Pour n’avoir pas perçu leurs bourses depuis le début de l’année académique 2005-2006, des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et économiques (FSJE) ont, jeudi et vendredi derniers, perturbé la circulation en érigeant des barricades sur les voies publiques.
Après leur manifestation du jeudi 6 juillet dernier des étudiants de la Faculté des sciences juridiques, leurs camarades de la Faculté des sciences économiques située à Hamdallaye à « l’immeuble Tomota » ont à leur tour manifesté leur colère, vendredi dernier.
A l’heure de pointe vers 8 h, ils ont pris d’assaut le rond-point de l’Eléphant non loin de leur établissement en érigeant des barricades, ce qui a perturbé la circulation pendant plus d’une heure. Les usagers étaient alors obligés de contourner le rond-point. Une unité de la garde nationale est intervenue renforçant des policiers pour rétablir l’ordre. L’intervention des forces de l’ordre a occasionné la blessure de quatre étudiants.
Les étudiants réclament le paiement de leurs bourses au titre de l’année 2005-2006. « Nous sommes à bout de souffle. Depuis le début de l’année académique, nous n’avons pas perçu un franc au titre de la bourse. Même pour avoir les trousseaux, il a fallu qu’on proteste », a déclaré le secrétaire général du comité AEEM de la dite Faculté, Békaye Traoré qui, sur le ton comminatoire, a promis d’autres actions vigoureuses en vue de se faire entendre si les bourses ne sont pas payées cette semaine.
« Nous pensons que comme toutes les autres facultés, nous aussi avons droit à la bourse », a ajouté l’étudiant Ousmane Diarra. « S’il est vrai que les bourses sont accordées pour alléger les dépenses des parents et pour s’acheter des fournitures scolaires, avoir des documents, nous pensons que la logique veut qu’elle soit donnée à temps », a-t-il ajouté.
En plus de cette doléance, les étudiants réclament la délivrance de leurs cartes d’étudiant, le non report des examens de fin d’année à la rentrée prochaine, etc.
C’est devenu une tradition à la FSJE pour que les étudiants aient leurs bourses, il faut qu’ils marchent, érigent des barricades, ce qui aboutit parfois aux casses. Il est grand temps, pour le département de l’Education, de trouver une solution pérenne à la question de bourse dans cette Faculté.
Amadou Sidibé
10 juillet 2006
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