Nigeria |
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| Le conducteur d’un bus tué par une explosion à Port-Harcourt |
| Une explosion dans un bus a tué le conducteur et blessé deux passagers jeudi à Port-Harcourt, dans le sud du Nigeria, selon le gouverneur de la région qui soupçonne un accident provoqué par des voleurs transportant de la dynamite. Les voleurs présumés avaient placé de la dynamite et des armes dans le véhicule, selon Rotimi Amaechi, gouverneur de l’État pétrolifère de Rivers, dont Port-Harcourt est la capitale. Le porte-parole de l’agence nationale des services de secours (NEMA) a confirmé la mort du chauffeur. Port-Harcourt est la grande ville de la région pétrolifère du Nigeria, premier producteur de brut d’Afrique et de nombreuses compagnies pétrolières internationales y ont des bureaux. Les voleurs et autres criminels au Nigeria font souvent usage d’armes de gros calibre et d’explosifs. Le pays est régulièrement frappé par des attentats sanglants attribués au groupe islamiste Boko Haram mais le sud a jusqu’à présent été épargné. Boko Haram opère essentiellement dans le nord et a mené des actions à Abuja et dans d’autres villes du centre. Le sud pétrolifère a été secoué pendant plusieurs années par des attaques de gangs criminels et de militants armés réclamant une plus juste répartition de la manne pétrolière. Depuis une amnistie en 2009, la zone est beaucoup moins agitée et la production de brut, affectée par les violences, est remontée. AFP. |
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Sierra Leonne |
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| Charles Taylor s’exprime une dernière fois dans le cadre de son procès |
| L’ancien président du Liberia Charles Taylor, reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone, a affirmé mercredi avoir "tout fait pour la paix" dans ce pays, lors de sa dernière prise de parole devant le TSSL. Charles Taylor, 64 ans, contre lequel l’accusation a demandé 80 ans de prison, avait été autorisé par les juges à prendre la parole durant trente minutes, lors d’une audience consacrée aux observations du bureau du procureur et de la défense sur la peine qui doit lui être infligée et qui sera annoncée le 30 mai. Il a notamment accusé le bureau du procureur d’avoir acheté des témoins : "des témoins ont été payés, forcés, et dans de nombreux cas menacés de poursuites s’ils ne témoignaient pas". Pour le procureur Brenda Hollis, Charles Taylor était la "racine" même de l’alliance entre les rebelles du RUF et ses propres troupes : "sans lui, les mouvements rebelles seraient morts plus tôt".Le temps passé en détention par M. Taylor pourra être décompté de la peine que les juges prononceront, a affirmé Mme Hollis, mais pas le temps passé au Nigeria, où il avait été arrêté en 2006, car il n’est pas établi que M. Taylor était effectivement assigné à domicile, comme il l’affirme.Pour son avocat Courtenay Griffiths, Charles Taylor, qui purgera sa peine en Grande-Bretagne, sera condamné de facto à la prison à vie, même si TSSL ne peut condamner formellement à cette peine. AFP. |
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Libye |
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| Sept morts dans une attaque contre une ville du sud de la Libye |
| Sept personnes ont été tuées mercredi lorsque des hommes armés ont attaqué Ghadamès, une ville du sud libyen proche de la frontière avec l’Algérie et la Tunisie, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Selon des dirigeants locaux de Ghadamès, les assaillants appartenaient à la communauté des Touaregs [BIEN Touaregs], Libyens à la peau noire accusés d’être des partisans de Mouammar Kadhafi qui ont été violemment chassés de plusieurs villes, y compris Ghadamès, après la chute du dirigeant libyen en 2011. La ville de Ghadamès, surnommée la "Perle du désert", est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Selon un autre dirigeant local, des habitants de la ville ont mis le feu à deux maisons et quatre véhicules dans un quartier majoritairement peuplé de Touaregs, dans la foulées des violences. Un haut gradé de l’armée a exclu l’hypothèse que les troubles aient été déclenchés par des acteurs étrangers ayant pénétré en Libye. "Nous ne sommes pas informés de l’entrée d’une quelconque partie étrangère" a indiqué le porte-parole de l’arméer Alio al-Cheikhi, soulignant que la zone était surveillée par des patrouilles aériennes régulières. Il a précisé qu’un comité de réconciliation avait commencé à contacter les communautés concernées dans l’espoir d’apaiser les tensions. AFP. |
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Guinée-Bissau |
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| Le pouvoir déchu refuse de reconnaître le gouvernement de transition |
| L’ex-Premier ministre de Guinée-Bissau Carlos Gomes Junior s’est fermement opposé, mercredi à Lisbonne, à la nomination de l’économiste Rui Duarte Barros au poste de Premier ministre de transition, suite au coup d’État militaire du 12 avril. M. Gomes et l’ex-président par intérim de Guinée Bissau, Raimundo Pereira, sont arrivés mercredi à Lisbonne où ils ont été reçus par le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho et le président Anibal Cavaco Silva. De son côté M. Pereira s’est déclaré opposé à la décision, la semaine dernière, de la Cédéao de confier le processus de transition au président de l’Assemblée nationale, Manuel Serifo Nhamadjo, la personnalité proposée par les militaires qui ont pris le pouvoir.(...)"Sans mépriser les efforts de la Cédéao, je veux (..) réaffirmer que nous défendons le rétablissement de l’ordre constitutionnel, avec toutes les autorités en fonction jusqu’au jour du coup d’Etat", a-t-il dit. MM. Pereira et Gomes, arrêtés le jour du coup d’Etat par l’armée, ont été libérés le 27 avril et évacués sur Abidjan. La désignation de l’économiste Rui Duarte Barros au poste de Premier ministre est intervenue après la signature d’un Pacte de transition d’un an par les représentants des putschistes et de 35 partis politiques, à l’exception de l’ex-parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). AFP. |
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