Somalie |
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| Un journaliste tué, le sixième depuis le début de l’année |
| Ahmed Ado Anshur, qui travaillait pour l’une des radios les plus connues de Somalie, Radio Shabelle, est le sixième journaliste tué en Somalie depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP. Un présentateur de Radio Shabelle a annoncé la mort du journaliste sur les ondes de la station, avant de diffuser des versets du Coran en signe de condoléances. "Notre journaliste Ahmed Ado Anshur a été abattu près de sa maison à Dharkinley", un quartier de la capitale somalienne, a-t-il annoncé. Selon un autre collègue de la victime, Abdi Osmail, Ahmed Ado Anshur a été tué alors qu’il avait quitté la radio quelques heures plus tôt. Début mai, un journaliste somalien avait été tué à Galkayo, région autoproclamée autonome du nord de la Somalie. Depuis le début de l’année, un autre journaliste avait été tué à Galkayo, un autre dans la ville de Beledweyne (centre) et encore deux autres à Mogadiscio. Selon l’organisation de défense des médias Reporters sans frontières, la Somalie est le pays d’Afrique le plus meurtrier pour les journalistes. Mogadiscio est elle considérée comme l’une des capitales les plus dangereuses au monde. La Somalie est sans gouvernement effectif depuis la chute du président Siad Barre en 1991. L’absence d’Etat a favorisé l’émergence de mouvements islamistes, de groupes de pirates, renforcé les rivalités claniques, et le pays est en état de guerre civile depuis plus de 20 ans. AFP |
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Afrique du Sud |
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| Le procès du portrait “sexuel” de Zuma s’est ouvert à Johannesburg |
| Un tribunal de Johannesburg a commencé à examiner jeudi la plainte de l’ANC contre l’exposition d’un portrait du président Jacob Zuma exhibant son sexe, mais le juge a fait remarquer d’emblée que l’œuvre d’art en question était déjà visible partout sur internet.La galerie privée qui exposait l’œuvre du peintre Brett Murray a en fait fermé ses portes depuis mardi, depuis que le tableau a été vandalisé et barbouillé de peinture par deux hommes. L’ANC, le parti du président, a toutefois maintenu sa plainte contre l’artiste, contre la galerie, et contre un journal qui a publié une reproduction de l’œuvre. "Cette image est déjà partout sur internet", a noté la juge Fayeeza Kathree-Setiloane, qui se demande "comment la Cour pourrait vérifier l’application" d’une quelconque interdiction. Les partisans du peintre estiment qu’il s’agit d’un procès de la liberté d’expression, alors que ses contradicteurs considèrent l’œuvre comme une insulte au chef de l’Etat, chargée en outre de connotations racistes. A l’extérieur du tribunal bondé, l’audience était retransmise sur grand écran, et quelques centaines de partisans de l’ANC chantaient et dansaient en suivant les débats. Le tableau est une référence explicite à la vie privée du président polygame, 70 ans, qui a actuellement quatre épouses et 21 enfants, certains nés hors mariage. AFP |
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Mali |
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| Le chef d’Aqmi appelle à imposer la charia “graduellement” au nord |
| Dans un enregistrement sonore de 12 minutes posté mercredi sur le site Sahara Media basé en Mauritanie, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussaab Abdelouadoud, "félicite" ses combattants pour la "victoire historique" remportée dans le nord du Mali, qu’Aqmi contrôle avec d’autres groupes armés depuis fin mars. Il les exhorte cependant à ne pas rater l’occasion de créer un Etat islamique dans cette région, leur donnant huit conseils afin d’y parvenir. Parmi ceux-ci, ne pas faire preuve de "vanité" et appliquer la charia (loi islamique) "graduellement". "L’imposition de la charia ne doit pas seulement être limitée à la juste punition des gens, c’est beaucoup plus large que cela", dit-il, ajoutant : "Sachez que c’est une erreur d’imposer toutes les règles de l’islam d’un seul coup". Droukdel, un Algérien, estime en revanche que fermer "les lieux de drogues, d’alcool et d’immoralité" peut être fait "sans délai". Il conseille en outre à ses "frères" d’apporter "la sécurité" aux populations des villes contrôlées (Tombouctou, Gao et Kidal) et de leur fournir les "services essentiels que sont la santé, la nourriture, l’eau, l’électricité, le gaz et le carburant". A l’égard de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), il préconise "d’éviter les provocations", invite Aqmi "à coopérer pour établir des règles communes, rejeter les conflits qui ne sont dans l’intérêt" de personne. AFP |
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Egypte |
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| Croissance en berne et inégalités, le défi économique du président égyptien |
| Le président égyptien issu du scrutin qui s’est ouvert mercredi devra faire face à un défi économique majeur, la croissance et les investissements étant en berne depuis la chute de Hosni Moubarak qui a laissé un pays en proie à des inégalités sociales criantes. Après une augmentation de 5,1% en 2010, le PIB a progressé de seulement 1,8% en 2011. Et selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance sera encore plus faible cette année, avec une hausse de 1,5%, avant +3,3% en 2013. Le taux de chômage a pour sa part grimpé aux alentours de 12% -et même 24% parmi les jeunes- contre 9 % autrefois, selon les chiffres officiels. Selon Mahmoud Abdel Fadil, professeur d’économie à l’université du Caire, "le grand défi du président sera d’attirer les investisseurs étrangers et de relancer le tourisme" afin de "rééquilibrer la balance des paiements" et de "rétablir les réserves" en devises de la Banque centrale, qui ont fondu de moitié en un an. La seule façon de stimuler l’économie est "de mener des réformes politiques et d’assurer la sécurité, c’est la priorité numéro un, avant même les réformes économiques", renchérit Ahmed Gamal, directeur général de l’Economic Research Forum. Pilier de l’économie, le tourisme, qui emploie 10% de la population, a vu ses revenus chuter de 30% en 2011. AFP |
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