Algérie |
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| Incertitude politique à un an de la présidentielle |
| Le black-out des autorités algériennes sur la santé du président Abdelaziz Bouteflika a relancé de plus belle les conjectures dans la perspective de l’élection présidentielle prévue dans moins d’un an. L’avocat Ali Yahia Abdennour, un chef historique de l’opposition, a appelé M. Bouteflika, 76 ans, à "passer la main", jugeant que la maladie rendait "indispensable son retrait" après 14 ans au pouvoir. Lundi encore, le flou restait entretenu sur la réalité de l’état de santé du président. Des nouvelles indirectes ont néanmoins été données dimanche de sources officielles, après la saisie de deux journaux qui voulaient publier un dossier alarmant sur sa santé. Le chef du Parti El-Fadjr el-Jadid, Tahar Benbaïbèche, déplore une situation sans précédent : "L’Algérie n’a jamais connu une situation comme celle-là depuis l’indépendance", il y a presque 51 ans. Un avis contesté par le député Ramdane Taazibt, du Parti des Travailleurs (trotskyste) : "contrairement à ce que veulent faire croire certains il n’y a pas de chaos ni de vacance de pouvoir. Les institutions fonctionnent normalement". Dans le camp présidentiel, le FLN, la prudence est de mise.(...) "Soit le président est en mesure de poursuivre sa mission, soit il ne peut pas et on sera dans une nouvelle dynamique à ce moment-là"souligne Kassa Aïssi, porte-parole du FLN. Nombre de partisans du FLN voulaient avant son hospitalisation voir le président Bouteflika repiquer pour un 4e mandat au scrutin d’avril 2014. "La présidentielle de 2014, c’est dans moins d’une année. Président malade ou pas, on s’y prépare", juge pour sa part M. Taazibt. AFP. |
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Centrafrique |
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| Quatre morts dans un affrontement entre Séléka et police militaire |
| Au moins quatre personnes ont été tuées dans un affrontement entre des hommes de l’ex-rébellion du Séléka (au pouvoir) et la police militaire, dimanche à Bimbo (10 km au sud de Bangui), nous a indiqué une source de la police militaire lundi."Des éléments du Séléka ayant dérobé et caché quelques véhicules de particuliers dans une concession à Bimbo ont refusé d’obtempérer aux ordres de la police militaire venue récupérer ces véhicules", selon cette source. L’un d’entre eux, "voulant se faire menaçant, a été abattu par la police militaire". Selon elle, "une fusillade" a éclaté entre les deux camps après que la police militaire eut fait venir des renforts, "faisant fuir de nombreux habitants". "On a dénombré deux morts (un membre du Séléka et une commerçante) et plusieurs blessés, dont une fillette atteinte par balle à l’épaule et conduite à l’hôpital", a précisé la source. L’intervention "des Fomac, appuyée par les forces françaises, a permis de mettre fin à l’affrontement" et depuis dimanche soir, "le calme est revenu à Bimbo", a encore indiqué cette source. Depuis la prise de Bangui par la coalition Séléka en mars, le pouvoir peine à sécuriser le pays et à procéder au cantonnement des hommes de l’ex-rébellion qui continuent de s’adonner au racket et au pillage. Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a annoncé début mai avoir demandé à la France d’appuyer la Fomac, dont l’effectif devrait être porté à 2.000 homme dans les semaines à venir, dans les opérations de sécurisation de la capitale. AFP. |
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Ouganda |
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| Descente de police dans les locaux de deux quotidiens et d’une radio |
| La police ougandaise a effectué une descente dans les locaux de deux journaux et d’une station de radio lundi, après la diffusion d’informations sur des dissensions dans l’armée à propos d’un éventuel remplacement du président Yoweri Museveni par son fils, d’après une note confidentielle du général David Sejusa Tinyefuza. "Nous voyons des policiers qui brandissent des fusils mais personne ne nous informe sur ce qui se passe",nous a déclaré Alex Asimwe, le directeur du Daily Monitor, l’un des principaux quotidiens du pays.Plusieurs généraux —dont le chef de la police Kale Kayihura, le chef d’Etat-major des armées Aronda Nyakirima et le frère de M. Museveni Salim Saleh— ont condamné les affirmations du général Tinyefuza. Mais la principale personnalité militaire du pays après le président lui-même, le général Elly Tumwine, s’est désolidarisé d’eux, en affirmant qu’il ne fallait pas se précipiter pour condamner le général Tinyefuza. Un autre général et ancien commandant en chef des armées, Greg Mugisha-Muntu, s’est rallié à son point de vue. La station de radio KFM, propriété, comme le Monitor, de Nation Media Group et située dans le même immeuble, a également fait l’objet d’une descente de police. La police, "lourdement armée", a également fait irruption dans les locaux du journal The Red Pepper et a dit au personnel qu’"il n’était pas autorisé à quitter les lieux et que personne n’était autorisé à y pénétrer", selon des responsables du quotidien. La police ougandaise n’a pas réagi dans l’immédiat.AFP. |
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Tunisie |
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| Après les violences, le Premier ministre dénonce un groupe "terroriste" |
| Le Premier ministre tunisien a qualifié de "terroriste" le groupe salafiste Ansar Ashariaa, jugé responsable des heurts dimanche à Tunis qui ont fait un mort et une quinzaine de blessés après l’interdiction du congrès de ce mouvement à Kairouan. Le Premier ministre tunisien a également annoncé l’arrestation en Tunisie de quelque 200 islamistes d’Ansar Ashariaa, dans une déclaration publiée lundi par le quotidien arabe Al-Hayat. C’est la première fois que M. Larayedh, un ancien ministre de l’Intérieur et bête noire des salafistes, qualifie Ansar Ashariaa de "terroriste". Ce groupe est pourtant considéré depuis longtemps comme proche d’Al-Qaïda, alors que la Tunisie connaît un essor des groupuscules jihadistes depuis la révolution de 2011. Il est accusé par les autorités de l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis en septembre 2012 (04 morts parmi les assaillants). Ennahda a longtemps été accusé de laxisme face aux groupuscules jihadistes. Il a considérablement durci sa position depuis que 16 militaires et gendarmes ont été blessés entre fin avril et début mai par des mines posées par des groupes armés liés à Al-Qaïda à la frontière avec l’Algérie. Le porte-parole d’Ansar Ashariaa, Seifeddine Raïs, a été arrêté dimanche, selon son organisation et une source sécuritaire. Enfin, samedi soir, Aqmi a exprimé son soutien à Ansar Ashariaa, tout en appelant les militants tunisiens à faire preuve "de sagesse et de patience". L’état d’urgence est en vigueur dans le pays depuis la chute de Ben Ali. AFP. |
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