il remplaça au pied levé son coéquipier

des JO Mamadou Lamine Sissoko. La valeur du joueur s’établit de manière si évidente que Drissa fut à son corps défendant le motif d’un début de querelle entre Mory Goïta (l’entraîneur des Olympiques) et Jodar qui finira par enlever la mise. Depuis, le sélectionneur national a utilisé à 5 reprises ce milieu récupérateur, excellent dans la lecture du jeu adverse, précis dans sa relance et frappeur redoutable quand l’occasion s’en présente.

Après Tori et Adama Tamboura, Drissa pourrait bien être le troisème Olympique à bénéficier d’une utilisation permanente chez les Aigles, surtout qu’il a réussi a faire oublier l’absence de Djibril Sidibé. Ce qui oblige l’encadrement technique à le regarder avec de nouveaux yeux.

L’intermittent

Souleymane DEMBELE (11 sélections) Lui a fait un petit tour en EN où il est entré pour la première fois le 28 mai 2004 contre le Maroc (0/0) avant de s’éclipser pour ne revenir qu’en juin dernier contre le Burkina à Ouaga. Sans doute Dembélé a-t-il bénéficié de ses bonnes sorties chez les Olympiques et dans les différents tournois sous-régionaux (coupes UEMOA et Cabral).

Sa régularité dans la performance a plu à l’encadrement technique qui l’a mis à l’essai lors des matches amicaux de novembre dernier contre le Sénégal et l’Algérie. Six sélections déjà avec le groupe des pros constituent déjà un bon début. Et un espoir de chance à saisir.

Le puncheur

Moussa COULIBALY (8 sélections) Lorsque Boubacar Sidiki Koné Tori est sorti sur blessure lors de Mali/Sierra Leone (6/0) du 17 juin 2007, Moussa Coulibaly l’a suppléé à la perfection. Ce Katois qui possède un gros potentiel physique et surtout un extrordinaire envie d’exister a prouvé lors de sa deuxème sélection dans le groupe des pros qu’il possédait une gamme étendue de qualités qui pouvaient indifféremment le faire jouer comme stoppeur ou demi défensif.

Il a démontré aussi d’autres talents en délivrant une frappe énorme et victorieuse en fin de partie contre le Sénégal, frappe qui ramena la défaite des Aigles (2/3) à des proportions plus acceptables. De toute évidence, le sociétaire du Mouloudia d’Alger est à l’aube d’une belle carrière eten joueur de caractère, il ne compte pas passer à côté de celle-ci.

Le tempérament de feu

Soumeyla DIAKITE (8 sélections) La bonne prise de balle et l’incontestable présence physique dans les perches font penser irrésistiblement à Ousmane Farota. Ce n’est pas pour rien que Diakité a détroné Cheick Oumar Bathily de son statut de deuxième gardien. Cependant celui qui a fait son entrée chez les Aigles à Narbonne contre la Tunisie en novembre 2006 ason talon d’Achille.

Beaucoup lui reprochent de "pèter les plombs" de manière inexcusable, comme lors du récent tournoi UEMOA à Ouaga. Mais il semble que ce coup de folie ait été pardonné à Soumeyla après le bon Cabral récemment réalisé. Avec 8 sélections et sa désignation comme n°2 derrière Maha, Soumeyla tient désormais son destin chez les Aigles dans ses gants. Ce qui devrait l’obliger à mettre de l’acier dans ses nerfs.

L’espoir

Amadou SIDIBE (6 sélections) Entré en cours de jeu pour remplacer Adama Tamboura lors du match amical Mali/Algérie (2/3) à Rouen il est le dernier arrivé au sein du groupe. Etre retenu au sein des 23 est déjà en soi une source d’espoir pour lui.

Le néophyte

Oumar SISSOKO (0 sélection) Le portier remplaçant du FC Metz qui compte quelques apparitions chez les Olympiques, est dans l’esprit de Jodar un espoir qu’il faut faire mûrir au contact d’un groupe aguerri. Projet louable si on sait que depuis des années notre sélection est à la recherche d’un gardien d’exception. Sissoko pourait-il être cet oiseau rare ?

NDLR - Le chiffre des sélections attribué aux joueurs est celui figurant dans leur palmarès au moment de la publication de la liste de Jean François Jodar. Le récent Mali-Egypte n’a donc pas été comptabilisé.

M. DIARRA - L’Essor

18 JAnvier 2008.

 

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