Guinée |
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| 12 blessés dans des heurts opposants/policiers à Conakry |
| Au moins 12 personnes ont été blessées mercredi à Conakry, dont 3 par balle, dans des heurts entre policiers et militants de l’opposition, a-t-on appris de sources concordantes. Les violences ont éclaté alors que des manifestants accompagnaient au tribunal l’opposant Cellou Dalein Diallo, initialement accusé de "diffamation" par un responsable gouvernemental. M. Diallo s’y est vu signifié par la justice le retrait de la plainte de Malick Sankon, un proche du président guinéen Alpha Condé et membre du parti au pouvoir.Des leaders de l’opposition et centaines de militants ayant suivi Cellou Dalein Diallo jusqu’au tribunal ont ensuite voulu former un cortège pour le raccompagner, ce qu’a refusé la police déployée à proximité, a-t-on constaté. Ces heurts surviennent après des violences lors de manifestations d’opposants ayant fait plusieurs morts ces dernières semaines. Les opposants manifestaient pour protester notamment contre date du 30 juin fixée, selon eux, pour les élections législatives. Cette semaine, la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a annoncé que cette date n’était plus à son agenda, estimant le délai intenable pour organiser le scrutin. Elle n’a pas communiqué de nouvelle date.Les législatives sont attendues depuis 2011 en Guinée mais, faute de consensus pour l’organisation d’un scrutin libre et transparent, elles ont été sans cesse repoussées. AFP. |
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Somalie |
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| Cinq employés de l’ONU tués à Mogadiscio |
| Cinq employés de l’ONU, trois étrangers et deux gardes somaliens, ont été tués mercredi contre une spectaculaire attaque menée par des insurgés islamistes shebab contre le principal complexe des Nations-Unies à Mogadiscio, nous ont annoncé des sources onusiennes ayant requis l’anonymat.Leurs nationalités n’ont pu être confirmée dans l’immédiat. L’ONU à Mogadiscio n’a pu être joint pour confirmer officiellement cette information. "La situation est désormais sous contrôle et les forces de sécurité somaliennes, épaulées par les troupes de l’Amisom (Mission de l’Union africaine en Somalie) ont pris possession des bâtiments (onusiens) et éliminé les assaillants", nous a déclaré Abdulahi Osman, un responsable de la police somalienne. Selon une source onusienne à Nairobi , "vers 08H40 GMT une voiture piégée a explosé devant la porte d’entrée" du complexe, puis un kamikaze a déclenché sa ceinture d’explosif. Les insurgés islamistes shebab ont revendiqué cette attaque menée selon eux par "la Brigade du Martyr". La Mission de l’ONU en Somalie (Unisom) a confirmé sur Tweeter que sa principale enceinte faisait l’objet d’une "attaque complexe". Le terme "attaque complexe" est employé pour désigner des actions, souvent suicides, menées par des insurgés impliquant l’utilisation combinée de fantassins, de kamikazes et de véhicules piégés. AFP. |
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Nigeria |
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| 48 morts dans l’attaque d’un village par des bandits |
| Quarante-huit personnes ont été tuées par une bande d’hommes armés lors de l’attaque d’un village du nord du Nigeria, apparemment en représailles à la formation d’une milice privée pour lutter contre des voleurs de bétail, a déclaré mercredi un responsable local. "Des bandits armés ont mené une attaque mardi matin dans le village de Kizara.(...)"Ensuite ils sont allés de maison en maison, disant aux habitants qu’ils étaient à la recherche des membres d’une milice locale..” a ajouté M. Birnin-Magaji, porte-parole de l’Etat de Zamfara où se trouve ce village. Selon lui, le chef local, l’imam en chef et le leader de la milice font partie des victimes. Il a expliqué que la police de la localité voisine de Keta avait tenté de s’opposer aux assaillants mais que les policiers, dépassés par leur puissance de feu, avaient dû battre en retraite. Des milices se sont formées dans de nombreux villages du Nigeria pour défendre les habitants contre les voleurs de bétail et d’autres gangs criminels, menant bien souvent à une série de représailles dans une spirale de la violence. L’Etat de Zamfara, situé dans le Nord Ouest, a été le théâtre de ce type d’affrontement à plusieurs reprises. Rien ne permet de faire le lien entre cette nouvelle attaque et le groupe islamiste Boko Haram. L’armée mène depuis la mi-mai une offensive de très grande envergure contre Boko Haram dans trois États du Nord Est —Borno, Yobe et Adamawa où l’état d’urgence a été décrété. AFP. |
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Zimbabwe |
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| Mugabe veut retarder les élections de deux semaines |
| Le président zimbabwéen Robert Mugabe a saisi la Cour constitutionnelle pour retarder de deux semaines les élections générales initialement prévues fin juillet mais dont l’opposition et les pays de la région réclament le report, a indiqué mercredi le ministre de la Justice. Les dirigeants de la SADC, qui jouent les médiateurs au Zimbabwe, avaient sommé samedi le président Mugabe de retarder les élections présidentielle et législatives. "Il est nécessaire que le gouvernement du Zimbabwe demande à la Cour constitutionnelle un délai ultérieur au 31 juillet", avaient-ils jugé, lors d’un sommet extraordinaire à Maputo. Le camp de M. Tsvangirai voudrait organiser le scrutin le plus tard possible, d’ici le 31 octobre.
Il reste à voir quelle sera la réponse de la Cour constitutionnelle, et si ces deux semaines de délai suffiront à adopter des réformes évoquées depuis plus de quatre ans. Les élections au Zimbabwe doivent mettre à la fragile cohabitation qui associe MM. Mugabe et Tsvangirai depuis quatre ans. Les deux hommes ont été contraints de gouverner ensemble par la SADC pour éviter une guerre civile, après des violences qui avaient fait environ 200 morts entre les deux tours de la présidentielle en 2008. Robert Mugabe, qui a 89 ans est au pouvoir depuis trente-trois ans dans un pays qu’il a conduit à l’indépendance puis à la ruine, entend une nouvelle fois se succéder à lui-même. AFP. |
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